Cette introduction est le texte de la présentation du Cadre, faite par
les inspecteurs d’anglais dans l’Académie de Paris, les 11 et 12 avril
2005.
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Qu’est-ce que le CECR ?
Un
document pour favoriser la circulation des hommes et femmes entre les
pays européens, essentiellement dans le monde du travail.
Des normes communes d’évaluation des compétences langagières,
harmonisation devenue nécessaire pour apprécier le niveau de personnes
d’horizons différents. Comme l’a écrit Dave Allan, linguiste
britannique,
There were very few verbal descriptors available to describe language
performance in detail, though the Threshold level had been around since
the early 1970s, so the decisions as to how good somebody was depended
on which particular set of criteria the examiners had in mind: not only
was ‘Advanced’ in Greece different from ‘Advanced’ in Germany, but
‘Gut’ in Vorarlberg was not the same as , ‘Gut’ in Vienna. New Standpoints 24, April 2005, p. 3-4
Ce document ayant pour objectif essentiel de donner aux Européens des
références communes d’évaluation, il était nécessaire d'analyser en
profondeur ce qui venait en amont, c’est-à-dire les apprentissages.
En conséquence, le CECR présente également un tableau exhaustif des
connaissances existant à l’heure actuelle sur ENSEIGNER et donc
APPRENDRE. On ne peut comprendre les grilles d’évaluation du cadre sans
prendre en compte les éléments fondamentaux de réflexion sur
l’apprentissage des langues. Présenter ce document uniquement sous
forme de tableau serait réducteur ; le CECR est bien plus qu’un
ensemble de grilles sur l’évaluation des compétences en langue, c’est
un instrument exhaustif d’analyse didactique et pédagogique .
Ce document propose des descripteurs, qui permettent de décrire les aptitudes langagières
selon des niveaux croissants. (Tableau 1, p.25) De façon plus détaillée
des descripteurs permettent ensuite d’évaluer l’aptitude à réaliser les
tâches comprenant une activité langagière.
Pour faire un bilan, ces descripteurs sont associés en fonction des
buts précis de l’évaluation, du contexte d’apprentissage. (Tableau p.
49, 50, 51, 52, 53)
Le CECR ne propose pas et, à fortiori, ne prescrit pas de méthodes d’enseignement.
p.110. « Le CECR n’a pas pour vocation de promouvoir une méthode
d’enseignement particulière, mais bien de présenter des choix. »
Si le CECR ne présente pas de méthode particulière, il présente
néanmoins un panorama récapitulatif et exhaustif de toutes les
questions que les linguistes, psycholinguistes se sont posées au cours
des trente dernières années. (cf. chapitre 6)
A savoir par exemple :
l’apprentissage du lexique, (p. 115)
le rôle d’une progression grammaticale, (productivité communicative des catégories grammaticales (p. 116),
« Est-il
judicieux de faire suivre aux apprenants une progression qui les laisse
incapables après deux ans d’études de raconter un événement au passé ? »
l’erreur : son rôle dans l’apprentissage d’une langue (p. 118)
Le principe du CECR est de présenter les points de vue existants -
lesquels peuvent très bien être contradictoires - liés à des théories
ou pratiques récentes ou anciennes.
Il s’adresse aux enseignants, aux institutionnels, en charge des programmes, aux auteurs de manuel, aux formateurs.
1. Les objectifs de l’enseignement des langues vivantes
la composante linguistique
la composante pragmatique
la composante socio-linguistique
La composante linguistique :
entrée dans la langue par l’apprentissage morphosyntaxique, par
exemple, produire un énoncé au temps correct - éléments constitutifs
placés dans l’ordre correct - sans souci du contexte de l’énoncé. “I want you to open the window .”
La composante pragmatique
(capacité d’agir dans la langue étrangère, rendre l’interaction
possible par l’utilisation de la langue étrangère, même fruste). Par
exemple « Open the window. » Le locuteur fait passer un
message, se fait comprendre, même si la correction n’est pas toujours
présente, et encore moins la finesse socio linguistique. Par exemple « Repeat »
souvent utilisé par les élèves pour se corriger mutuellement, n’a pas
grande valeur sociolinguistique, car il est abrupt, voire impoli. Un
anglais dirait plutôt : « Could you say that again ? »)
La composante socio linguistique (capacité à adapter le registre de langue, en fonction de la situation de communication) « Could you please open the window?”
Un exemple : l’hôtellerie, p.108
Compétence linguistique : le lexique de la cuisine, description des plats
Compétence socio-linguistique : s’adresser à la clientèle à la 3 ème personne etc.
En plus savoirs portant sur la cuisine locale, les habitudes alimentaires du client si étranger
Plus savoir-être : affabilité, sourire, humour discret.
2. L’accomplissement des tâches
C’est à travers l’accomplissement de tâches que l’apprenant pourra faire la démonstration de ses aptitudes langagières.
Les tâches permettent en effet d’activer des stratégies exigeant de mobiliser du langage.
On peut partir de l’exemple de tâches très stéréotypées, semi-automatisées :
répondre au téléphone comme le/la standardiste, ou de tâches ludiques -
jouer au jeu des sept familles pour apprendre le lexique de la famille,
pour aller vers des tâches complexes et personnalisées :
au niveau C2, par exemple « peut comprendre dans le détail des textes
longs et complexes en appréciant de subtiles distinctions de style et
le sens implicite autant qu’explicite. »
Si l’on veut pouvoir faire acquérir de telles aptitudes aux apprenants,
il est nécessaire d’établir des objectifs transitoires. (simulations,
jeux de rôles, débats contradictoires)
3. Comment les apprenants apprennent-ils ?
Le
Cadre répertorie tous les modes possibles d’apprentissage, de façon
objective, et démontre qu’il n’y a pas de consensus fondé. Disons que
globalement l'enseignement peut évoluer entre plusieurs partis pris
(Cette expression est employée sans jugement de valeur)
on peut penser qu’il suffit de créer l’environnement linguistique le
plus riche possible dans lequel l’apprentissage aura lieu, sans
enseignement formel.
ou bien estimer que seule compte l’interaction communicative, (plus
exposition à un apport compréhensible) et que l’étude explicite de la
langue est inutile.
enfin (mais c'est de moins en moins le cas !) estimer que les
activités cognitives sont suffisantes (règles de grammaire plus
vocabulaire suffisent)
Entre ces pôles extrêmes
On peut estimer qu’il faut :
un apport de langue substantiel et contextualisé
l’interactivité
un apprentissage conscient doublé d’une pratique suffisante
On aura aisément ici reconnu les instructions des programmes français ! On aura compris que l’enseignement d’une langue est un ensemble composite et équilibré et non un parti pris monolithique.
4. Qu’est-ce que le portfolio ? les portfolios…
Ce
sont des documents que l’on peut mettre à la disposition des élèves,
pour leur permettre d’avoir une plus claire conscience de ce qu’ils
apprennent, de ce qu’ils savent faire dans les langues avec lesquelles
ils sont mis en contact.
Utiliser le portfolio n’est pas une obligation des Programmes
officiels. C’est un outil que nous conseillons au professeur d’adopter
et d’adapter….Il permet une déclinaison plus détaillée, parfois plus
concrète (mais pas toujours !!) des descripteurs du CECR
Le CECR dans la classe d’anglais
Exemple 1 : Evaluer la compréhension de l’écrit
Niveau A2
Niveau B1
Hypothèse 1
Partir d’un même support et définir des tâches visant des niveaux de compétence différents à partir du même support
L'exemple est donné à partir de la nouvelle Mr Jones (Truman Capote)
Descripteurs du CECR
Niveau A2
« Peut
identifier l’information pertinente sur la plupart des écrits simples
rencontrés tels que lettres, brochures et courts articles de journaux. »
Mr Jones A2
Cadrage des activités/tâches qui permettent les repères circonstanciels : lieux, années.
On recourt à un protocole de consignes d’évaluation faisant largement part au visuel.
une carte, avec espaces pour écrire les dates correspondantes ou une ligne chronologique,
une identification des personnages et des référents,
la réalisation d’illustrations/croquis permettant de contrôler si l’élève a effectué les repérages
description physique, la conclusion à en tirer.
Niveau B1
Mr Jones Niveau B1 (cf. New Standpoints 23, February 2005, page 48-49)
« Peut
lire des textes factuels directs sur de sujets relatifs à son domaine
et à ses intérêts, avec un niveau satisfaisant de compréhension. »
Dans la classe, on peut transférer ce qui est référé comme relatif au
« domaine et intérêts », (formule utile dans le monde du travail, la
spécialité de l’apprenant) au domaine de connaissances acquises ou en
cours d’acquisition, ici en histoire, ce que sait l’élève sur la guerre
froide. Pour évaluer sa compréhension du texte, on pourra entrer
par une série de questions portant sur le contexte, USSR, Cold War,
puis ensuite centrer le questionnement sur les repérages, la
description des activités de chacun.
What we know about the narrator
His physical description
His activities
Where he lives
What we know about Mr Jones
Physical description
His activities
Where he lives
What we know about the two ladies
Physical description
Their activities
Where they live
B2/C1: lire l’implicite/point de vue particulier
The protagonists : What is said, what is suggested
The narrator seen as a spy, the beguiled reader, the dual interplay :
narrator/reader, spying and spied, going and coming across a curtain,
East and West...
cf New Standpoints, 23, page 45-47
"Of spies and story-telling"
Hypothèse 2
Evaluer les élèves sur des supports différents, assez courts et qui
s’ajoutent, du simple au complexe, un peu à la façon des exercices de
maths dans un devoir de maths, sachant que chaque exercice est effectué
indépendamment. On pourrait par exemple programmer une évaluation sur
l’année, en évaluant à partir de différents types de support, ciblés
sur des attentes différentes. Un court extrait factuel, un extrait
proposant un argumentaire, un texte porteur d’implicite
–caractérisation, implicite culturel, attention c’est le plus
difficile !!!
Est- ce - nouveau ? OUI !
Car jusqu’à présent, on choisit un texte, que l’on juge plus ou moins
facile, en fonction du profil de sa classe, et chacun est noté en
fonction de ce qu’il a plus ou moins compris sur un même texte, qui
peut comprendre des difficultés de types divers. Au bout du compte
l'élève peut conclure qu'il a plus ou moins bien compris, ou qu'il est
plus ou moins bon sans plus
Dans la perspective d’une évaluation/ descripteurs, on s’attache à
trouver des supports qui correspondent aux descripteurs…ce que l’on ne
fait pas encore dans les classes. On fait en sorte que les élèves
connaissent ces descripteurs et une fois la tâche réalisée, aient
conscience d’avoir atteint un niveau tangible, et ayant du sens à leurs
yeux. L'élève saura plus précisément ce qu'il est capable de faire bien
et totalement, ou ce qu'il n'est pas encore capable de faire.
Il sera prudent d’évaluer chaque élève plusieurs fois dans l’année sur
le même type de support avant de décider d’un niveau à décerner.
Mise en garde : le risque encouru dans ce cas est le choix des
supports. Une analyse très fine doit être menée, car qui dit support
purement factuel, ne dit pas nécessairement support particulièrement
facile. Veiller à la charge lexicale, plus ou moins lourde et également
à l’enchâssement syntaxique, plus ou moins complexe.
Exemple 2 : évaluer la compétence d’expression orale
L’expression orale, Niveau A2
Parler avec quelqu’un
Déclinaison des aptitudes CECR, p. 49
Installer des activités en classe permettant d’entraîner les élèves, puis de vérifier leurs aptitudes
Entraîner les élèves à évaluer leurs camarades, puis à s’auto-évaluer
Donner aux élèves des critères clairs de réussite
Etablir pour soi –même des critères clairs (linguistique, socio-linguistique, pragmatique)
Remarques :
toutes les activités enclenchées en classe, en cours collectif, et
couvrant les quatre compétences mènent l’élève vers le niveau attendu
dans une compétence évaluée.
Donc on conserve, tout en les maintenant à jour, les pratiques
d’enseignement fondée sur la communication, l’interactivité, la variété
des supports écrits, oraux etc… Mais l’on peut ajouter des
activités spécifiques ciblées sur la compétence à atteindre, surtout
quand une compétence met en jeu fortement le savoir –être, à l’oral par
exemple.
Donc on introduit parallèlement aux activités de classe des activités
d’entraînement. (s’exprimer pour agir et inter-agir dans la vie
quotidienne.
Mise
en garde : L’objectif plancher à atteindre est que des élèves en fin de
troisième puissent parler en toute autonomie d’eux-mêmes de leur
environnement etc…dans des situations simples etc…
Mais en entraînement, on ne va pas se limiter au seul « plancher » vécu quotidien…on intègre le culturel également… !
Quelques exemples (très sommaires) de « role play »
Leave a message on your friend’s voicemail
You have overused your mobile phone, explain why to your parents
You have left your card in the cash dispenser
You have lost your passport.during a school trip...
Exemple 3
De A2 vers B1
"Where's Stephanie", exemple de scénario conçu à l'IUFM de Paris, et
prenant appui sur les descripteurs du cadre. Cliquer ici
MF Chen Géré IA-IPR
Portfolio
Le
portfolio des langues
Quelques
conseils pour expérimenter l'usage de cet outil
Pour télécharger ce texte en version PDF, cliquez ici
L’appellation « Portfolio »
peut recouvrir deux acceptions : ce mot peut
désigner l’ensemble des documents liés
à l’élaboration du Cadre européen
commun de référence, ou bien il peut
désigner dans chaque pays les portfolios directement
destinés aux élèves et adultes
pour qu’ils apprennent à s’auto
- évaluer. Ces portfolios sont des outils qui
permettent d’appliquer de façon concrète
les attentes fixées par le CECR. Chaque pays
a élaboré (ou est en train d'élaborer)
un ou plusieurs portfolios, ciblés sur certaines
tranches d’âge ou catégories de
la population, et qui selon les systèmes éducatifs
peuvent être présentés différemment
suivant les régions de ces pays. (cf l’Espagne
ou l’Allemagne.) On peut consulter ces portfolios
en ligne sur le site du Portfolio
du Conseil de l’Europe. Le développement
qui suit concerne ces portfolios en France.
Deux portfolios sont à la disposition des élèves de second cycle.
1. Portfolio européen des langues, dit « collège » élaboré en partenariat CIEP, ENS-Lettres et Sciences Humaines, éditions Didier
2. Portfolio européen
pour jeunes et adultes, élaboré
par un groupe de travail de l'académie de Caen,
publié par le CRDP de Basse-Normandie et les
éditions Didier
Bien que le Portfolio 1 soit dit
« collège », il peut
très bien être utilisé au lycée,
car l'échelle couvre tous les niveaux du cadre,
de A1 à C1.
Réciproquement il est tout à fait possible
d'utiliser le Portfolio 2 au collège, car il
couvre également tous les niveaux.
Plusieurs recommandations
Ces portfolios sont des outils
mis au service des élèves pour, d'une
part, les aider à s'évaluer, d'autre
part, les amener indirectement à mieux saisir
par eux-mêmes ce qu'est l'apprentissage d'une
langue et ce que représente un acte de langage.
C'est un outil au service de leur formation intellectuelle
autant que linguistique.
Ces portfolios étant des
outils, ils ne sont pas pour autant des documents
à caractère institutionnel. Ils n'ont
pour le moment d’autre valeur que celle d'outil
de travail et ne sauraient en rien équivaloir
à une forme de diplôme, voire
document annexe des programmes français. Mais ils ont été homologués par le conseil de l’Europe.
Ces portfolios étant des
outils, ils peuvent, en tant que tels, être
jugés utiles, inutiles, modulables. C'est au
professeur qu'il revient d'utiliser ou non cet outil
dans sa classe, s'il l'estime pertinent, alors qu'il
ne lui revient pas de décider ou non de mettre
en oeuvre les programmes officiels et de l'intégration
du CECR (télécharger le fichier en format PDF) dans ces programmes.
Dans le Portfolio 2, la formulation
des descripteurs est tout à fait accessible
aux élèves. Les descripteurs de tâches
sont explicités brièvement et concrètement.
Le portfolio 1 distingue dans une rubrique spéciale,
« Mes stratégies », les
descripteurs de stratégies nécessaires
pour développer la compétence. Cela
permet aux élèves de prendre conscience
de stratégies possibles donnant accès
au sens, dans un contexte de langue non encore stabilisée,
(inter-langue, terme utilisé par les
psycholinguistes), comme l’est celle des élèves
dans le contexte d'apprentissage.
A quel niveau l'utiliser ?
On peut évidemment répondre :
à chaque niveau. Toutefois, dans un temps d'expérimentation
comme l'est cette première année de
référence directe au cadre, il semble
préférable de cibler deux niveaux-charnières,
notamment dans la perspective d'une liaison troisième
- seconde. On pourra donc, dans un premier temps expérimenter
son usage avec des élèves en
début de troisième et en début
de seconde.
Ces deux niveaux semblent, en
l'état actuel des choses, idéaux pour
faire prendre conscience aux élèves
de ce qu'est l'apprentissage des langues vivantes :
en troisième, les descripteurs permettront
aux élèves d'y voir un peu plus clair,
dans cette année qui signifie beaucoup pour
eux. Cela pourra leur permettre d'avoir des objectifs de
réussite pour cette dernière année
de collège. Réciproquement, en seconde,
générale, technologique et professionnelle,
cela peut être l'occasion d'un nouveau départ.
Après un état des lieux, les élèves
repartent avec des objectifs tangibles d'acquisition,
donc nécessairement plus directement réalisables,
pour eux.
L'idéal serait qu'au sein d'un même bassin,
les élèves puissent emporter leur portfolio
de troisième en seconde et s'y replonger avec
leur professeur en début d'année. Cela
signifie en amont une entente et une liaison
entre professeurs de LV de lycée et de collège.
Ce qui nous amène à penser ce travail
autour du portfolio en équipe inter
- langue et inter - cycle.
Une fois le principe d'introduire
le portfolio établi clairement, voyons comment
expérimenter cet outil.
Comment l'utiliser ?
A petite dose...
De la réflexion certes, mais de la pratique
avant tout
La langue employée pour
parler de cet outil sera le français :
pourquoi ?
De même que le professeur
fait faire le bilan de « réflexion
sur la langue » en français,
puisque nous sommes dans le métalangage, il
semble raisonnable de faire cette réflexion
sur l'apprentissage - on pourrait employer également
le terme « méta - cognitive »,
(au sens de « ce qui permet de penser le
cognitif »-) en français. Car il
s'agit de faire, pour l'élève, un point
pour partir de bases qui soient les plus homogènes
possibles. Evidemment rien n'interdit ensuite au professeur
(bien au contraire) d'en parler, de s'y référer,
pendant les cours en anglais, une
fois que les descripteurs seront connus, à
l'instar du professeur qui se réfère
pendant le cours à un point grammatical déjà
connu des élèves, en anglais.
Comme la langue employée est le français,
il va de soi que les séances consacrées
au portfolio ne devraient pas dépasser une
à deux - maximum - par trimestre. En fin d'année,
en troisième, ce bilan pourra être l'occasion
de rebrassages et de révisions constructives.
On pourra également associer
le professeur de lettres à cette lecture :
en effet bien des descripteurs peuvent correspondre
à des tâches également assignées
en classe de français ; il serait bon
alors, que professeur de langues vivantes et professeur
de français comparent leurs méthodes,
l'un pour faire acquérir une deuxième
langue, l'autre pour asseoir la maîtrise de
la langue. Il y a plus d'un point commun entre les
deux !
Se centrer sur une compétence au début
Il serait vain de remettre ce
portfolio tel quel entre les mains des élèves,
sans préparation. Le mieux, semble t-il, serait
de n’en remettre au début que
quelques feuilles, par exemple, celles qui
sont consacrées à la production
orale, afin de faire prendre conscience aux
élèves de l'importance
de cette compétence dans l’apprentissage,
ainsi que de sa nature et ce qu’elle
autorise : l'erreur.
On pourra demander aux élèves d’en prendre connaissance, chez eux, puis
de revenir en classe afin d’en rendre compte. Il serait bien de faire
travailler les élèves en groupe (4 maximum) afin de leur permettre de
définir entre eux les descripteurs et de s’expliquer mutuellement ce
qu’ils ne comprennent pas, puis de faire ensemble un premier bilan
avant de l’exposer à la classe. Au professeur alors d’ajuster les
malentendus.
Il est nécessaire d’expliquer aux élèves que les cours ne vont pas être
morcelés en autant de petites leçons que de descripteurs de tâches !!!
Mais qu’au cours des leçons, ils apprendront, entre autres, à effectuer
certains actes de langage, et que ce portfolio leur permet de mieux
cerner ce qu’ils apprennent.
Portfolio et activités de classe
A la fin d’une séquence, ou pour préparer un contrôle, on pourra
demander aux élèves de parcourir leurs cahiers ainsi que les parties du
manuel traité, afin de faire le bilan de ce qu’ils ont appris et de
confronter ces acquis avec les descripteurs du portfolio.
Attention toutefois, ce n’est pas parce qu’une tâche a été accomplie
une fois que la compétence nécessaire pour la réaliser peut être
considérée comme acquise. Encore faudra-t-il mettre l’élève en position
de totale autonomie, pour l’observer et évaluer si il est à même
d’effectuer cette tâche et cela de façon récurrente.
Parallèlement au travail en classe, au cours duquel les 4 compétences
sont travaillées, on pourra réserver certaines plages horaires, avec
une régularité suffisante, pour entraîner les élèves, à l’exécution de certaines tâches à l’oral et cela en dehors du cadre contraint des cours habituels. Deux à trois fois par mois, par exemple.
Exemple d'activités
à partir d'un descripteur
Si le professeur retient le descripteur
- Niveau A2-3 : « je peux décrire
en quelques phrases et avec des moyens simples une
expérience récente. », ce
descripteur d'évaluation devient alors
un objectif de réalisation de tâche.
Le professeur pourra faire l'inventaire des expériences
récemment vécues par les élèves
de sa classe : sortie, voyage scolaire, stage
en entreprise, travail expérimental mené
en classe de SVT, par exemple, (s'entendre avec le
professeur de SVT au préalable.)
Puis il élabore avec les élèves
une grille d'évaluation de ce type de prestation :
il fait réfléchir les élèves
sur ce qu’il faut savoir faire et dire
pour raconter une expérience récente.
[Se reporter aux descripteurs du Cadre : comme
il est dit dans le Cadre, le professeur choisitceux qui lui semblent les plus
pertinents ; il ne les retient pas tous. Sinon,
l'évaluation devient inutilement compliquée
et infaisable, mais il est attentif à choisir
des éléments d’appréciation,
dans les trois niveaux : linguistique, pragmatique
et sociolinguistique (chapitre 4 et 5)].
parmi les descripteurs de compétences et de
tâches,
De façon récurrente et régulière,
il organise une activité de prise de parole
sur le même thème mais avec des supports
d'expériences différents, (stage, voyage,
expérimentation en sciences de la vie et de
la terre etc.)
Les élèves travaillent en groupe, par
exemple, deux élèves évaluent,
deux élèves prennent la parole, soit
chacun à leur tour en monologue, soit en dialogue
(ce qui est plus difficile et s'organisera en cours
d'année).
Que fait le professeur dans ce cas ? Il se garde
d'intervenir et observe dans chaque groupe le degré
d'autonomie de chacun.
En conclusion, les élèves
comparent leurs fiches d'évaluation, et guidés
par le professeurs, décident de l'accomplissement
ou non de l'objectif.
Puis une fois que les groupes sont bien lancés, on peut ensuite
organiser des concours, chaque groupe présentant ses protagonistes
dûment préparés.
Il serait bon d'avoir également
un inventaire de tâches définies, dans
une boîte à idées : (role
play, scenarii, saynètes, créés
à partir des supports de travail en classe
- fiction, littérature pour adolescents, reportages
etc.) et de temps en temps les faire tirer au sort
par les élèves pour qu'ils les jouent.
Ainsi les élèves seront amenés
à reprendre plusieurs fois la même tâche,
ce qui ne peut que les conforter dans l'aisance qu'ils
auront pu d'un mois à l'autre acquérir.
Pour nous résumer, deux usages du portfolio
une aide à la
prise de conscience des acquis. Savoir ce
que l'on sait. (Très difficile pour
un élève de troisième !)
une aide à la
pratique intensive par la définition
de tâches précises auxquelles
on entraîne les élèves,
de façon récurrente, mais
sans en faire pour autant l'activité
exclusive du cours d'anglais !
Il est bien entendu que, comme tout outil conçu à partir d’un concept
donné, les portfolios comportent quelques lourdeurs et maladresses:
mais il faut comprendre qu’il revient aux utilisateurs d’y apporter par
leur pratique les ajustements nécessaires!
Ces
fiches sont données à titre indicatif, ce ne sont pas des modèles, mais
des pistes de réflexion pédagogique. Elles peuvent être un point de
départ pour l'élaboration de vos fiches personnelles. Elles ne sont pas
définitives et nous pensons encore les faire évoluer. Vos suggestions,
interrogations, critiques sont les bienvenues.
Pour nous contacter : écrire à (mailto) english@scola-ac-paris.fr
Classe de 6ème A1 – A2
L’élève
est capable de communiquer de façon simple, avec un débit adapté, au
besoin avec des pauses, des répétitions et / ou des reformulations.
PRAGMATIQUE
SOCIOLINGUISTIQUE
LINGUISTIQUE
Compréhension / Cohérence
9 pts
Attitude générale
2 pts
Phonétique
Globalement incohérent A1 – L’interlocuteur est globalement compris, au cours d’un échange stéréotypé. A2
– les éléments significatifs d’une information / question simple sont
repérés, les réactions / réponses sont globalement adaptées,
cohérentes. A2 + Comprend
des demandes d’informations, d’explications, des propositions, les
grandes lignes d’un événement à partir de sa chronologie.
0 pts
1 pt
3 pts
Bonus
Aucune formule de politesse, attitude inappropriée. A1 – Utilise à bon escient des formules de politesse élémentaires et courantes. (Salutations, remerciements, santé…) A2
– Exprime son accord, désaccord et opinion à l’aide de formules
idiomatiques opportunes, l’attitude (gestes, intonation) reste
respectueuse à l’égard de l’interlocuteur.
0 pts
1 pt
2 pts
Le propos est inintelligible dû à une prononciation incompréhensible. A1
– se fait globalement comprendre / prononciation correcte de mots
appris / pas d’erreurs prêtant à confusion sur des acquis élémentaires
(ex. like / lick). A2 – Prononciation / intonation globalement adaptées même si parfois stéréotypées. Encore des maladresses. A2 + La prononciation suit globalement les intentions du locuteur sans gêner la compréhension de l’interlocuteur.
0 pts
1 pt
3 pts
Bonus
Aisance
Gap fillers
Silences trop importants. A1 – communique avec des pauses, si l’interlocuteur répète ou reformule. Le débit peut être lent. A2 – capable d’interagir de façon simple, de réagir avec plus ou moins d’aisance. Le débit est plus ou moins fluide.
0 pts
1 pt
2 pts
A1 – Quelques expressions idiomatiques insérée de façon un peu stéréotypée. A2 – Sait mobiliser quelques expressions idiomatiques courantes : bless you ! You’re welcome ! Quelques interventions spontanées de la langue maternelle peuvent survenir : enfin ! euh… A2+
– insère de façon appropriée, sans forcer le trait, des expressions
idiomatiques permettant de palier des heurts de communication,
d’exprimer un sentiment spontané : Um, Oh dear !, Cheers ou Good bye ! Bless you !
Bonus
Grammaire
Trop d’erreurs gênent la bonne compréhension du propos. A1 – La syntaxe des questions réponses est simple et un peu stéréotypée, la grammaire de l’échange sont correctes. (Yes / No questions, I -You maîtrisé, réponses courtes simples.) A2
– Utilisation correcte de structures simples (wh-?/+/-) mais des
erreurs élémentaires systématiques qu’un natif peut rectifier :*he have got. A2 + Pas d’erreurs
0 pts
1 pt
3 pts
Bonus
Contenu informatif
Silences. A1 – Autour d’un sujet familier, idées restreintes mais variées, présence de connecteurs simples : and, but. A2 – Présence de connecteurs simples: because, so. Les idées sont simples, un peu développées. A2 + collaboration inter sujets, globalement logique, fructueuse. Début, développement, fin.
0 pts
1 pt
2 pts
Bonus
Lexique
De nombreux silences empêchent tout développement. A1
– lexique restreint mais varié autour de champs lexicaux limités
répondant aux besoins immédiats sur des sujets familiers. A2 – mobilise le lexique adéquat pour développer une conversation simple,
A2 + – réagir à des propositions, donner son impression, ses opinions.
0 pts
1 pt
3 pts
Bonus
Stratégie
A1 – Exprime incompréhension, ignorance / Fait répéter / Epelle un mot pour palier une incompréhension / prononciation). A2 – Demande explicitations, reformulations pour palier un silence.
Réagir et dialoguer : interaction orale – Classe de 5 ème. Niveau A1 à A2
L’élève est capable de communiquer de façon simple, avec un débit
adapté, au besoin avec des pauses, des répétitions et / ou des
re-formulations pour établir un contact social, demander donner des
informations, dialoguer sur des sujets familiers, réagir à des
propositions des situations de vie quotidiennes. (Pour plus de détails,
voir le Socle Commun de Connaissances et de Compétences.)
Topic :
Name
Mark
Date
/20
L’expression est d’un niveau suffisant insuffisant
· Silence. · Le contenu informatif de la conversation est hors sujet. (note / 2) · La conversation est bien trop courte pour répondre aux attentes de l’évaluation des connaissances et de la compétence. · L’expression est inintelligible à cause de… la construction des phrases ; la grammaire ; la prononciation ; le lexique (absence ou inapproprié) ; Autre… · Les idées sont peu originales et ne font que réciter celles vues en classe sans approfondissement. (Malus éventuel)
PRAGMATIQUE
INTELLIGIBILITE LINGUISTIQUE
SOCIOLINGUISTIQUE
Compréhension / Cohérence
Phonétique
Attitude générale
A2 +
Comprend des demandes d’informations, d’explications, des propositions,
les grandes lignes d’un événement à partir de sa chronologie.
A2
– les éléments significatifs d’une information / question simple sont
repérés, les réactions / réponses sont globalement adaptées,
cohérentes.
A1 – L’interlocuteur est globalement compris, au cours d’un échange stéréotypé.
Globalement incohérent
3
2
1
0
A2 + La prononciation suit globalement les intentions du locuteur sans gêner la compréhension de l’interlocuteur.
A2 – Prononciation / intonation globalement claire et intelligible, même si parfois stéréotypées, et
/ ou accent étranger.
A1
– se fait globalement comprendre / prononciation correcte de mots
appris / pas d’erreurs prêtant à confusion sur des acquis élémentaires
(ex. like / lick).
Prononciation incompréhensible.
3
2
1
0
A2
– Exprime son accord, désaccord et opinion à l’aide de formules
idiomatiques opportunes, l’attitude (gestes, intonation) reste
respectueuse à l’égard de l’interlocuteur.
A1 – Utilise à bon escient des formules de politesse élémentaires et courantes. (Salutations, remerciements, santé…)
Aucune formule de politesse, attitude inappropriée.
2
1 pt
0 pts
Aisance
Grammaire
Contenu informatif
A2 – capable d’interagir de façon simple, de réagir avec plus ou moins d’aisance. Le débit est plus ou moins fluide.
A1 – communique avec des pauses, si l’interlocuteur répète ou reformule. Le débit peut être lent.
Silences trop importants.
2
1
0
( à B1) Peut se servir avec une correction suffisante d’un répertoire de tournures fréquentes
A2
– Utilisation correcte de structures simples ( wh-?/+/-) , quelques
erreurs élémentaires systématiques qu’un natif peut rectifier :*he have got sur des éléments de la phrase, mais globalement la syntaxe, simple, est cohérente.
A1 – La syntaxe questions / réponses simple et un peu stéréotypée, la grammaire de l’échange correcte. (Yes / No questions, I -You maîtrisé, réponses courtes simples.)
Classes de 4èmes - 3èmes Expression orale en continu : exposés – Niveaux A2 / B1
Topic :
Name
Mark
Date
/20
Niveau insuffisant
Niveau satisfaisant
L’expression est d’un niveau insuffisant
L’élève lit un texte qui n’est pas le fruit d’un travail personnel de synthèse. (On ne jugera que le contenu informatif).
La présentation orale est trop courte et ne remplit pas la tâche demandée. (Note divisée par 2.)
Le sujet n’est pas traité, les éléments attendus sont absents. (Note divisée par 2.)
Les idées sont peu nombreuses et sans développement suffisant. (Malus au cas par cas.)
L’expression est inintelligible à cause…(Voir ci-dessous.) la construction des phrases / la grammaire / la prononciation / du vocabulaire inapproprié / l’attitude générale
Pragmatique (L’auditoire peut suivre, noter des choses)
Grammaire et Syntaxe
Contenu informatif
Expression, présentation …
- Claire, voix forte, débit fluide mais rythmé tout en ménageant des pauses. S’adresse à son auditoire.
- Lit ses notes mais tout en regardant son auditoire, le débit est cependant encore trop rapide, l’expression parfois confuse.
- Souvent peu claire : débit souvent trop rapide. Attention à être entendu. Ne pas lire ses notes. Faire face à son auditoire.
- Difficile à suivre : lit ses notes, débit trop rapide, marmonne, voix faible. Il faut faire répéter plusieurs fois.
· Peut reformuler sans lire ses notes. +
· Se contente de lire ses notes. -
3
2
1
0
+1
-1
Peut exprimer ses idées
· (>B1) *
·Des phrases complexes pertinentes articulées par des liens logiques /
correction suffisante / quelques erreurs induites par la langue
maternelle mais le sens reste clair. (B1)
· Phrases simples, courtes expressions pour décrire, présenter / quelques mots de liaisons simples (and, but, because…) / correction suffisante, des erreurs élémentaires, mais le sens reste clair. (A2)
· Phrases désordonnées, calquées sur le français et peu claires. Style télégraphique. Incompréhensible.
+ 1
3
2
1
0
· Informations
justes et pertinentes, précision suffisante, respect de la consigne.
Bonne recherche. Un plan clair est annoncé. Aide lexicale pertinente.
(B1)
· Informations limitées mais suffisantes sur un sujet familier , annonce brève d’un plan, quelques aides lexicales. (A2).
· Insuffisant, pas de plan organisé, aide lexicale inexistante / une grosse erreur. (ex. (*) Elisabeth I = Elizabeth II’s mother)
4
3
2
1
0 - 1
Phonétique
Vocabulaire *
Outils
· Prononciation claire et naturelle. (> B1) *
· Prononciation et intonation clairement intelligible / accent étranger et/ ou erreurs occasionnelles. (B1) **
· Propos suffisamment compréhensible en dépit d'un net accent étranger. (A2)
· Propos trop souvent incompréhensible.
+1
3
2
0
· Bonne utilisation d’un vocabulaire suffisant et pertinent pour s’exprimer. (B1)**
· Vocabulaire limité qui suffit à s’exprimer sur le sujet. Quelques maladresses face à la complexité d’une idée. (A2 – B1) ***
· Vocabulaire limité insuffisant et ou trop d’erreurs.
· Présence de mots français et / ou inventés
3
2
1
0
-1
…
·
Recherche d’illustrations variées et pertinentes qui renforcent
l’intérêt, la compréhension. Bonne utilisation des outils (tableau,
projecteurs...)
· Présentation pertinente, quelques maladresses de mise en œuvre.
· Rien de sérieux, absence d’illustrations.
2
1
0
Interaction
Bonus / Malus
Répond avec aisance à des questions simples, sans relire ses notes. (B1)
Répond de façon pertinentemais avec des maladresses et sans nuance. (A2)
Réponse incohérente et / ou laborieuse.
2
1
0
Sous total
Bonus / Malus
Total
Le
barème est prévu pour une classe de 3 ème. Certaines cases sont à
moduler en fonction de la classe. Par exemple, en 4 ème, dans la case
« pragmatique », le premier descripteur est un bonus. Le barème démarre
au deuxième descripteur.
Grammaire et syntaxe
* >B1 Recours a des phrases complexes / Peu d’erreurs / Maîtrise de l’autocorrection.
Lexique
* (>B1) Vocabulaire riche, pertinent. idiomatique Expressions
variées. Bonne maîtrise d’un lexique pertinent. Expressions variées,
développées permettant de justifier, d’éviter les répétitions.
** (B1) Bonne utilisation du lexique étudié et / ou recherché,
vocabulaire suffisant et pertinent pour exprimer une idée, utilisation
de périphrases pour compenser un manque. Des erreurs dès qu’il s’agit
d’exprimer une idée complexe.
Si le sujet n’est pas familier à l’élève, ne pas hésiter à bonifier la
recherche pertinente de lexique approprié, surtout en classe de 4 ème.
*** (A2) Vocabulaire suffisant sur un sujet familier.
Phonétique
* (> B1) Bonne articulation des groupes de souffle / Accentuation et intonation idiomatiques et claires.
** (B1) Prononciation des voyelles et accent de mot respecté. Intonation globalement suffisante.
A l'attention des professeurs
Cette
grille est donnée aux élèves suite à un travail de réflexion sur
l’évaluation de la prise de parole, fait avec les élèves en classe. Ils
sont ainsi actifs dans le processus d’évaluation qui les concerne, mais
l’évaluation reste le travail du professeur, apte à la mener. La grille
est donnée avant toute prise de parole par les élèves et longtemps à
l’avance, de façon à ce que les élèves puissent s’entraîner en sachant
quoi entraîner et éventuellement comment s’y prendre.
Classes de 4èmes - 3èmes Grille de correction de l’expression écrite – Niveaux A2 / B1
Topic :
Name
Mark
Date
/20
Thursday, 14 February 2008
Niveau insuffisant
Niveau satisfaisant
L’expression est d’un niveau insuffisant
copie blanche
le texte écrit est trop court et ne remplit pas la tâche demandée. (Note divisée par 2.)
le sujet n’est pas traité, les éléments attendus sont absents. (Note divisée par 2.)
l’expression est inintelligible à cause…
de la construction des phrases / de la grammaire / de l’orthographe /
du vocabulaire inapproprié (Voir ci-dessous.)
les idées sont peu nombreuses et sans développement suffisant. (Malus au cas par cas.)
L’équipe d’inspecteurs et de formateurs de l’Académie de Paris, propose
ici plusieurs grilles d’évaluation de l’expression orale. Ces grilles
ne sont en aucun cas des modèles. Ce sont des exemples dont le
professeur pourra s’inspirer pour élaborer lui-même sa fiche
d’évaluation. Elles sont destinées à montrer les différentes facettes
de l’évaluation et les éléments à prendre en compte. Les barèmes sont
évolutifs, en fonction du moment de l’année, en fonction du profil des
élèves, en fonction de l’objectif, on pourra choisir de donner plus de
poids à l’un ou l’autre des items.
Inspecteurs :
JM Chauvet,
MF Chen-Géré,
G. Werlé;
Formateurs :
Hélène Klucik ( Lycée Gabriel Fauré);
Martine Neyroud (Collège Gérard Philippe);
Fabienne Receptor (Lycée Fénelon);
Guy Roupert (Collège Elsa Triolet);
Pascal Vinson (Collège Pilâtre de Rozier)
1ère /Terminale
on vise B2
Expression orale
Prise de parole en continu
: Grille du professeur
PRAGMATIQUE
9pts
SOCIOLINGUISTIQUE
2pts
LINGUISTIQUE
9pts
Disours construit / organisé
3pts
B1 : L’élève s’exprime avec clarté dans un registre neutre
B2 : Adapte son registre de langue à son auditoire
1 pts
2 pts
Phonologie
3pts
A2
: Chronologie du récit respectée / L'élève décrit qch sous forme d’une
simple liste de points / Recours à des termes de liaison simples (and, but, because)
B1 : A partir d’un modèle, l'élève produit un énoncé logique
B2 : Enchaînement des idées cohérent et logique / Recours à des mots de liaison fréquemment utilisés à l’oral (yet, however, though, etc.)
1 pt
2 pts
3 pts
A2
: Propos globalement compréhensible en dépit de nombreuses erreurs de
prononciation dès que l’élève dépasse le cadre du “par cœur”
B1
: Réalisation des phonèmes / Accent du mot respecté dans les
productions libres / début de la prise de conscience de la grammaire de
l’oral
B2
: Groupes de souffle correctement articulés / Accentuation de la phrase
correcte / Prise de conscience de la grammaire de l’oral
1 pt
2 pts
3 pts
Aisance / souplesse
3pts
Grammaire
3pts
A2 : Se fait comprendre en dépit de certaines maladresses / Pauses et faux démarrages très fréquents / Brèves interventions
B1
: Interventions plus longues / Capacité à utiliser des notes sans lire
un texte in extenso / Des pauses et des hésitations mais l’élève ne
perd pas ses moyens
B2
: Interventions assez longues / Enoncés complexes / Débit régulier /
Peu de longues pauses / Reformule des énoncés pour mieux expliquer
1 pt
2 pts
3 pts
A2 : Utilisation de structures simples mais des erreurs élémentaires systématiques (* he have got)
B1
: Correction grammaticale suffisante : de rares erreurs dans la
morphologie, des erreurs grammaticales et syntaxiques induites par la
langue maternelle, mais le sens reste clair (* I’m agree / * I want that he comes)
B2 : Assez bon à bon contrôle grammatical / Des erreurs non systématiques / Recours à des structures complexes / Maîtrise de
l’autocorrection
1 pt
2 pts
3 pts
Contenu informatif
3pts
Lexique
3pts
A2 : S’exprime sur des sujets familiers / Apport d’informations limité
B1 : Fait un exposé clair / Respect de la consigne / Précision suffisante
B2 : Trie les informations recueillies en vue de l’exposé / Exactitude du propos / Répond à des questions après l’exposé
1 pt
2 pts
3 pts
A2 : Répertoire restreint qui suffit à s’exprimer sur des sujets familiers
B1
: Bonne utilisation du lexique étudié en amont / Une gamme assez
étendue de langue pour exprimer le point principal d’une idée ou d’un
problème / Des manques de lexique compensés par des périphrases / Des
répétitions et des erreurs dès qu’il s’agit d’exprimer une idée plus
complexe
B2
: Bonne maîtrise du lexique. L’élève sait développer, justifier à
l’aide d’un lexique particulièrement approprié. Il sait varier sa
formulation pour éviter des répétitions.
B1 : J’ai utilisé des termes de liaison. Ma présentation est organisée et construite.
B1 : Prononciation correcte des voyelles et des consonnes (conforme aux signes phonétiques) Accent du mot respecté.
Accentuation de la phrase correcte.
Aisance
3pts
Grammaire
4pts
B1 : Interventions assez longues.
J’ai pu utiliser mes notes sans les lire.
Peu de longues pauses.
J'ai su reformuler mes propos pour mieux expliquer.
B1 : Peu d'erreurs grammaticales et syntaxiques. J'emploie des structures complexes.
Je sais me reprendre et me corriger.
Contenu informatif
3pts
Lexique
4pts
B1 : J’ai fait un exposé clair et précis.
J’ai respecté la consigne.
J’ai donné les informations attendues.
B1 : Bonne utilisation du lexique étudié en classe pour développer une idée.
J'ai su varier ma formulation pour éviter les répétitions.
J'ai adapté mon registre de langue à mon auditoire.
B1 : L’élève s’exprime avec clarté dans un registre neutre
B2 : Adapte son registre de langue à la tâche demandée
1 pt
2pts
Lexique
3,5pts
A2 :
Chronologie du récit respectée / L'élève décrit qch sous forme d’une
simple liste de points / Recours à des termes de liaison simples (and, but, because)
B1 :
A partir d’un modèle, l'élève produit un énoncé logique / Commence à
éviter le recours systématique aux propositions indépendantes (propositions relatives, while, whereas…)
B2 : Enchaînement des idées cohérent et logique / Recours à des mots de liaison relativement élaborés (concession, conséquence, contraste…) / Organisation en paragraphes / Introduction et conclusion
1,5pts
2.5pts
4.5pts
A2 : Répertoire restreint qui suffit à rédiger de courts textes
B1
: Bonne utilisation du lexique étudié en amont / Une gamme assez
étendue de langue pour exprimer le point principal d’une idée ou d’un
problème / Des manques de lexique compensés par des périphrases
B2
: Bonne maîtrise du lexique. L’élève sait développer, justifier à
l’aide d’un lexique particulièrement approprié. Il sait varier sa
formulation pour éviter des répétitions.
1 pt
2 pts
3.5 pts
Développement thématique/ Pertinence
4.5pts
Grammaire
3.5pts
A2 : S’exprime sur des sujets familiers / Apport d’informations limité
B1 : Reproduit un modèle / Respect de la consigne / Précision suffisante
B2 : Produit un écrit riche, élaboré, argumenté, nuancé / Exactitude du propos / Ecrit créatif
1.5pts
2.5pts
4.5pts
A2 : Utilisation de structures simples mais des erreurs élémentaires systématiques
(* he have got)
B1
: Correction grammaticale suffisante : de rares erreurs dans la
morphologie, des erreurs grammaticales et syntaxiques induites par la
langue maternelle, mais le sens reste clair (* I’m agree / * I want
that he comes)
B2
: Assez bon à bon contrôle grammatical / Des erreurs non systématiques
/ Recours à des structures complexes / Pas de confusion sur le sens du
texte rédigé
1 pt
2 pts
3.5 pts
Orthographe et ponctuation
2pts
A2 : Orthographe encore parfois phonétique
B1 : Orthographe et ponctuation assez justes pour être suivies facilement le plus souvent
B2 : Orthographe et ponctuation sont relativement exactes mais peuvent subir l'influence de la langue maternelle.
B2 : Mon texte est organisé et structuré.
J'ai utilisé des temes de liaison précis.
Mon propos est organisé en paragraphes et comporte une introduction et une conclusion.
B2
: Bonne utilisation du lexique .J'ai su développer, justifier à l'aide
d'un lexique particulièrement approprié. J'ai su varier ma formulation
pour évietr des répétitions.
J'ai utilisé un registre de langue approprié.
Contenu informatif / Pertinence
4.5pts
Grammaire
4.5pts
B2 : J’ai respecté la consigne.
Mon texte apporte des informations fiables et nuancées.
B2 : Peu d'erreurs grammaticales et syntaxiques. J'ai utilisé des structures complexes.
Orthographe et ponctuation
2pts
B2 : Orthographe et ponctuation correctes dans l'ensemble.
B1 : L’élève s’exprime avec clarté dans un registre neutre
B2 : Adapte son registre de langue à son auditoire
2 pts
bonus
Phonologie
3pts
A2
: Chronologie du récit respectée / L'élève décrit qch sous forme d’une
simple liste de points / Recours à des termes de liaison simples (and,
but, because)
B1 : A partir d’un modèle, l'élève produit un énoncé logique
B2 : Enchaînement des idées cohérent et logique / Recours à des mots de liaison fréquemment utilisés à l’oral (yet, however, though, etc.)
1 pt
3 pts
bonus
A2
: Propos globalement compréhensible en dépit de nombreuses erreurs de
prononciation dès que l’élève dépasse le cadre du “par cœur”
B1
: Réalisation des phonèmes / Accent du mot respecté dans les
productions libres / début de la prise de conscience de la grammaire de
l’oral
B2
: Groupes de souffle correctement articulés / Accentuation de la phrase
correcte / Prise de conscience de la grammaire de l’oral
1 pt
3 pts
bonus
Aisance / souplesse
3pts
Grammaire
3pts
A2 : Se fait comprendre en dépit de certaines maladresses / Pauses et faux démarrages très fréquents / Brèves interventions
B1
: Interventions plus longues / Capacité à utiliser des notes sans lire
un texte in extenso / Des pauses et des hésitations mais l’élève ne
perd pas ses moyens
B2
: Interventions assez longues / Enoncés complexes / Débit régulier /
Peu de longues pauses / Reformule des énoncés pour mieux expliquer
1 pt
3 pts
bonus
A2 : Utilisation de structures simples mais des erreurs élémentaires systématiques (* he have got)
B1
: Correction grammaticale suffisante : de rares erreurs dans la
morphologie, des erreurs grammaticales et syntaxiques induites par la
langue maternelle, mais le sens reste clair (* I’m agree / * I want that he comes)
B2 : Assez bon à bon contrôle grammatical / Des erreurs non systématiques / Recours à des structures complexes / Maîtrise de
l’autocorrection
1 pt
3 pts
bonus
Contenu informatif
3pts
Lexique
3pts
A2 : S’exprime sur des sujets familiers / Apport d’informations limité
B1 : Fait un exposé clair / Respect de la consigne / Précision suffisante
B2 : Trie les informations recueillies en vue de l’exposé / Exactitude du propos / Répond à des questions après l’exposé
1 pt
3 pts
bonus
A2 : Répertoire restreint qui suffit à s’exprimer sur des sujets familiers
B1
: Bonne utilisation du lexique étudié en amont / Une gamme assez
étendue de langue pour exprimer le point principal d’une idée ou d’un
problème / Des manques de lexique compensés par des périphrases / Des
répétitions et des erreurs dès qu’il s’agit d’exprimer une idée plus
complexe
B2
: Bonne maîtrise du lexique. L’élève sait développer, justifier à
l’aide d’un lexique particulièrement approprié. Il sait varier sa
formulation pour éviter des répétitions.
B1 : J’ai utilisé des termes de liaison. Ma présentation est organisée et construite.
B1 : Prononciation correcte des voyelles et des consonnes (conforme aux signes phonétiques) Accent du mot respecté.
Aisance
3pts
Grammaire
4pts
B1 : Interventions assez longues.
J’ai pu utiliser mes notes sans les lire. Des pauses et des hésitations mais je n’ai pas perdu mes moyens.
B1 : Quelques erreurs grammaticales et syntaxiques, mais le sens reste clair.
Contenu informatif
3pts
Lexique
4pts
B1 : J’ai fait un exposé clair.
J’ai respecté la consigne.
J’ai donné les informations attendues.
B1 : Bonne utilisation du lexique étudié en classe pour exprimer le point principal d’une idée ou d’un problème.
Des manques de lexique compensés par des périphrases.
Des répétitions et des erreurs. Registre de langue neutre.
B1 : L’élève s’exprime avec clarté dans un registre neutre
B2 : Adapte son registre de langue à la tâche demandée
2pts
bonus
Lexique
3,5pts
A2 :
Chronologie du récit respectée / L'élève décrit qch sous forme d’une
simple liste de points / Recours à des termes de liaison simples (and, but, because)
B1 :
A partir d’un modèle, l'élève produit un énoncé logique / Commence à
éviter le recours systématique aux propositions indépendantes (propostions relatives, while, whereas…)
B2 : Enchaînement des idées cohérent et logique / Recours à des mots de liaison relativement élaborés (concession, conséquence, contraste…) / Organisation en paragraphes / Introduction et conclusion
1,5pts
4.5pts
Bonus
A2 : Répertoire restreint qui suffit à rédiger de courts textes
B1
: Bonne utilisation du lexique étudié en amont / Une gamme assez
étendue de langue pour exprimer le point principal d’une idée ou d’un
problème / Des manques de lexique compensés par des périphrases
B2
: Bonne maîtrise du lexique. L’élève sait développer, justifier à
l’aide d’un lexique particulièrement approprié. Il sait varier sa
formulation pour éviter des répétitions.
1.5pts
3.5pts
bonus
Développement thématique/ Pertinence
4.5pts
Grammaire
3.5pts
A2 : S’exprime sur des sujets familiers / Apport d’informations limité
B1 : Reproduit un modèle / Respect de la consigne / Précision suffisante
B2 : Produit un écrit riche, élaboré, argumenté, nuancé / Exactitude du propos / Ecrit créatif
1.5pts
4.5pts
bonus
A2 : Utilisation de structures simples mais des erreurs élémentaires systématiques (* he have got)
B1
: Correction grammaticale suffisante : de rares erreurs dans la
morphologie, des erreurs grammaticales et syntaxiques induites par la
langue maternelle, mais le sens reste clair (* I’m agree / * I want that he comes)
B2
: Assez bon à bon contrôle grammatical / Des erreurs non systématiques
/ Recours à des structures complexes / Pas de confusion sur le sens du
texte rédigé
1.5pts
3.5pts
bonus
Orthographe et ponctuation
2pts
A2 : Orthographe encore parfois phonétique
B1 : Orthographe et ponctuation assez justes pour être suivies facilement le plus souvent
B2 : Orthographe et ponctuation sont relativement exactes mais peuvent subir l'influence de la langue maternelle.
B1 : Mon texte est organisé et structuré.
Je me suis efforcé d'utiliser des termes de liaison (propostions relatives, while, whereas…).
B1 : Bonne utilisation du lexique étudié en classe pour exprimer le point principal d’une idée ou d’un problème.
Des manques de lexique compensés par des périphrases.
Des répétitions et des erreurs. Registre de langue neutre.
Contenu informatif / Pertinence
4.5pts
Grammaire
4.5pts
B1 : J’ai respecté la consigne.
J’ai donné les informations attendues.
B1 : Quelques erreurs grammaticales et syntaxiques, mais le sens reste clair.
Orthographe et ponctuation
2pts
B1 : Orthographe et ponctuation assez justes pour être suivies facilement le plus souvent.