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Apprend-on tout seul ? (podcast)
deux études de cas pour répondre à une question lourde de sens qui renvoie à nos pratiques d'enseignement et nos organisations pédagogiques; comment articuler l'individuel et le collectif ? Et ne pas renvoyer à la solitude des élèves, à la maison le travail, ne pas réduire la présence scolaire à la seule écoute, attentive au mieux. La transmission des connaissances se fait-elle autrement que par le maître ?
Apprend-on tout seul ?
Etude de cas
La solitude de l’élève face à sa copie, à ses devoirs, à son enseignant, est-elle irrémédiable ? S’appuyer sur le groupe et sur la collaboration permet-il de mieux apprendre ? En quoi cela concerne-t-il les enseignants ?
avec l’Ecole
Vitruve et son dispositif "Quinzaine de la la lecture"
et le lycée-collège
Bergson (pour son dispositif
"class-arts en seconde" et pour son action etablissement en
developpement durable )
La question peut paraître triviale, voire pour certains inutile, mais elle se heurte à la difficulté scolaire irrésolue, à l'insuffisante sollicitation de chacun des élèves pour se fabriquer ses propres compétences. Le Socle commun, en faisant désormais apparaitre de manière explicite la coopération et la prise de responsabilité nous éclaire; nous ne pouvons plus renvoyer l'élève à sa solitude de fond de classe ou confier son "vrai" travail à l'extérieur de l'Ecole.
L'analyse conjointe des deux dispositifs d'enseignement, Vitruve et Bergson ici, est convergente sur plusieurs points: une plus grande efficacité des apprentissages de tous les élèves renvoie nécessairement, à un moment ou à un autre de la vie d'une équipe, de la réflexion d'un établissement ou d'une école à:
1- l'organisation du travail d'équipe des adultes
2- la gestion des groupements des élèves, dans des modes alternatifs à la simple classe
3- la mise en place d'une coopération sociale et organisée en rôles, en responsabilités des élèves
4- la plus grande variété des temps, des lieux, en un mot, une plus grande souplesse de l'organisation scolaire, et notamment dans l'accueil de l'imprévu
5- une vraie différenciation pédagogique, et non une remédiation
Ces quelques points de convergence ne sont pas donc sans laisser des questions à notre système d'enseignement et nos organisations scolaires "classiques":
1- comment mieux organiser la coopération, les travaux de groupe, l'association, entre élèves, pour les élèves, dans un cadre ordinaire d'un cours ?
2- nous autorisons-nous à vraiment prendre en compte la compétence collective, sans privilégier la performance individuelle ?
3- dans quelle mesure pouvons-nous associer les élèves à l'évaluation de leur propre dispositif, à l'évaluation de leurs propres compétences ? Les phases d'évaluation peuvent être dans ces cas de réels moments d'apprentissage.
4- quels sont les techniques, les dispositifs qui favorisent les choix et la prise de responsabilité des élèves ?
Ainsi, poser la question d'apprendre ne concerne pas que l'élève ou encore le contexte socio-familial, mais bien l'environnement scolaire et les choix explicitesou non d'une équipe dans l'organisation des apprentissages des élèves.
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