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Programme des expositions au MAMVP 2012-2013Résumé
Contenu
Roman Ondak / 28 septembre 2012 – 16 décembre 2012 ARC
L’œuvre de Roman Ondák (artiste né en 1966 en Slovaquie et
demeurant toujours à Bratislava) se construit à partir des lieux où il
intervient. L’architecture en constitue le point de départ, ainsi que la
manière dont celle-ci est « habitée » aussi bien par les visiteurs
que par les personnes qui y travaillent. Inviter Roman Ondák constitue pour
l’institution qui l’accueille une expérience menée sur le long terme : un
travail d’intégration au lieu, qui doit se poursuivre dans le temps de
l’exposition. Ainsi, une réflexion particulière sera menée avec l’artiste sur
les réceptions possibles de son œuvre par le public de l’ARC. Pour son
exposition à la Tate Modern en 2006, il avait construit une maquette du
« Turbine Hall » dans laquelle les visiteurs pouvaient pénétrer. L’échelle
monumentale de la salle des machines de l’ancienne centrale électrique de
Bankside se voyait ainsi ramenée à l’échelle humaine. Cette pièce a également
été présentée au centre d’art de Brétigny. Depuis ses deux dernières expositions (à la Biennale de Venise en 2009 et à la Tate Modern en 2006),
Roman Ondák est devenu l'un des artistes
contemporains les plus en vue.
Circuits. Bertille Bak / 28 septembre 2012 – 16 décembre 2012 ARC
Jeune artiste née à Arras en 1983, étudiante de Christian
Boltanski aux Beaux-Arts, Bertille Bak surprend par la singularité de son
œuvre. Elle puise dans la mémoire et l’histoire des communautés, ethnies et
autres tribus, la trame de ses films. Accompagnés d’objets, d’installations mécanisées
et de dessins, ils retracent avec humour et poésie, les traditions, le folklore
et les rites des groupes observés par l’artiste. Bertille Bak conçoit de
petites fictions fantaisistes et burlesques associant les personnes rencontrées
à la rédaction des scénarios et leur attribuant différents rôles. Les courts
récits croisent fantastique et culture populaire, notions d’entraide,
d’échanges mais aussi machines ou êtres étranges. Ce langage inattendu traitant
de questions sociales et témoignant de l’engagement de l’artiste, participe à
la fabrication de nouvelles mythologies. Exposition de la collection Michael Werner / 5 octobre 2012 - 3 mars 2013
Composée des œuvres emblématiques de la collection de Michael Werner, cette exposition d’envergure présentera au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris plus de quatre cents œuvres d’une trentaine d’artistes modernes et contemporains. Elle permettra de porter un regard rétrospectif sur la production picturale et sculpturale du XX ème siècle, en particulier en Europe, et de mettre en évidence les tendances les plus marquantes de la scène contemporaine actuelle. Implanté en Allemagne depuis les années 1960 (Berlin et Cologne) et à New York en 1990, Michael Werner, marchand d’art renommé, mène une activité de collectionneur engagé en lien étroit avec les artistes qu’il soutient et promeut sur la scène internationale. Constituée dès les années soixante, sa collection personnelle offre une lecture rare et subtile des liens sous-jacents entre des œuvres en apparence éloignées et engendre ainsi des croisements culturels, esthétiques et géographiques. Riche d’artistes aux origines et pratiques différentes –Derain, Picabia, Baselitz, Beuys, Dix, Polke, Fontana…- cette collection d’exception est le reflet d’un goût éminemment personnel qui s’est affranchi des modes et goûts dominants qui ont traversé le XXème siècle et le XXIème siècle. L’exposition s’accompagne d’une donation de près de 130
œuvres issues de la collection de Michael Werner au Musée d’Art moderne. L’Art en guerre France 1938-1947 : De Picasso à Dubuffet / 12 octobre 2012 – 17 février 2013
L’exposition L’Art en
guerre, France 1938-1947, de Picasso à Dubuffet montrera comment, dans un
contexte de pénurie et d’oppression, les artistes ont proposé des réponses
nouvelles qui modifieront en profondeur le contenu et la forme de l’art jusqu’à
aujourd’hui. La partie de l’après-guerre (1944-1947) présentera les grands mouvements modernes, les uns assurant la « Reconstruction », les autres empruntant une ligne de fuite radicale (lettrisme, tachisme, art brut ou récupération de déchets ou d’objets rejetés par la guerre), faisant de l’œuvre la seule réponse à l'histoire. 80 artistes présentés dont des anonymes, Antonin Artaud, Jean-Michel Atlan, Jean Arp, André Breton, André Bauchant, Willi Baumeister, Jean René Bazaine, Hans Bellmer, Jésus Guillen Bertolin, Roger Bissière, Pierre Bonnard, Georges Braque, Victor Brauner, Camille Bryen, Alexander Calder, Marc Chagall, Gaston Chaissac, Jean Gabriel Chauvin, Giorgio De Chirico, Nicolas de Staël, Olivier Debré, Sonia et Robert Delaunay, Paul Delvaux, André Derain, César Domela, Jean Dubuffet, Marcel Duchamp, Max Ernst, étienne-Martin, Jean Fautrier, Auguste Forestier, André Fougeron, Otto Freundlich, Alberto Giacometti, Edouard Goerg, Henri Goetz, Julio Gonzales, Jean Gorin, Francis Gruber, Etienne Hajdu, France Hamelin, Hans Hartung, Raoul Hausmann, Jean Hélion, Auguste Herbin, Asger Jorn, Vasily Kandinsky, Paul Klee, Wifredo Lam, André Lanskoy, Charles Lapicque, Henri Laurens, Fernand Leduc, Jean Le Moal, Fernand Léger, Myriam Lévy, Robert Liebknecht, Jacques Lipchitz, Alberto Magnelli, Man Ray, Frans Masereel, Alfred Manessier, André Masson, Georges Mathieu, Henri Matisse, Roberto Matta, Henri Michaux, Joan Miro, Felix Nussbaum, Francis Picabia, Pablo Picasso, Edouard Pignon, Guillaume Pujolle, Germaine Richier, Jean-Paul Riopelle, Georges Rouault, Le Douanier Rousseau, Charlotte Salomon, Gérard Schneider, Pierre Soulages, Chaïm Soutine, François Stahly, Giordano Stroppolo, Boris Taslitzky, Joseph Steib, Sophie Taeuber-Arp, Pierre Tal-Coat, Raoul Ubac, Bram Van Velde, Victor Vasarely, Vieira da Silva, Yves Tanguy, Jacques Villeglé, Maurice de Vlaminck, Henry de Waroquier, Wols, etc. Le catalogue (400 pages) sous la direction de Laurence Bertrand Dorléac et Jacqueline Munck, réunit, sous forme d’abécédaire illustré, 200 essais signés de plus de 140 auteurs internationaux.
Commissaires : Laurence
Bertrand-Dorléac et Jacqueline Munck LINDER / 25 janvier – 21 avril 2013
Depuis 1976, Linder (artiste née à Liverpool en 1956) a
travaillé surtout sur le photomontage, à la manière des artistes dada John
Heartfield et Hannah Höch. Elle s’impose sur la scène artistique punk anglaise
et ses travaux sont diffusés au travers du fanzine The Secret Public dès 1978. Le collage lui permet de créer des
images transgressives engagées dans une action politique féministe. Linder
décrit ses œuvres comme des "auto-montages". Elle souhaite rompre
l'image idéale de la beauté de la femme en faisant le portrait de son aliénation.
Commissaire :
Emmanuelle de l’Ecotais Keith Haring / 18 avril – 19 août 2013
Ses graphismes réalisés dans le métro, ses peintures, ses
dessins et sculptures, étaient destinés à délivrer des messages de justice
sociale et de changement. Il a lutté contre le racisme, le capitalisme, en
faveur de l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud mais aussi contre le
crack et l’épidémie du sida. Avec plus de 100 œuvres réalisées sur toile, sur
bâche ou dans le métro, des dessins et des sculptures provenant de musées
internationaux et de grandes collections privées, cette exposition sera une des plus importantes
jamais réalisées sur cet artiste. Danh Vo / 30 mai – 25 août 2013
Dans son projet le plus récent, Danh Vo s’intéresse à poser un nouveau regard sur la fameuse Statue de la Liberté, réalisé par Frédéric Auguste Bartholdi. Allégorie ultime du « monde libre », la statue représente aussi pour l’artiste le symbole fort de l’Amérique, et plus généralement de l’impérialisme occidental. Pour ce travail, Danh Vo s’est lancé le défi de reproduire
(en Chine) une nouvelle statue à la même échelle que celle de New York mais
cette fois démantelée, tout en conservant la technique du cuivre repoussé à la
main utilisée à l’origine Les éléments démantelés parfois reconnaissables,
parfois non, seront dispersés sur le sol comme si la signification de ce
symbole était suspendue aujourd’hui.Né à Saigon en 1975,
l’année de la fin de la guerre du Vietnam, Danh Vo et sa famille ont ensuite
fui vers le Danemark où l’artiste a grandi. N’ayant pas de témoignage direct de
cette enfance passée en Asie, son travail se réapproprie souvent des fragments
d’histoires collectives pour reconstruire la sienne.
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