Focus
L'expérimentation n'est pas forcément "nouvelle", mais elle a une densité: documents, évaluations et résultats, mais aussi images, podcast et VIDEO: invitation pour le 19 mars
La réussite de l’élève à l’école est-elle possible sans les parents ? Sinon, quelle place leur donner ? Et alors, comment mettre en place une logique de partenariat éducatif au service des apprentissages ?
Téléchargements
Lycée de la Solidarité internationale (LSI) au LP Ponticelli
L’inscription volontaire au Lycée de la Solidarité Internationale montre la résolution de l’élève de renouer avec un projet de formation scolaire, nécessitant une présence régulière dans les activités pédagogiques dispensées et une participation active dans l’élaboration de son projet personnel d’orientation et de formation .
Le Lycée de la Solidarité Internationale
Une structure expérimentale au Lycée Ponticelli
Le Lycée de la solidarité Internationale, un parcours initiatique.
I -Pousser ou repousser la porte de l’Ecole, première épreuve du parcours initiatique.
A- Le premier degré la Réunion d’accueil
B- L’entretien individuel est un deuxième degré vers l’école.
D- « Les raccrocheurs » en action :
Quelques définitions pour se comprendre :
De l’engagement de chacun au sein du Lycée de la Solidarité Internationale
Présentation statistiques des élèves du LSI en 2006-2007
Première description du LSI
L’inscription volontaire au Lycée de la Solidarité Internationale montre la résolution de l’élève de renouer avec un projet de formation scolaire, nécessitant une présence régulière dans les activités pédagogiques dispensées et une participation active dans l’élaboration de son projet personnel d’orientation et de formation .
Elle implique la prise en charge d’activités collectives internes et impose un comportement fondé sur le respect d’autrui et des règles de fonctionnement du groupe :« Les capacités d’un groupe sont plus importantes que la somme des compétences de chacun de ses membres ».
Cette assertion est une perspective éducative qui organisera la vie des élèves de manière à ce que non seulement chacun épanouisse ses dispositions propres mais, qu’au-delà, la dynamique de groupe créée suscite un sentiment d’appartenance à un collectif.
LES ELEVES
Le Lycée de la Solidarité Internationale se propose d’accueillir des élèves volontaires qui, sans toujours avoir rencontrés des problèmes scolaires irrémédiables, ont été confrontés à des difficultés sévères dans les dernières années de collèges ou en début de lycée. La scolarité proposée par le Lycée de la Solidarité Internationale se déroule sur deux années dont les progressions pédagogiques sont étudiées pour des collégiens ayant un besoin de remise à niveaux (3e/2nde) pour ceux de la 1ére année ( LSI 1), ou pour des élèves qu’il faut accompagné dans leur projet de formation spécifiques (LSI 2).
RECRUTEMENT
La classe du Lycée de la Solidarité Internationale accueille des élèves volontaire après un entretien préalable avec des membres de l’équipe pédagogique.
CURSUS DANS L’ACTION
Dans le Lycée de la Solidarité International, les études s’organisent comme un va et vient entre les acquisitions scolaires au lycée Jean Lurçat, des actions en associations humanitaires, et, la concrétisation d’un projet de terrain lié aux droits de l’homme (au sens très large) : santé, éducation, développement, culture, nouvelles technologies…
La première année (LSI 1) est consacrée principalement aux activités pédagogiques et de remise à niveau scolaire ( 3e /2nde) et d’élaboration du projet personnel de formation et d’orientation.
Le cursus des élèves de la deuxième année du LSI, est tournée vers deux objectifs :l’élaboration, la construction, d’un projet individuel ou collectif de solidarité internationale et la mise en œuvre d’un projet de formation.
DEBOUCHES
Le Lycée de la Solidarité Internationale prépare ses élèves à une entrée en classe de seconde. Le Lycée Jean Lurçat, établissement public local d’enseignement, étant le support pédagogique et administratif, offrira ses propres filières : ES et STT, Lycée Intégral, Lycée du Temps choisi ou les filières du lycée professionnelle. Les élèves peuvent réintégrer la carte scolaire et les bassins de formations de leur lieu de résidence.
Pour les élèves du LSI 2 les débouchés sont la concrétisation de leur projet de formation préparé durant l’année : inscription en école spécialisée ou à l’Université, les métiers ou la poursuite de formation dans les carrières de l ‘animation, les formation au nouvelles technologies…
ORGANISATION PEDAGOGIQUE MODULAIRE
LSI 1
Les actions concrètes de solidarité constituent le fil conducteur de la scolarité ; cependant, 70% du temps sera consacré aux acquisitions scolaires habituelles. Cette répartition du temps peut permettre aux élèves qui quitteraient le L.S.I. en fin de première année d’avoir évolué suffisamment en enseignement général pour intégrer, sans difficulté, une classe supérieure de Lycée ou une autre formation scolaire.
(1) Module disciplinaire : lettres / langue 1 / sciences / sciences humaines (13 h)
(2) Module de formation spécifique : AFPS, formation TICE (2h) et 2 stages de 3 semaines.
(3) Module de citoyenneté et d’éducation au développement : gestion collective, construction d’un projet de solidarité et éducation au développement. (6 h)
(4) Module de suivi et d’orientation : tutorat, orientation, suivi de stage (variable), aide aux devoirs et DST (3 h)
LSI 2
Les actions concrètes de solidarité constituent le fil conducteur de la scolarité 50% du temps y sera consacré, l’autre moitié du temps sera dévolue aux acquisitions pratiques, théoriques ou scolaires pour répondre au projet individuel de formation :
(1) Module de formation personnelle en fonction du projet (10 h)
Aide aux travaux personnels et renforcement disciplinaire pour la préparation des examens,
(2) Elaboration, construction, recherche de financement pour un projet individuel ou collectif de Solidarité internationale, comprenant un stage de deux mois à l’étranger.
(3) Module de suivi et d’orientation : tutorat, orientation, suivi de stage (variable),
L’EVALUATION
L’évaluation est individualisée, diversifiée et liée au projet de formation de l’élève.
4 Le tutorat
L’élève met en place et peut réactualiser, avec son tuteur, son programme de formation personnelle pour préparer son orientation. Le tuteur suit le parcours de l’élève dans les différentes activités proposées et assure le suivi du stage. Le tuteur est aussi l’interlocuteur privilégié des responsables légaux de l’élève.
4 En stage
L’élève dispose d’un livret de stage composé de deux parties : la première est réservée à l’évaluation du stage par des personnes ressources, la seconde permet au stagiaire de préparer son rapport de stage, qui sera évalué par les enseignants et par le groupe.
4 Les intervenants pour les formations spécifiques
4 Le conseil de progrès
Quatre fois par an le groupe classe et l’équipe éducative se réunissent pour faire la synthèse des résultats obtenus dans les différentes activités pédagogiques.
(Le conseil de classe ? à discuter)
LES DIFFERENTS ACTEURS
L’équipe éducative : elle est constituée de 3 enseignants permanents et d’enseignants du Lycée Intégral qui s’intègrent au projet sur des compétences spécifiques. Tous les membres de cette équipe sont volontaires et accomplissent des tâches d’enseignement, d’animation d’activités, de tutorat, d’encadrement ainsi que d’évaluation.
Les personnes ressources : membres et responsables d’Associations de solidarité qui accueillent nos élèves en stage, elles participent à la construction du projet de l’élève.
Les intervenants extérieurs à compétences techniques ou intellectuelles spécifiques complétant celles de l’équipe éducative.
Les parents : L’équipe éducative attache une grande importance, à l’implication des parents dans le projet scolaire de leur enfant car elle participe à la reprise scolaire. Ils sont, dès les premières démarches, associés à l’engagement scolaire de leur enfant et seront régulièrement réunis pour prendre connaissance des progrès, des réussites et des échecs de ce dernier.
MODALITES D’INSCRIPTION
i. Etre intéressé par le monde et vouloir le comprendre.
ii. Avoir envie de donner du temps aux autres.
iii. Posséder un niveau scolaire fin de 4ème / 3ème.
iv. Avoir 16 ans
Le Lycée de la solidarité Internationale, un parcours initiatique.
Le retour vers les apprentissages et l’école, est pour des décrocheurs un parcours semé d’embûches administratives, d’une difficulté d’accéder à l’information, la faiblesse des réponses institutionnelles adaptées pour ces jeunes de 16 ans et plus » en déshérence scolaire ». Cette réalité décourage bon de nombre de candidats à la reprise d’une formation ou d’une scolarité. Ce chemin doit être encadré par des membres de la parentalité au sens large, des acteurs socio-éducatifs, seul « le décrocheur » à peu de chance de réintégrer un cursus de formation.
Pourquoi comparer le cursus du Lycée de la Solidarité Internationale à un parcours initiatique ?
Pendant une ou deux années nous proposons aux élèves accueillis par le LSI, d’emprunter un parcours pédagogique, initiatique, jalonné , organisé par des étapes ? des épreuves ? chacune divisée en phase et en degré qui doivent permettre une reconstruction individuelle progressive et une nouvelle inscription dans la Cité en tant qu’élève et citoyen.
Ce parcours de formation peut être comparé à un parcours initiatique, au sens « etbnologique « du terme, c’est à dire « une série d’épreuves morales ou physiques suivies par un jeune homme ou une jeune femme qui doit leur apporter une plus grande maturité ».
Pour comprendre le cheminement de cette comparaison, il est nécessaire de remonter à la genèse du projet de création de cette structure pour décrocheurs scolaire.
Genèse du projet du Lycée de la Solidarité : ( à complèter) Cette création est le résultat d’un long cheminement pédagogique qui a débuté l lors de l’année scolaire 1994 /95, à la création d’un groupe appelé « terminale alternative » au Lycée Autogéré de Paris
La création de ce groupe, au sein du LAP, se voulait être une réponse pédagogique, pour des élèves inscrits au LAP depuis au moins un an, mais qui ne trouvaient pas parmi les propositions pédagogiques de l’Equipe une voie de formation interne. En revanche, ces élèves étaient très impliqués dans la gestion collective de l’établissement. Le cahier des charges pédagogique de ce groupe peut se résumer ainsi : 3 professeurs volontaires pour assurer 16 h par semaine, l’encadrement du groupe de moins de 20 élèves volontaires pour l’expérience, avec comme support l’équipe et la logistique du LAP.
Les contenus pédagogiques étaient définis en commun, le cursus s’organisait déjà en un va et vient entre le LAP et l’extérieur.
Après quelques semaines le désir unanime du groupe est « d’aider et de quitter » ! C’est la naissance du projet « Seinégal ». 4 mois plus tard c’était le premier séjour au village de Diara, partenariat qui continue toujours. C’est la première rencontre entre l’Afrique et un groupe d’adolescents français dans ce petit village de brousse.
Dés ce premier séjour les enseignants ont pu mesurer, l’impact physique, psychologique, émotionnel sur chaque individu, un chemin différent avait été parcouru.
Fort de cette expérience qui s’est répétée chaque année pendant 6 ans au LAP, et d’ou l’on pouvait tirer les mêmes constats malgré la diversité et l’hétérogénéité des groupes : pour les individus il y avait réellement un avant et un après voyage au Sénégal.
Lentement a mûri le projet d’utiliser cette expérience fondatrice dans la vie des êtres qui l’a partage, comme le nœud gordien d’un cursus de formation, de remise à niveau, mais avant tout « de remise en confiance de soi »
Le décrochage scolaire , cette expression couramment utilisée dans le milieu éducatif français, est un terme emprunté au Ministère de l’éducation du Québec. L’on ne doit pas assimiler le « décrochage scolaire « à « l’échec scolaire », mêmes si beaucoup de thématiques sont communes. Le décrochage scolaire est ultime étape de l’échec scolaire, puisqu’il s’agit de la sortie d’un cursus, d’une formation avant l’obtention d’un diplôme de niveau V ou IV. En France c’est une réalité pour environ 120 000 à 160 000 jeunes par an, qui quittent le système scolaire sans diplôme sanctionnant un niveau, une spécialité. La décision prise par un élève d’arrêter l’école est le résultat d’un long processus incluant des facteurs multidimensionnels d’ordre scolaires, relationnelles, sociales, familiales, médicaux, personnels. Les décrocheurs disent qu’ils ont arrêté l’école et pas abandonné l’école, comme souvent nous pouvons le lire. C’est important parce q’un arrêt laisse à penser qu’il peut y avoir une reprise, alors qu’un abandon risque d’être plus définitif.
I -Pousser ou repousser la porte de l’Ecole, première épreuve du parcours initiatique.
Pour un élève en rupture de ban avec la scolarité, l’idée de passer la porte d’un établissement est une première épreuve. Souvent, la prise des renseignements pour une inscription éventuelle au LSI, sont le fait des parents, de personnel de l’éducation nationale ( Proviseurs, Principaux,CPE, CIO, COpsy, ) l) des acteurs sociaux ( éducateur, assistante sociale) ainsi que du monde associatif, beaucoup plus rarement par le jeune.
Cette première prise de contact téléphonique, se termine par une invitation à assister à une réunion d’accueil ( portes ouvertes ). Deux heures durant lesquelles, des membres de l’équipe font une présentation des dispositifs innovants du Lycée J Lurçat .
Nous insistons sur le fait que l’enfant, l’élève, le jeune viennent accompagner d’un membre de la parentalité, pour entendre à deux, les propositions de cursus. Cette séance de présentation se renouvelle, une fois toute les 6 semaines
A- Le premier degré la Réunion d’accueil
L’ambiance est souvent lourde. Assemblée hétéroclite composée des membres de la parentalité large, de jeunes, parfois de journaliste, de personnel de l’éducation nationale. Ambiance pesante car pour les parents et les enfants, ils attendent, pragmatiquement, une solution à leur problème de décrochage. C’est souvent la énième journée portes ouvertes, depuis parfois quelques semaines, quelques mois et même quelques années. Lourde ambiance pour l’équipe du pôle, investie par l’assemblée, de donner une solution aux décrochages scolaires des adolescents présents. C’est une épreuve pour tout le monde.
Pour ceux qui seront nos futurs élèves, c’est la première épreuve, étape, rencontre pour un retour vers l’école et les apprentissages, symboliser à la fin de la réunion par l’inscription de son nom, son prénom, son adresse,…..sur un registre, qui permettra à l ‘équipe de rappeler et de prendre rendez vous.
Le parcours débute par ce premier engagement, qui se poursuivra par un entretien individuel avec un membre de l’équipe du LSI.
B- L’entretien individuel est un deuxième degré vers l’école.
Une partie des élèves contactés pour le rendez vous se désiste pour diverses raisons, pour la grande majorité un rendez vous est pris avec un enseignant.
Cette deuxième rencontre se déroule comme un face à face entre un ados décrocheur et un prof, pas comme les autres, car « il s’occupe de décrocheur », mais, tout de même d’abord un professeur et un adulte.
L’on peut imaginer, comment l’adolescent a-il pu se raconter les scénarios ( à reprendre) de cet entretien
Le premier objectif du prof est d’arrondir l’entretien, c’est à dire de mettre le plus possible de confiance, de sérénité entre lui et son interlocuteur. C’est indispensable, pour que le jeune puisse se présenter, montrer sa motivation pour la reprise d’un cursus scolaire, ces compétences scolaires et extra - scolaire, sa volonté de vouloir participer avec d’autres, à des projets de solidarité ici et là bas.
Combien de parents désirent assister à l’entretien pour défendre leur enfant, beaucoup de maman disent « il (elle) ne sera pas vous montrer sa motivation, il ne réussira pas l’entretien, il (elle) trop timide, trop bourrue, trop en révolte ! ».
Ces inquiétudes maternelles, sont encore une preuve de « l’angoisse » que draine le « décrochage scolaire » dans l’entourage du décrocheur. C’est donc une nécessité de travailler en collaboration avec la parentalité, pour apaiser tout le monde.
L’entretien se poursuit par un travail écrit sur des documents proches des domaines de la sociologie et de l’éducation au développement. L’équipe à besoin d’avoir une première idée du niveau scolaire « du futur nouveaux ». L’entretien se termine inévitablement par « La réponse dans le milieu du mois de juin ». C’est une phase terrible pour les adolescents les plus déterminés, car 1 ou 2 mois d’attente pour des ados c’est une éternité.
Lors des séances de synthèse où l’on fait notre douloureux choix, l’ensemble des personnalités scolaires et personnelles, permettent de faire un choix
L’évaluation des « maux » du décrochage et de la période de décrochage avérée ou larvée ( les élèves présents/absent en classe) sont étudiés en profondeur pour évaluer les besoins en écoute, en école, en aide au projet personnel, en accompagnement dans le collectif.
Après ce premier éclaircissement, nous corrélons les besoins aux moyens humains et matériels dont nous disposons. Cette corrélation est la clef pour constituer le groupe d’élèves. Notre choix est un pari pédagogique et humain.
Les élèves choisis sont ceux pour qui nous prétendons pouvoir apporter des éclaircissements dans leur volonté de formation et de les aider à construire leur projet personnel. L’objectif étant de déboucher pour chacun sur une orientation positive.
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C- La pré-rentrée,
Le dernier degré de la manifestation de désir de repousser la porte de l’école est le stage de pré rentrée lors de la première semaine de juillet durant 4 demie journée.
Ces 2 jours permettent de présenter plus en profondeur les contenus pédagogiques du cursus, à travers la mise en activités collective autour d’un
Thème de société ou d’éducation au développement. De permettre à tous les acteurs de se présenter en utilisant les méthodes actives pour faciliter la communication.
Une partie symbolique à cette pré rentrée,le remplissage des documents administratifs la fiche GEP, les photos, les enveloppes…. . « Ca y est » le retour vers l’école est officielle ! Précisément, l’école au LSI, car après la lecture de l’engagement, les élèves le valide et rédige un texte de leur engagement de participer aux différentes étapes du cursus de 1ère ou de 2ème année du LSI.
( Annexe Engagement 1)
La première matérialisation de cette engagement est la recherche d’un stage en association pour la rentrée. Une séance courte en salle informatique, pour des recherches sur Internet permet à l’équipe d’avoir un aperçu en NTIC du groupe, ainsi que de voir fonctionner les élèves en petits groupes.
Ces 2 jours se terminent par une séance de bilan oral, pas toujours très significatif, permettant tout de même, d’apporter des précisions, de se souhaiter de bonnes vacances et de se donner rendez vous à la rentrée.
La première étape est achevée. L’ancien « sans bahut », revient vers l’école, il s’engage à revenir vers les apprentissages, le parcours débute là.
II Le début de l’année
En septembre les élèves et les enseignants se retrouvent, pour une année de travail et de projets individuel et collectif. Dans les deux premières semaines nous rentrons en contact avec les parents. L’équipe du pôle accentue depuis plusieurs années les relations avec la parentalité. L’expertise acquise au cours des années a montré la nécessité d’impliquer la parentalité dans le projet de formation de nos élèves. Comment définir la parentalité ?
A -Essai de définition autour de l’idée d’une Parentalité au sens large, ne se résumant pas au biologique ou au judiciaire.
La parentalité large est au départ de l’histoire des jeunes dans nos structures.
Ce sont les adultes qui souvent ont accompagné les jeunes lors de la commission accueil. Ce peut être simplement les parents, un autre membre de la famille, un grand frère une grande sœur. C’est aussi des acteurs de sa vie sociale : travailleur social, personnel de l’EN.
Le représentant de la parentalité pour le jeune, est celui qu’il a choisi, la personne avec qui il à créer du lien pour ce projet de revenir à l’école. Pour un grand nombre de nos élèves cette parentalité est double et se partage entre la famille et les acteurs sociaux. Cette analyse est la conséquence de la structure mono parentale fortement majoritaire parmi nos élèves ( 70 % en moyenne par an ). La mère assumant généralement la garde des enfants. Le complément à cette parentalité biologique est un acteur social ou médical, qui suit depuis longtemps l’élève. Ces deux « parents » seront nos interlocuteurs privilégiés, durant le parcours du jeune au LSI.
Quelle place à la parentalité dans la construction du parcours individuel de l’élève ?
Nous pensons que le raccrochage est multifactoriel, comme l’est le décrochage. Alors pour multiplier les chances de réussites ils faut diversifier les intervenants. Nous avons coutume de diviser en 3 groupes distincts, ces intervenants, avec chacun une mission : la parentalité, le jeune, l’équipe. Chaque acteur est le sommet d’un triangle au milieu duquel il y a le projet personnel de l’élève : c’est le triangle de la réussite. Que demande-t-on nous, à la parentalité ? De la présence, de la confiance et de la patience.
Il faut que la parentalité soit présente, mais pas trop ! Présente pour la relance quotidienne des objectifs, se lever à l’heure….bref le boulot de parents d’élèves. Mais pas trop, car il faut que le dosage permette au jeune de retrouver « son projet personnel », qui va tout au long du parcours changer et encore changer. Rien n’est jamais vraiment acquis avant le voyage solidaire de la 3e séquence.
Ce dosage est très complexe à trouver, car une caractéristique des adolescents, est cette attitude paradoxale d’attraction / répulsion qu’ils ont face au monde qui les entourent. L’équipe entretient une relation très ouverte avec la parentalité à travers les activités d’évaluation de l’élève, le conseil de progrès ( 4 fois par an), les réunions de préparation du séjour solidaire ( 3 par an ) ainsi que les entretiens personnels ou téléphoniques avec le tuteur de l’élève, en fonction de la demande chacun des parties.
L’ensemble de ces contacts favorisent l’accompagnement. Bien que cela paraisse anecdotique, la rencontre entre parents de décrocheurs, lors d’un conseil de progrès ou d’une manifestation plus festive ( La Semaine de la Solidarité Internationale) est parfois une éclaircie dans « la vie scolaire de ces parents » .
« Je ne suis pas tout seul, à vivre le décrochage d’un enfant ». Des relations se tissent au fur et à mesure du temps.
L’implication des parents dans la vie du LSI s’exprime par la participation aux différents rendez vous institués, leur application à proposer pour les autres des ressources ( stages, petits boulots, matériels…),de se mobiliser pour participer à la logistique du voyage, de manifestations de présentation des projets d’élèves…
Parfois cette implication nouvelle dans l’école de ces parents de décrocheurs, les réconcilient eux mêmes avec l’institution scolaire publique. L’effet le plus notoire pour nous est de ressentir et surtout d’ entendre des parents nous dirent, que « l’atmosphère s’apaise au foyer « , « …qu’il ( elle) est content(e) de venir à l’école…mais je ne le vois jamais faire des devoirs ? vous ne leur donnez pas de travail à la maison ? ». Lorsque nous entendons cette remarque c’est que déjà des étapes ont été franchies !
B- L’équipe
L’équipe est depuis la création composée de 3 adultes enseignants ou CPE, nous sommes tous volontaire pour travailler sur le LSI et de manière plus générale, d’intervenir dans les activités du pôle. Depuis la mutualisation des moyens en 2004, les enseignants du LI de la LVPE, sont amenés à rencontrer dans des activités pédagogiques les élèves du LSI . Ainsi les élèves du LSI sont confrontés à différents adultes, différentes manière d’enseigner, d’évaluer et ne sont plus cloisonnés avec 3 enseignants/référents comme les 2 premières années du LSI.
Cela à permis d’ouvrir une deuxième année de LSI à moyens constants en rééquilibrant au sein du pôle, les moyens humains et disciplinaires.
A ce noyau, s’ajoute une partie des enseignants du pôle, nous mutualisons les compétences humaines et d’enseignements depuis la rentrée 2004,.
Ainsi, les élèves croisent durant leur parcours de première année 8 enseignants, donc 8 personnalités, des méthodes différentes. Cette diversité voulue, est un des piliers de la socialisation des élèves. Reconstruire des liens avec les adultes est pour certains le début du parcours. Plus de 60 % de nos élèves sont issus de familles monoparentales
Les membres de l’équipe sont tous polyvalents et interviennent tous en vie scolaire, ils sont tous tuteurs d’élèves et sont aussi responsables de tâches administratives sur le pôle. Toute les semaines une réunion d’équipe est organisée.
Cette polyvalence de l’équipe provient des parcours atypiques de ces membres, qui venant de l ‘EN, du monde l’Education Populaire ou de l’Université, avaient abordé sous différentes formes les problématiques pédagogiques et la question du raccrochage scolaire. La rencontre de différentes pratiques, plus classique, plus accès sur les nouvelles technologies ou sur la pédagogie de projet ou du faire, permettent de diversifier les outils et les supports d’enseignement.
Le militantisme pédagogique a pour ciment le droit à l’éducation pour tous ici et là bas et de concevoir le développement de manière solidaire et durable.
C- La classe
Le début d’année c’est pour tous les élèves le retour vers « les cours », avec tout ce que cela porte comme symbole !
L’objet n’étant pas de rentrer dans l’intimité didactique des apprentissages, voyons les axes qui nous rassemblent quelques soient les activités pédagogiques menées.
¾ La socialisation des individus dans le groupe ( respect, prise de paroles de tous, vocabulaire …),
¾ Partir de leur référence, favoriser la méthodologie à l’oral et à l’écrit ( analyse, argumentation),
¾ Favoriser les activités collectives en petit groupe.
¾ Respecter l’équilibre entre individuel et collectif,
¾ Mise en place de groupes de besoins dans les apprentissages linguistiques, des sciences et des mathématiques.
¾ Diversifier les supports pédagogiques avec l’utilisation régulière des NTICE,
¾ Développer la culture générale à travers les Unités de formation thématique,
¾ Favoriser l’ouverture sur le monde et les découvertes culturelles, par le cinéma, théâtre, expositions, événements,
¾ Permettre d’accéder a des premières qualification( B 2II, BAFA,AFPS…).
L’observation de l’attitude des élèves face à ces axes pédagogiques. Leurs attitudes nous renseignent sur leurs capacités, leurs appétences, les points à renforcer, les difficultés. Ces observations sont retravaillées en équipe et en tutorat.
Le tutorat : c’est le travail d’accompagnement de l’élève pris en charge par un membre de l’équipe pédagogique. Cet accompagnement est à l’origine, principalement dirigé vers « le scolaire » et l’orientation choisie de l’élève.
En réalité, comme il a été défini dans « le décrochage scolaire »,les facteurs multidimensionnels du décrochage, nécessite d’explorer des terrains plus ou moins éloignés de la scolarité. Cette relation permet d’être « l’interface école » avec les services sociaux institutionnels, associatifs, médicaux – psychologiques.
D- « Les raccrocheurs » en action :
Remobilisation est le mot clé de ce début d’année. En effet, d’avoir repoussé volontairement la porte de l’école n’a pas transformé les décrocheurs en élève studieux. Il faut donc mettre en œuvre la machine pour permettre de réduire l’absentéisme et le retard qui est un des maux du décrochage.
Dans les activités pédagogiques, c’est d’abord redonner les codes et les normes de la posture scolaire d’un élève de lycée.
La posture scolaire : c’est la faculté pour un élève d’être impliqué dans son métier d’élève, c’est à dire d’avoir son matériel, ses cours, de faire les devoirs, d’être à l’heure, de tenir un agenda à jour, de participer aux apprentissages.
C’est aussi d’accepter l’institution scolaire avec ses règles et coutumes objectives et subjectives.
Pour les enseignants, l’acquisition de la posture scolaire est un élément essentiel de l’évaluation d’un élève pour un accompagnement vers une reprise de scolarité classique.
Les deux premières semaines d’activités sont consacrées à la recherche de stage, à l’accompagnement vers les premiers lieux de stages, c’est la mise en acte du désir d’engagement mis en avant lors de l’entretien et de la pré-rentrée.
L’engagement, le stage, nouvelle étape du parcours.
L’engagement : Les élèves sont volontaires pour s’inscrire au LSI, ce qui signifie qu’ils doivent être acteurs de leur projet de formation, qu’ils doivent s’impliquer dans le parcours en respectant le cadre et les étapes pédagogiques qui le jalonnent.
L’engagement personnel dans le cadre collectif du groupe est indispensable à la réussite individuelle et collective du chemin à parcourir.
Le stage en association est une première mise à l’épreuve de ce désir d’aider les autres, de participer bénévolement à des actions menées par des associations franciliennes dans les domaines de la solidarité et de l’éducation au développement.
Cette engagement dans le stage représente une série d’épreuves auxquels l’élève va être confronter. Elle est une nouvelle étape dans son parcours initiatique. C’est un pas vers d’autres adultes, d’autres quartiers, d ‘autres arrondissements. Pour certains élèves il est difficile de changer d’arrondissement ! C’est à dire d’effectuer un stage en dehors du « quartier ». On ne sait jamais ! Pour d’autres c’est se confronter à un trajet plus ou moins long en métro. C’est aussi, les élèves, qui vont rencontrer d’autres adultes, qui veuillent se mettre en position d’apprentissage.
Pour les membres de l’équipe, l’implication dans le stage ( la recherche, dans l’action et dans le compte rendu), sont des points fort pour l’évaluation de l’implication, de l’autonomie, de l’engagement volontaire. Le même processus doit se mettre en œuvre dans la reprise des apprentissages et dans « la couture » du projet personnel.
Les réunions hebdomadaire sur le suivi et la conduite des stages permet de recaler, de réajuster l’équilibre entre la demande et l’offre du stagiaire.
L’ensemble de l’activité « stage » au LSI, permet aux élèves de toucher du doigt quelques problématiques de l’aide généreuse, bénévole, désintéressé !
Tout d’abord, il n’est pas facile d’aider ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les associations du secteur de la solidarité, sont de plus en plus pointilleuses sur le recrutement de bonnes âmes pour les seconder ( horaires, jours de la semaine, longueur du stage…). De plus, l’accueil téléphonique n’est pas souvent des plus chaleureux. Pour certains élèves, c’est pas facile à encaisser, ils se sentent incompris. En effet, comment comprendre qu’il soit si difficile de trouver un espace ou l’on veut exprimer sa solidarité citoyenne, alors que les médias nous abondent d’exemples de précarité, de misère et d’inégalités ?
« Les bénéficiaires ne sont pas content d’être aidés ». Cette phrase résume, l’ambiance à laquelle peuvent être confronter, les stagiaires lors de distribution gratuite. C’est un choc pour beaucoup. Le dialogue collectif permet de donner des pistes pour comprendre ce que peut ressentir « un bénéficiaire » de venir chercher son « colis ». En creux, combien de témoignages montrant des attitudes contraires, où se font des rencontres avec des « bénéficiaires » chaleureux.
Avant de partir en vacances de Toussaint, nous organisons le premier conseil de progrès en interne, c’est à dire l’équipe et les élèves, sans les parents. Nous considérons qu’une part des élèves n’est pas encore prêt à affronter un grand conseil de progrès. C’est la première séquence de remobilisation.
ANNEXES
Quelques définitions pour se comprendre :
Parcours initiatique : c’est à dire « une série d’épreuves morales ou physiques suivie par un jeune homme ou une jeune femme qui doive leur apporter une plus grande maturité ».
Le décrochage scolaire , cette expression couramment utilisé dans le milieu éducatif français, est un terme emprunté au Ministère de l’éducation du Québec. L’on ne doit pas assimiler le « décrochage scolaire « à « l’échec scolaire », mêmes si beaucoup de thématiques sont communes. Le décrochage scolaire est ultime étape de l’échec scolaire, puisqu’il s’agit de la sortie d’un cursus, d’une formation avant l’obtention d’un diplôme de niveau V ou IV. En France c’est une réalité pour environ 120 000 à 160 000 jeunes par an, qui quittent le système scolaire sans diplôme sanctionnant un niveau, une spécialité.
La décision prise par un élève d’arrêter l’école est le résultat d’un long processus incluant des facteurs multidimensionnels d’ordre scolaires, relationnelles, sociales, familiales, médicales, personnels. Les décrocheurs disent qu’ils ont arrêter l’école et pas abandonner l’école, comme souvent nous pouvons le lire. C’est important parce q’un arrêt laisse à penser qu’il peut y avoir une reprise, alors qu’un abandon risque d’être plus définitif.
L’engagement : Les élèves sont volontaires pour s’inscrire au LSI, ce qui signifie qu’ils doivent être acteur de leur projet de formation, qu’ils doivent s’impliquer dans le parcours en respectant le cadre et les étapes pédagogiques qui le jalonne.
L’engagement personnel dans le cadre collectif du groupe est indispensable à la réussite individuelle et collective du chemin à parcourir.
Le projet personnel : c’est l’idée que se fait l’élève de son avenir à la fin du parcours, lorsqu’il s’engage au LSI. C’est le « là » le « vers » où il veut aller, les moyens qu’il se donne pour réussir son projet, le transformer, l’affiner ou l’abandonner. En début d’année la typologie des projets personnels peut se décliner en 3 axes : reprendre de l’école, faire une nouvelle tentative scolaire pour réfléchir à autre chose que de l’école, plus d’école et partir découvrir le monde.
La posture scolaire : c’est la faculté pour un élève d’être impliquer dans son métier d’élève, c’est à dire d’avoir son matériel, ses cours, de faire les devoirs, d’être à l’heure, de tenir un agenda à jour, de participer aux apprentissages.
C’est aussi d’accepter l’institution scolaire avec ses règles et coutumes objectives et subjectives. Pour des décrocheurs l’acquisition de la posture scolaire un élément essentiel d’évaluation pour l’accompagnement vers une reprise de scolarité classique.
Le tutorat : c’est le travail d’accompagnement de l’élève pris en charge par un membre de l’équipe pédagogique. Cette accompagnement est à l’origine, principalement dirigé vers « le scolaire » et l’orientation choisie de l’élève.
En réalité, comme il a été défini dans « le décrochage scolaire »,les facteurs multidimensionnels du décrochage, nécessite d’explorer des terrains plus ou moins éloignés de la scolarité.
La solidarité : ce terme de plus en plus à la mode et souvent utiliser à tord. Au LSI la solidarité se définie par cette assertion « Les capacités d’un groupe sont plus importantes que la somme des compétences de chacun de ses membres ». Dans notre cadre, nous essayons que chacun est le désir de participer à la réussite des autres et donc à la sienne.
Socialisation : Théoriquement la socialisation peut se définir comme l’ensemble des interactions par lesquels se construit l’identité sociale d’un individu dans la société dans laquelle il vît. C’est à dire l’intériorisation, l’acceptation d’un certains nombre de valeurs, de normes acceptés par le groupe social .Pour les élèves décrocheurs cette socialisation passe par l’acceptation de l’institution, les attitudes attendues, qu’ils doivent avoir dans l’école, avec leurs pairs et les adultes.
Les adultes
Le noyau, depuis la création en 2002, a connu des évolutions des transformations engendrait par les modifications, l’adaptation du projet de départ. Elle compte au sens strict 3 membres qui se divisent l ‘essentielle des tâches pédagogiques, de suivi des élèves. A ce noyau, s’ajoute une partie des enseignants du pôle, nous mutualisons les compétences humaines et d’enseignements depuis la rentrée 2004,.
Ainsi, les élèves croisent durant leur parcours de première année 8 enseignants, donc 8 personnalités, des méthodes différentes. Cette diversité voulue, est un des piliers de la socialisation des élèves. Reconstruire des liens avec les adultes est pour certains le début du parcours. Plus de 70 % de nos élèves sont issus de familles monoparentales
De l’engagement de chacun au sein du Lycée de la Solidarité Internationale
L'inscription dans la formation proposée au Lycée de la Solidarité Internationale est volontaire, elle induit des droits et des devoirs détaillés dans le règlement intérieur.
Le Lycée de la solidarité Internationale a été conçu pour permettre à des élèves de poursuivre une scolarité de niveau 3ème/ 2nde afin d'entrer, à l'issue de 1 ou deux années de formation en classe de Lycée générale, technologique ou professionnelle, ou d’en d’autre voies de formations choisies..
L’inscription dans cet établissement doit se faire en accord avec les parents (ou le représentant légal) de l’élève.
L’Équipe éducative attache une grande importance à l’implication des parents dans le projet scolaire de leur enfant, elle participe à la reprise scolaire.
Le contrat pédagogique.
Renouer avec un projet scolaire nécessite une présence régulière dans les activités pédagogiques dispensées. Le parcours de l’élève passe par une inscription volontaire et une implication active dans son projet de formation scolaire personnelle.
S’engager dans un stage fait partie du contrat pédagogique. Une expérience de 15 jours se déroulera en début d’année en milieu associatif et fera l’objet d’un rapport écrit. Chaque élève s’impliquera alors une demie journée par semaine sur un an au sein d’une action de solidarité encadrée et participera à un voyage de solidarité dans un pays en développement.
La vie collective :
L'inscription volontaire au Lycée de la Solidarité Internationale, implique la prise en charges d'activités collectives internes, impose un comportement fondé sur le respect d'autrui et des règles de fonctionnement du groupe. Chaque semaine le groupe et l'Équipe éducative se retrouvent en conseil de vie de classe pour gérer en commun la vie du groupe dans l’établissement.
"Les capacités d'un groupe sont plus importantes que la somme des compétences de chacun de ses membres." Cette assertion est une perspective éducative qui organisera la vie des élèves de manière à ce que, non seulement, chacun épanouisse ses dispositions propres mais qu'au-delà, la dynamique de groupe créée, suscite un sentiment d'appartenance à un collectif.
L'assiduité moteur de la formation au Lycée de la Solidarité Internationale.
La présence aux activités proposées par l'Équipe du Lycée de la Solidarité Internationale doit être régulière. Toute absence doit être signalée à un membre de l'Équipe éducative. Une présence aux activités qui ne s’inscrirait pas dans la régularité handicaperait la bonne marche du groupe et pourrait remettre en cause une partie des objectifs fixés par celui-ci.
La régularité d'une présence active permet à l'Équipe éducative de suivre, d'évaluer les réussites comme les échecs et permet de faire progresser l'élève pour qu'il atteigne ses objectifs de formation.
La présence erratique est une forme d'irrespect envers le groupe et remet en cause les efforts de l'élève et le suivi mis en place par l'Équipe éducative.
Présentation statistiques des élèves du LSI en 2006-2007
Cette étude de la population scolaire du LSI 1 et LSI 2, repose sur les renseignements portés sur les fiches administratives de renseignements rentrées dans la base SCONET du rectorat de Paris.

A la rentrée 2006 l’âge de naissances des élèves est compris entre 22 ans et 16 ans. La forte majorité est comprise entre 16 et 18 ans.

Les élèves sont majoritairement parisiens (65 %) , les autres proviennent de l’Ile de France et de manière marginale d’Ile et Vilaine.

Les situations familiales sont
majoritairement monoparentales, 62 % des élèves vivent avec un
des deux parents et surtout leur mère.
72 % des élèves ont commencé un cursus scolaire en 2005, 28 % sont déjà hors l’école. Outre les élèves du LSI 1 ( 21 %), pour les autres la situation scolaire s’est dégradée pour se transformer en une perte de lien avec leur établissement s’accompagnant d’absentéisme , de retards chroniques et /ou d’une démission ou d’une exclusion.
La répartition des Professions et
Catégories Socio professionnelles des chefs de famille est
représentative de la nomenclature générale des PCS d’Ile de
France[1].
« Avec 42 % de bacheliers dans la population adulte et 43 % d’enfants de cadres en 1999, l’Ile de France se distingue toujours de la province. ».Avec 37 % de chefs de famille cadre, le LSI se situe en dessous de la moyenne d’Ile de France, une lecture plus approfondie montre une sur représentation des professions des arts et du spectacle ( la moitié).
Conclusion
La synthèse de ces statistiques, montre que les élèves entrant au LSI ont une ou deux années de retard, 37 % ont plus de 2 années de retard à leur entrée au LSI. Ils sont majoritairement parisien (62 %) ou d’Ile de France. 62 % des élèves vivent dans un cadre monoparentale, dont 54 % avec leur mère uniquement.
Pour 72 % des élèves le décrochage de l’école s’est affirmé l’année dernière, plus de ¼ n’était déjà plus dans l ‘école en 2005.
Une mixité sociale plus prononcée que la moyenne parisienne, 37 % des élèves sont fils de cadres et 25 % de professions intermédiaires. Le nombre de chef de famille sans emploi
(17 %) est très élevé par rapport à la moyenne nationale 9,8% ou d’Ile de France 11, 8 % 2[2].
[1] Source Géographie de l’école – n° 9 ( mai 2005)_ CH.2 p 10
[2] idem p 17.
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