Lectures, rencontres, débats, publications
Théâtre & Sciences dialoguent toujours au Centre national du Théâtre, cette fois, sur les nouvelles technologies… Regardez le « coup de projecteur » du mois et régalez-vous de ces rencontres toujours passionnantes. Dans les autres rubriques, encore des rencontres, des lectures, des débats et les dernières publications, notamment de pièces fraichement traduites….
Coup de projecteur !
Jean-Claude Grumberg : L’Atelier, Rixe, entretien
SCÉREN [CNDP-CRDP] ; Collection « arts au singulier », théâtre
Ce double DVD propose un ensemble inédit pour explorer l’œuvre de Jean-Claude Grumberg ; il comprend :
- Deux captations intégrales de pièces de théâtre :
- L’Atelier, lors de sa création au Théâtre national de l’Odéon, mis en scène par Maurice Benichou
- Rixe, mis en scène par Jean-Paul Roussillon
- Un entretien avec Jean-Claude Grumberg, conçu et conduit par Jean-Claude Lallias en octobre 2011.
Un livret d’accompagnement propose des pistes d’analyse pour les deux pièces présentées ainsi que des ressources pour mieux appréhender l’œuvre et le parcours de Jean-Claude Grumberg.
Nouveautés sur le site Pièce (dé)montée.
Les dossiers pédagogiques de la collection Pièce (dé)montée accompagnent les professeurs avant et après la représentation pour faciliter aux jeunes spectateurs la compréhension des enjeux du théâtre.
Pour préparer votre programme de spectacles à Paris, plus de 100 dossiers vous attendent… Les dossiers les plus récents :
- En mai, Incendies de Wajdi Mouawad, mise en scène de Stanislas Nordey
- En mai-juin, Mademoiselle Julie d’August Strindberg, mise en scène de Frédéric Fisbach
Lectures
Iphigénie de Jean-René Lemoine
Théâtre Ouvert
Audrey Houy-Boucheny 01 42 55 74 40
Le 21 mai à 20h
Diffusion dans L'Atelier fiction
le mercredi 23 mai de 23h à minuit,
sur France culture
Iphigénie se réveille, en proie à une prémonition : cette nuit sera la dernière.
« Revenir à la mythologie pour parler à nouveau de l’individu face à la violence du monde, face à la fragilité de l’existence. » Jean-René Lemoine
Ecole d’acteur : Thierry Hancisse
Comédie Française
Marine Jubin : 01 44 58 13 13
Studio-théâtre
Le 02 juin à 16h
Qu’est-ce que le travail de l’acteur ? De quoi se compose son art, comment se constituent sa pratique, son métier, son entraînement ? « Quel plus beau sujet, et quel lieu plus adéquat pour l’aborder que la Maison de Molière ? », demande Olivier Barrot. À six reprises, l’écrivain et journaliste recevra sur le plateau du Théâtre du Vieux-Colombier un comédien de la troupe, interrogera avec lui ses années d’apprentissage, les rouages de son art. L’acteur, au fil des questions et de la rencontre, livrera une véritable master class : selon son école et ses maîtres, comment il a appris à marcher sur un plateau, à considérer ses partenaires, à prononcer la prose, à dire un alexandrin, à contrôler son souffle et sa concentration, à maîtriser le silence... « Théorie, application, exercices, poursuit l’organisateur : chaque aspect de ce travail bien particulier, et finalement assez mal connu, devrait être approché, et illustré par la démonstration. »
Rencontres
Portrait de métiers : Les métiers du plateau
Comédie Française
Marine Jubin : 01 44 58 13 13
Théâtre du Vieux-Colombier
Le 14 mai
Lors des deux dernières saisons, la série de portraits de métiers a permis de faire découvrir au public des métiers de l’ombre, au carrefour de l’art et de l’artisanat, tels que ceux de costumier, de machiniste, d’électricien et d’éclairagiste, de décorateur, de tapissier et de tapissière ou encore d’accessoiriste. Abordant l’histoire de ces métiers, le travail concret des ateliers et des régies tout au long du processus de création par des démonstrations ou des illustrations, ces rencontres évoquent chaque fois la question de la formation menant à ces professions. Nous présentons cette saison un rendez-vous unique autour de l’ensemble des métiers du plateau. Un numéro spécial des Nouveaux Cahiers de la Comédie- Française sera consacré aux métiers du plateau, rassemblant les contributions passées de nos collaborateurs, enrichies de nouveaux témoignages.
Tables ouvertes… pour penser aujourd’hui l’art du théâtre
Théâtre Paris-Villette ;
01 40 03 72 23
resa@theatre-paris-villette.com
Table ouverte initiée par Marie-José Malis
Le 17 juin à 16h
Tous autour de la table pour créer ensemble un lieu qui n'existe pas et qui manque.
Un lieu qui soit le lieu d'un travail partagé, porté par quiconque s'intéresse avec ardeur à l'art du théâtre.
Le sentiment qui nous a incités à former ce projet c'est que, pour penser ce que fait aujourd'hui le théâtre, les noms et les catégories font défaut, en même temps que les noms anciens sont entrés en désuétude, ou doivent être sérieusement réexaminés.
Nouvelles parutions
Tout au long de l’année passée, cette rubrique vous informe des dernières publications…
Chez Éditions théâtrales
Les heures sèches, de Naomi Wallace
Traduit de l’anglais par Dominique Hollier
Coédition : Maison Antoine Vitez
Birmingham, Alabama, États-Unis, début des années 1930, pendant la Grande Dépression. La milice patronale de la Tennessee Coal and Iron tente de dénicher les ouvriers communistes qui instillent de « mauvaises pensées » dans la tête des travailleurs. Tice Hogan, ouvrier noir qui vit dans la pauvreté avec sa fille Cali, lavandière pour les riches familles blanches, est de ces hommes qui refusent d'être broyés par la machine capitaliste et visent l'émancipation. Mais un événement va troubler leur existence : Corbin Teel, jeune ouvrier blanc pourchassé pour le meurtre d'un contremaître, implore l'asile. Que faire : Accueillir un Blanc aux intentions peut-être hostiles et faire oeuvre d'humanité ? ou refuser d'accorder sa protection et perdre sa dignité ?
Naomi Wallace, dramaturge, scénariste et poétesse américaine, use souvent du détour historique pour placer lecteurs et acteurs d'aujourd'hui face à un miroir leur renvoyant le reflet intime de leurs choix et de leurs destins. La puissance de son style, l'économie de sa langue bousculent notre confort intellectuel et semblent nous dire : « Et toi, comment te serais-tu comporté ? »
Une autre de ses pièces, Une puce, épargnez-là est actuellement à l’affiche de la Comédie-française.
Chez Éditions espaces 34
A l’air libre, de Tino Caspanello
Traduit du sicilien par Julie Quénehen
Coédition : Maison Antoine Vitez
Pièce sélectionnée pour le Prix Godot 2012 des lycéens et collégiens de Basse-Normandie, organisé par le Panta Théâtre.
Deux ouvriers repeignent un balcon en noir. Ils semblent dans un espace hors du temps qui pourrait être l’éternité. Tandis qu’ils travaillent, ils parlent et s’interrogent. Leur dialogue est simple, dépouillé, portant sur des questions ou des faits à la fois essentiels et quotidiens.
Soudain survient une femme qui regarde le monde et qui l’écoute. Elle donne de la couleur, de l’imagination, de la vie. Elle offre un espace où le merveilleux, le burlesque, le délicat est à portée de pensées.
Tino Caspanello entend « reconstruire, dans une vision métaphysique, ces petites fulgurations quotidiennes qui trop souvent échappent à notre perception, en cueillant l’instant, pour l’habiter comme un temps de l’âme et le dire ».
Chez Éditions théâtrales
L’Abeille, de Matt Hartley
Traduction : Séverine Magois
Chloe, 15 ans, vient de perdre son frère Luke, 18 ans, dans un accident de voiture. Hannah, une amie de Chloe en mal de reconnaissance, crée une page Facebook en souvenir du défunt ; toute la communauté du lycée et de la petite ville s'empare du tragique événement. Toute à son chagrin, Chloe est confrontée à ces amitiés autant virtuelles que fugaces, jusqu'à ce qu'une rencontre – toujours sur les réseaux sociaux – lui ouvre les portes d'un ailleurs possible. Le jeune auteur anglais Matt Hartley traite le thème très contemporain de la sociabilité des adolescents sur Internet. Grâce à une langue poétique et une structure en fondus enchaînés, il touche l'humain au cœur de ce nouveau monde dématérialisé.
Chez L’Arche Editeur
Days of nothing, de Fabrice Melquiot
Rémi Brossard se rend au Collège Jean Moulin une semaine par mois pendant six mois. Il y écrit un roman qui promet d’être formidable et apprend entre autres choses à dormir assis, tout ça pour mille cinq cents euros par mois, soit neuf mille euros en tout. Maximilien, quinze ans, se rend tous les jours ou presque dans ce même collège depuis bientôt quatre ans. Là où se rencontrent Rémi Brossard et Maximilien, se joue quelque chose qui nous tient en haleine : Days of nothing raconte le carambolage de deux générations, de deux réalités.
Dans ce collège, lieu de formation, d’apprentissage, les personnages de Fabrice Melquiot – comme ceux que Rémi Brossard tente de mettre au monde, sont en devenir. Mais quel est leur avenir dans un lieu de latence, d’attente, de perte ? Days of nothing nous parle de ce qu’il se passe aujourd’hui en France.
Chez Hors les murs
Cirque et compagnies, de Pascal Jacob
Trouvant ses origines dans les rites d’imitation des animaux ainsi que dans les étranges savoirs des Tziganes et des saltimbanques, longtemps réservé à d’illustres dynasties, le cirque est connu de tous et pourtant auréolé de mystère.
C’est un univers en perpétuelle évolution. Aujourd’hui, avec l’apparition du « nouveau cirque » né en France, des disciplines comme la danse ou le théâtre enrichissent les arts circassiens dans des espaces innovants, allant du chapiteau en forme de bulle aux représentations dans les hôpitaux. Grâce à de nombreuses images, anciennes et contemporaines, et à des textes rapportant des anecdotes étonnantes sur la vie du cirque, ce livre propose un tour d’horizon sur l’histoire de cet art millénaire, ses différentes disciplines et les figures majeures qui ont contribué à sa légende.
Chez L’Arche Editeur
Medealand, de Sara Stridsberg, traduction de Marianne Ségol-Samoy
Femme âgée de vingt-sept ans, d’origine étrangère. Est arrivée dans le service après avoir tué ses deux enfants. N’a ni adresse fixe ni emploi. Plus aucun contact avec ses parents. Est sous observation dans le service en attente du procès puis de l’expulsion vers son pays d’origine. »
Dans un décor d’hôpital peu hospitalier, Médée dort, allongée sur le sol dans la salle d’attente du néant, un espace conscient ou peut-être rêvé. Un royaume des morts, stérile. En faisant de Médée un cas psychiatrique, Sara Stridsberg se révèle dans l’art du glissement du général au particulier, du mythe au cas clinique. « Une des raisons d’être de ma littérature est de faire naître le paradoxe. La littérature embrasse le monde entier et peut être un asile pour les indésirables et tous les marginaux du monde. » Ainsi sa pièce est une matière vivante et crispante, qui brûle la langue et le cerveau. « L’amour, c’est le gaz carbonique du sang. L’amour c’est une punition. Dans le futur, personne n’aimera. L’amour sera supprimé. Une barbarie révolue, incompréhensible et antidémocratique. Tout le monde rira de nous, pauvres fous aimants. »
Chez Actes-sud Editions
Royal de Luxe 2001-2011, d’Odile Quirot, Jean-Luc Courcoult
On ne présente plus cette compagnie pionnière des arts de la rue…
« Au fil de sa longue histoire, Royal de Luxe – la compagnie est née en 1979 – a investi des gares, des vitrines, des places de village, une rue, un arbre, une rivière, un cargo, des villes entières, et construit ses propres gradins pour certains de ses spectacles. Il lui faut le ciel et le théâtre, allié en une joyeuse hybridation avec la sculpture, la magie, la musique, la parade, le cinéma, le happening, la prouesse technique. Cette compagnie est capable de créer l’effet surprise avec des Embouteillages, d’ouvrir les pages gigantesques et en relief de La Véritable histoire de France et de raconter une histoire à une ville, sur plusieurs jours, avec des Géants d’une humanité inimitable. A son public, Royal de Luxe offre la joie de la création en direct, du partage, de l’humour, de la prouesse, de l’émerveillement, et de grandes histoires simples longuement mûries, qu’on lira en ouvrant ce livre. » Odile Quirot.
Chez Solitaires intempestifs
Cendres 2000 - 2009 de Rodrigo García
Texte original en espagnol traduit par Christilla Vasserot
Une fois de plus‚ les textes publiés sont réunis tels des restes de mes créations théâtrales. La littérature n’est qu’une partie‚ rien qu’une partie de mes pièces destinées au théâtre et les mots‚ dissociés de ce qui se passe sur scène‚ se retrouvent redoutablement démunis.
After sun ; L’Histoire de Ronald, le clown de McDonald’s ; J’ai acheté une pelle chez Ikea pour creuser ma tombe ; Jardinage humain ; Agamemnon ; Accidens. Tuer pour manger (inédit) ; Et balancez mes cendres sur Mickey ; À un certain moment de ta vie tu devrais sérieusement songer à cesser de faire l’andouille (inédit) ; Approche de l’idée de méfiance ; Bleue, saignante, à point, carbonisée ; Versus ; C’est comme ça et me faites pas chier ; Mort et réincarnation en cow-boy (inédit)
Chez Éditions théâtrales
Théâtre choisi VI, pièces mortelles, d’Hanokh Levin
Traduction : Laurence Sendrowicz et Jacqueline Carnaud
Poursuivant leur exploration de l'œuvre de Hanokh Levin, les éditions Théâtrales proposent trois nouvelles pièces en français du grand dramaturge israélien : l'une de ses toutes premières, et ses deux dernières écrites alors qu'il se savait malade. Dans ce volume, la mort côtoie le rire, l'héroïque dialogue avec le prosaïque, le trivial se mêle au sublime.
Vie et mort de H, pique-assiette et souffre-douleur, comédie loufoque en deux actes avec un mariage presque réussi et un suicide presque raté.
Requiem, inspiré de trois nouvelles de Tchekhov, narre l'histoire d'un fabricant de cercueils qui enterre sa femme, d'une jeune mère qui refuse de pleurer la mort de son enfant, et d'un cocher qui porte le deuil de son fils mais n'a d'autre confident que son cheval.
Les Pleurnicheurs, tragicomédie où deux agonisants et un vieillard sénile partagent un même lit dans un hôpital de Calcutta. Afin de les distraire et d'alléger leurs souffrances, l'équipe médicale joue pour eux un spectacle inspiré d'Agamemnon d'Eschyle.
Chez Hors les murs
Stradda n°22 – 15 octobre 2011
Stradda invite les « cousins de la rue » dans son numéro à paraître le 15 octobre : graffeurs et taggeurs, danseurs de hip-hop, slameurs, rappeurs, squatteurs, mais aussi skateurs et yamakasi… Instantanés, opinion, dossier, reportages, portfolio… toutes les rubriques – ou presque – explorent la philosophie, l’art de vivre, le discours et les idées de ces créateurs pointus qui vont non-stop à la rencontre des publics. À lire aussi, une interview de Frédéric Mitterrand, dans laquelle il nous dit ce que les arts de la rue lui inspirent. Dans Les Brèves, supplément d’information professionnelle réservé aux abonnés, Jérôme Thomas défend les auteurs de cirque et la notion de répertoire.
Chez Solitaires intempestifs
Cendres 1986 - 1999 de Rodrigo García
Texte original en espagnol traduit par Christilla Vasserot, Denise Laroutis, Isabelle Garma-Berman, Marcial Di Fonzo Bo
Une fois dans un livre‚ ces textes ont quelque chose d’étrange. Ils ont vécu‚ ils ont brûlé au théâtre. À présent‚ les voilà entassés dans un volume comme s’il s’agissait d’un sac rempli de cendres…
Horloge (inédit), Boucher espagnol (inédit), Chers petits anges (inédit), Prometeo, Notes de cuisine, Roi Lear, Vous êtes tous des fils de pute, Fallait rester chez vous‚ têtes de nœud, L’avantage avec les animaux‚ c’est qu’ils t’aiment sans poser de questions.
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lectures-1er-avril-mai-2012




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