FAQ et glossaire
Expérimenter, le cadre législatif
L’article 34 de la Loi d’orientation pour l’avenir de l’École du 23 avril 2005 offre l’opportunité pour chaque école ou établissement de s’engager dans un processus expérimental
Expérimenter,
c'est innover et évaluer sa pratique
Pour
les enseignants et les équipes de direction
Participer
au suivi et à l'évaluation de l'action
Des
écrits aux destinataires multiples
« Sous réserve de l’autorisation préalable des autorités académiques, le projet d’école ou d’établissement peut prévoir la réalisation d’expérimentations, pour une durée maximum de cinq ans, portant sur l’enseignement des disciplines, l’interdisciplinarité, l’organisation pédagogique de la classe, de l’école ou de l’établissement, la coopération avec les partenaires du système éducatif, les échanges ou le jumelage avec des établissements étrangers d’enseignement scolaire. Ces expérimentations font l’objet d’une évaluation annuelle. »
Le droit à l’expérimentation s’inscrit explicitement dans le projet d’école ou d’établissement. L’expérimentation est consubstantielle du projet ; elle est portée par une équipe pédagogique et sa direction.
Initiative au terrain
Les domaines d’expérimentation sont indicatifs : enseignement des disciplines, interdisciplinarité, organisation pédagogique de la classe, de l’école ou de l’établissement, coopération avec les partenaires du système éducatif, échanges ou le jumelage. Ils sont volontairement larges, allant des pratiques de classe à des dispositifs plus ambitieux en termes d’organisation et d’ouverture, dans le cadre du projet d’école ou d’établissement.
Cette disposition vise à encourager le dynamisme des acteurs de terrain en les incitant à mettre en place localement les réponses les plus adaptées pour favoriser la réussite de leurs élèves.
L’académie de Paris a construit un dispositif, sous l’autorité du recteur, piloté par la mission académique « innovations et expérimentations » (MAIE).
Expérimenter, c’est innover et évaluer sa pratique
L’innovation pédagogique est le fait des enseignants ; elle est une initiative introduisant un élément nouveau dans un contexte donné ; repérée et communiquée par l’inspection ou le chef d’établissement, elle peut être soutenue, accompagnée et valorisée par la mission.
L’expérimentation s’inscrit elle aussi dans une dynamique de changement. De plus, elle se dote d’un protocole de suivi et d’évaluation et reconnaît la nécessité d’une contractualisation et d’une communication écrite de ses résultats.
Ces aspects,
nouveaux pour certaines équipes (protocole, évaluation, écrit),
peuvent faire l’objet d’un
accompagnement
et d’un
conseil apporté aux personnels.
L'expérimentation
concerne donc un champ plus restreint que celui des innovations
que toute université peut entreprendre pourvu qu'elle en trouve
les moyens. L'expérimentation concerne les seules innovations
qui nécessitent des changements législatifs ou réglementaires
(arrêtés et décrets).
Extrait de la conférence
des présidents d'université, nov. 2005 sur
le mot "expérimenter", aller voir ailleurs....
Pour les enseignants et équipes de direction
Pour les acteurs en école et en établissement, s’inscrire dans le cadre de l’expérimentation académique, c’est pouvoir :
- S’appuyer sur une légitimité institutionnelle qui renforce la visibilité et l’efficacité de l’action
- Profiter de l’appui de plusieurs services et missions académiques auprès des personnels comme du projet, selon les objectifs et l’ampleur des actions
- Avoir l’opportunité de participer à des séminaires et regroupements académiques ou nationaux
- Disposer de temps d’analyse de sa pratique professionnelle
- Participer à un réseau d’échanges en éducation et en formation
- Produire des ressources didactiques et pédagogiques pouvant être réinvesties dans d’autres contextes, d’autres milieux.
Participer au suivi et à l’évaluation de l’action
L’évaluation, processus en lui-même, doit veiller à articuler implication des acteurs et distance nécessaire. On peut proposer plusieurs étapes :
- Après validation du dossier d’expérimentation, l’école ou l’établissement est contractualisé sur l’action. Un protocole de suivi et d’évaluation est proposé et ajusté en partenariat.
- Un accompagnement adapté peut être prévu en matière d’aide à l’analyse de l’action, des pratiques et d’outillage méthodologique en évaluation.
- Un ou plusieurs regroupements académiques sur des thèmes ou besoins similaires peuvent être prévus selon les cas.
-
Un bilan intermédiaire, puis un bilan écrit final sera produit.
Des écrits aux destinataires multiples
L’évaluation de l’expérimentation comporte plusieurs finalités différentes mais complémentaires en fonction des acteurs concernés pour :
- l’équipe pédagogique et sa direction : l’évaluation a pour principale fonction d’analyser pour réguler et améliorer les dispositifs.
- les instances académiques : l’évaluation représente une aide à la prise de décision et au pilotage du système éducatif.
- le niveau national, le Haut Conseil de l’Éducation : le rapport annuel des académies lui permettra de proposer « des avis sur toute question générale relative à la pédagogie, aux programmes, aux modes d’évaluation des connaissances des élèves, à l’organisation et aux résultats du système éducatif, à la politique de formation des enseignants ».




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