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Programme des expositions au MAMVP 2012-2013

Résumé

logo-arc Calendrier des expositions prévues de Septembre 2012 à Août 2013 au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Contenu

Roman Ondak  / 28 septembre 2012 – 16 décembre 2012  ARC

ondak

Time Capsule, 2011

Installation Modern Art Oxford

Courtesy the artist, gb agency, Paris; Janda gallery, Vienna and Johnen gallery, Berlin

Commissioned by Modern Art Oxford, and supported by The Henry Moore Foundation and Outset Contemporary Art Fund

Photo: Stuart Whipps

L’œuvre de Roman Ondák (artiste né en 1966 en Slovaquie et demeurant toujours à Bratislava) se construit à partir des lieux où il intervient. L’architecture en constitue le point de départ, ainsi que la manière dont celle-ci est « habitée » aussi bien par les visiteurs que par les personnes qui y travaillent. Inviter Roman Ondák constitue pour l’institution qui l’accueille une expérience menée sur le long terme : un travail d’intégration au lieu, qui doit se poursuivre dans le temps de l’exposition. Ainsi, une réflexion particulière sera menée avec l’artiste sur les réceptions possibles de son œuvre par le public de l’ARC. Pour son exposition à la Tate Modern en 2006, il avait construit une maquette du « Turbine Hall » dans laquelle les visiteurs pouvaient pénétrer. L’échelle monumentale de la salle des machines de l’ancienne centrale électrique de Bankside se voyait ainsi ramenée à l’échelle humaine. Cette pièce a également été présentée au centre d’art de Brétigny. Depuis ses deux dernières expositions (à la Biennale de Venise en 2009 et à la Tate Modern en 2006), Roman Ondák est devenu l'un des artistes contemporains les plus en vue.
Commissaire : François Michaud


 


Circuits. Bertille Bak  / 28 septembre 2012 – 16 décembre 2012  ARC

bak

Faire le mur, 2008, vidéo 17 minutes

Copyright Bertille Bak


Jeune artiste née à Arras en 1983, étudiante de Christian Boltanski aux Beaux-Arts, Bertille Bak surprend par la singularité de son œuvre. Elle puise dans la mémoire et l’histoire des communautés, ethnies et autres tribus, la trame de ses films. Accompagnés d’objets, d’installations mécanisées et de dessins, ils retracent avec humour et poésie, les traditions, le folklore et les rites des groupes observés par l’artiste. Bertille Bak conçoit de petites fictions fantaisistes et burlesques associant les personnes rencontrées à la rédaction des scénarios et leur attribuant différents rôles. Les courts récits croisent fantastique et culture populaire,  notions d’entraide, d’échanges mais aussi machines ou êtres étranges. Ce langage inattendu traitant de questions sociales et témoignant de l’engagement de l’artiste, participe à la fabrication de nouvelles mythologies.
Commissaire : Jessica Castex


Exposition de la collection Michael Werner   / 5 octobre 2012 - 3 mars 2013

picabia

Francis Picabia

Printemps

1942-1943

Collection Michael Werner

© ADAGP


Composée des œuvres emblématiques de la collection de Michael Werner, cette exposition d’envergure présentera au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris plus de quatre cents œuvres d’une trentaine d’artistes modernes et contemporains. Elle permettra de porter un regard rétrospectif sur la production picturale et sculpturale du XX ème siècle, en particulier en Europe, et de mettre en évidence les tendances les plus marquantes de la scène contemporaine actuelle.

Implanté en Allemagne depuis les années 1960 (Berlin et Cologne) et à New York en 1990, Michael Werner, marchand d’art renommé, mène une activité de collectionneur engagé en lien étroit avec les artistes qu’il soutient et promeut sur la scène internationale. Constituée dès les années soixante, sa collection personnelle offre une lecture rare et subtile des liens sous-jacents entre des œuvres en apparence éloignées et engendre ainsi des croisements culturels, esthétiques et géographiques.

Riche d’artistes aux origines et pratiques différentes –Derain, Picabia, Baselitz, Beuys, Dix, Polke, Fontana…- cette collection d’exception est le reflet d’un goût éminemment personnel qui s’est affranchi des modes et goûts dominants qui ont traversé le XXème siècle et le XXIème siècle.

L’exposition s’accompagne d’une donation de près de 130 œuvres issues de la collection de Michael Werner au Musée d’Art moderne.
Commissaires : Fabrice Hergott et Julia Garimorth



 L’Art en guerre  France 1938-1947 : De Picasso à Dubuffet  / 12 octobre 2012 – 17 février 2013

picasso

Nature morte, tête de mort, cruche et poireaux, 1945 

Collection Particulière
©Succession Picasso 2011


L’exposition L’Art en guerre, France 1938-1947, de Picasso à Dubuffet montrera comment, dans un contexte de pénurie et d’oppression, les artistes ont proposé des réponses nouvelles qui modifieront en profondeur le contenu et la forme de l’art jusqu’à aujourd’hui.
L’exposition (plus de 300 œuvres de 80 artistes) s’articulera en une dizaine de séquences fortes complétées par de nombreux points documentaires inédits.  Elle ouvrira en 1938 avec l’Exposition internationale du Surréalisme dans l’atmosphère de la montée des périls. Dans les nombreux camps d’internement en France et bientôt dans le secret des lieux clandestins, les artistes adaptent leur processus de création et leurs matériaux - cire, ficelle, pierre, etc.-, créant des œuvres dont la fragilité apparente restitue souvent une énergie désespérée.
Après la guerre et la défaite de la France, avec l’Occupation nazie et l’instauration du régime de Vichy, les artistes sont condamnés à s’adapter aux nouvelles réalités des années noires. L’exposition replacera au premier plan les points aveugles de l’histoire en les rendant visibles au même titre que le reste qui dominait (les grands « indépendants » (Matisse, Picasso, Léger, Derain en 1938-1940), et restituera l’atelier des Grands Augustins de Picasso où sont créés nombre de chefs d’œuvre peints (L’Aubade, Grand Nu, Femme à l’artichaut, etc.), ou sculptés (Tête de mort, L’Homme au mouton, etc.)

La partie de l’après-guerre (1944-1947) présentera les grands mouvements modernes, les uns assurant la « Reconstruction », les autres empruntant une ligne de fuite radicale (lettrisme, tachisme, art brut ou récupération de déchets ou d’objets rejetés par la guerre), faisant de l’œuvre la seule réponse à l'histoire.

80 artistes présentés dont des anonymes, Antonin Artaud, Jean-Michel Atlan, Jean Arp, André Breton, André Bauchant, Willi Baumeister, Jean René Bazaine, Hans Bellmer, Jésus Guillen Bertolin, Roger Bissière, Pierre Bonnard, Georges Braque, Victor Brauner, Camille Bryen, Alexander Calder, Marc Chagall, Gaston Chaissac, Jean Gabriel Chauvin, Giorgio De Chirico, Nicolas de Staël, Olivier Debré, Sonia et Robert Delaunay, Paul Delvaux, André Derain, César Domela, Jean Dubuffet, Marcel Duchamp, Max Ernst, étienne-Martin, Jean Fautrier, Auguste Forestier, André Fougeron, Otto Freundlich, Alberto Giacometti, Edouard Goerg, Henri Goetz, Julio Gonzales, Jean Gorin, Francis Gruber, Etienne Hajdu, France Hamelin, Hans Hartung, Raoul Hausmann, Jean Hélion, Auguste Herbin, Asger Jorn, Vasily Kandinsky, Paul Klee, Wifredo Lam, André Lanskoy, Charles Lapicque, Henri Laurens, Fernand Leduc, Jean Le Moal, Fernand Léger, Myriam Lévy, Robert Liebknecht, Jacques Lipchitz, Alberto Magnelli, Man Ray, Frans Masereel, Alfred Manessier, André Masson, Georges Mathieu, Henri Matisse, Roberto Matta, Henri Michaux, Joan Miro, Felix Nussbaum, Francis Picabia, Pablo Picasso, Edouard Pignon, Guillaume Pujolle, Germaine Richier, Jean-Paul Riopelle, Georges Rouault, Le Douanier Rousseau, Charlotte Salomon, Gérard Schneider, Pierre Soulages, Chaïm Soutine, François Stahly, Giordano Stroppolo, Boris Taslitzky, Joseph Steib, Sophie Taeuber-Arp, Pierre Tal-Coat, Raoul Ubac, Bram Van Velde, Victor Vasarely, Vieira da Silva, Yves Tanguy, Jacques Villeglé, Maurice de Vlaminck, Henry de Waroquier, Wols, etc.

 Le catalogue (400 pages) sous la direction de Laurence Bertrand Dorléac et Jacqueline Munck, réunit, sous forme d’abécédaire illustré, 200 essais signés de plus de 140 auteurs internationaux.

Commissaires : Laurence Bertrand-Dorléac et Jacqueline Munck


 LINDER  / 25 janvier – 21 avril 2013

linder

Red Dress, 1979,

Factory / New Hormones,

Courtesy de l’artiste

Depuis 1976, Linder (artiste née à Liverpool en 1956) a travaillé surtout sur le photomontage, à la manière des artistes dada John Heartfield et Hannah Höch. Elle s’impose sur la scène artistique punk anglaise et ses travaux sont diffusés au travers du fanzine The Secret Public dès 1978. Le collage lui permet de créer des images transgressives engagées dans une action politique féministe. Linder décrit ses œuvres comme des "auto-montages". Elle souhaite rompre l'image idéale de la beauté de la femme en faisant le portrait de son aliénation.
Le parcours de l’exposition présentera son travail depuis ses débuts et jusqu’à aujourd’hui, avec plus d’une centaine de photographies, photomontages et dessins, ainsi que plusieurs vidéos de ses performances.
Les œuvres de Linder sont présentes dans les collections de la Tate Britain et de la Tate Modern à Londres.

Commissaire : Emmanuelle de l’Ecotais


Keith Haring  / 18 avril – 19 août 2013         

haring L’exposition Keith Haring (1958 – 1990) présentée au Musée d'art moderne de la Ville de Paris permettra d’appréhender l’importance de ses œuvres d’art, tant sur le plan historique que sur le plan politique. Keith Haring fut l’un des artistes les plus célébrés de son époque, et aujourd’hui encore tout le monde connaît son style incomparable et ses signes emblématiques.

Ses graphismes réalisés dans le métro, ses peintures, ses dessins et sculptures, étaient destinés à délivrer des messages de justice sociale et de changement. Il a lutté contre le racisme, le capitalisme, en faveur de l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud mais aussi contre le crack et l’épidémie du sida. Avec plus de 100 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, des dessins et des sculptures provenant de musées internationaux et de grandes collections privées, cette  exposition sera une des plus importantes jamais réalisées sur cet artiste.
Commissaires : Dieter Buchhart et Odile Burluraux


 Danh Vo  / 30 mai – 25 août 2013

danh-vo

Dahn Vo,
We the people
, 2011

Dans son projet le plus récent, Danh Vo s’intéresse à poser un nouveau regard sur la fameuse Statue de la Liberté, réalisé par Frédéric Auguste Bartholdi. Allégorie ultime du « monde libre », la statue représente aussi pour l’artiste le symbole fort de l’Amérique, et plus généralement de l’impérialisme occidental.

Pour ce travail, Danh Vo s’est lancé le défi de reproduire (en Chine) une nouvelle statue à la même échelle que celle de New York mais cette fois démantelée, tout en conservant la technique du cuivre repoussé à la main utilisée à l’origine Les éléments démantelés parfois reconnaissables, parfois non, seront dispersés sur le sol comme si la signification de ce symbole était suspendue aujourd’hui.Né à Saigon en 1975, l’année de la fin de la guerre du Vietnam, Danh Vo et sa famille ont ensuite fui vers le Danemark où l’artiste a grandi. N’ayant pas de témoignage direct de cette enfance passée en Asie, son travail se réapproprie souvent des fragments d’histoires collectives pour reconstruire la sienne.
Commissaire : Angeline Scherf

 

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