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Baladodiffusion : mode d'emploi
Ce dossier a été réalisé par une équipe inter langues composée d'inspecteurs et de professeurs d'allemand, d'anglais et d'espagnol de l'académie de Paris, dans le cadre des Travaux Académiques Mutualisés. ApportsApports pédagogiques de la baladodiffusion en langues vivantesObjectifs de l'expérimentationLes expérimentations conduites dans des classes de collèges et lycées visaient deux objectifs principaux :
Contextes d'utilisationEn classeMise en place d'un travail différencié. Par exemple, un groupe travaille la compréhension d'un document audio tandis qu'un autre groupe se voit proposer une autre activité à partir d'un autre document. En dehors de la classeÀ la maison, au CDI, ... Dans tous les cas, la baladodiffusion
est venue en complément des apprentissages mis en place en classe en
s'inscrivant dans la logique du projet du professeur. Les différentes activités proposées aux élèves• compréhension orale De leurs expérimentations les professeurs ont identifié plusieurs avantages. Apports pour les élèves• favorise l'investissement dans les activités proposées Apports pour le professeur• permet de proposer une plus grande variété de documents sonores, faciles d'accès Il convient de garder à l'esprit que la baladodiffusion ne saurait se substituer à l'apprentissage dispensé en classe ; par ailleurs, pour qu'elle soit utile, il est indispensable que l'élève soit guidé (par une fiche de travail) dans les activités langagières proposées avec le lecteur MP3. Entrainement et évaluationEntrainement et évaluation ou du bon usage de la baladodiffusionLes apports de la baladodiffusion, déjà soulignés par ailleurs, répondent à des besoins souvent formulés par les enseignants de langue vivante et leurs élèves, notamment l'individualisation, l'autonomisation, un rééquilibrage réel entre l'évaluation de l'oral et celle de l'écrit, mais aussi entre le travail des compétences orales en classe et à la maison. Ainsi réception et production dans la langue-cible devraient bénéficier de la banalisation de cet outil technique dont disposent en fait déjà la plupart des adolescents de collège et de lycée à des fins de loisir, ce qui lève une première entrave d'ordre pratique tout en soulignant la question du lien entre l'outil et la spécificité de chaque activité. En revanche, il faudra bien cerner les limites de cette pratique qui ne peut constituer une fin mais bien un moyen parmi d'autres d'entraîner d'une part et d'évaluer d'autre part la compréhension auditive et la production (communication) orale qui ne devra pas être l'oralisation d'une production écrite. Ces processus se déroulent tantôt en classe, tantôt en dehors de la classe, et doivent dans tous les cas s'inscrire dans le cadre d'une tâche à réaliser, elle-même incluse dans une séquence articulée et bien entendu dans une progression des apprentissages et des acquisitions, ce qui suppose un accompagnement permanent de l'enseignant. A tous ces préalables s'ajoute néanmoins une condition nécessaire à la plus large diffusion de ce type de pratiques généralement jugées chronophages : la mutualisation, soit l'objet de cette réflexion, afin de fournir à chacun des pistes et des solutions aisément disponibles grâce aux activités menées par les uns et les autres dans différentes académies et dans les langues enseignées, par une simple connexion sur des pages validées et identifiées. Ainsi l'expérience de chacun pourra profiter aux autres en leur évitant par exemple de longues recherches ou de laborieuses mises en œuvre, ce qui est déjà le cas au sein de réseaux très actifs. Des généralités au concretI -Dans la phase d'entraînement, le baladeur peut être utilisé à la maisona) Pour l'entraînement à la compréhension de l'oral :
b) Pour l'entraînement à l'expression orale :
II - L'entraînement en classe avec l'outil baladodiffusionEn dépit du caractère par définition nomade de celui-ci, l'entrainement en classe avec l'outil baladodiffusion présente quelques avantages. En effet on se retrouve pendant un temps isolé avec son appareil alors que le groupe classe favorise l'échange et le travail collectif. Néanmoins ce peut être un moyen de remplacer le laboratoire de langue, à la gestion parfois problématique (emploi du temps de la salle, dysfonctionnements etc.). a) Pour l'entraînement à la compréhension de l'oral :
b) Pour l'entraînement à l'expression orale :
III - L'évaluation en classea) Compréhension de l'oral :l'outil est idéal pour une évaluation de la compréhension auditive. Chaque élève aura par exemple un support sonore et une copie à renseigner mais on réservera les QCM et vrai-faux - qui sont uniquement des outils destinés à vérifier la compréhension - plutôt pour l'évaluation, qu'elle soit ou non sommative. b) Expression orale :Cette utilisation semble difficile au sein d'une salle de classe puisqu'il y aurait un parasitage sonore dû à la simultanéité des productions orales. Que ce soit pour la compréhension ou la production, il est judicieux de moduler les critères en fonction des groupes de compétences et des objectifs de séquence, d'où l'aide précieuse de la mutualisation et des recours à l'expérience de collègues en la matière afin d'affiner peu à peu - en interlangue si possible- les appareils d'évaluation des savoir-faire à l'oral en réception comme en production. Conseils techniquesQuestions techniques et quelques solutionsBaladodiffusion est le terme employé pour l'écoute et le visionnage nomades de fichiers audio ou vidéo. La première question technique à ce sujet concerne le format des fichiers « baladeurs ». En fait la plupart des formats peuvent être enregistrés sur des lecteurs ambulants, mais c'est leur compatibilité avec différents lecteurs (nomades ou non, tels que les ordinateurs) qui peut être problématique. Donc, on préfère généralement se fixer sur le format MP3 pour le son et le format MP4 pour la vidéo, du moins pour le moment. Les objections diverses concernant la qualité des fichiers dans ces formats seraient recevables si les fichiers étaient destinés à une écoute en auditorium par exemple, mais nullement dans le cadre de l'usage que nous ciblons ici. Podcast est le terme pour la captation sur un ordinateur personnel (voire directement sur un lecteur synchronisé) de documents sonores ou vidéo proposés par toutes sortes de sources, majoritairement chaînes de radio ou de télévision. L'abonnement à un podcast est gratuit, le plus simple est de le « domicilier » sur le logiciel iTunes* où l'on n'a plus ensuite qu'à le télécharger d'un clic pour obtenir un fichier MP3 (son) ou MP4 (vidéo).
Le fait de disposer définitivement des fichiers sur un ordinateur est apprécié par les enseignants craignant de ne pas retrouver l'URL d'un document ou simplement de ne pas avoir de connexion internet en classe. De plus, cela permet d'effectuer du montage si besoin, généralement pour élaguer le document et le ramener à une longueur exploitable. Ainsi on devra disposer d'un logiciel simple - également indispensable à l'enregistrement de la voix - et gratuit tel que Audacity*, mais aussi, très commode pour couper aussi bien du son que de la vidéo au dixième de seconde près MPEG Streamclip*, qui est aussi un convertisseur de formats.
Armé de ces quelques outils, dont les tutoriels sont fournis en accompagnement, il devient simple de réduire un document à la durée désirée ou d'obtenir un fichier audio à partir d'une vidéo etc... Le flux RSS (Really Simple Syndication) proposé par la plupart des médias, le fait de capter en Streaming (= flux) les documents (textes, sons, images, vidéo) n'est pas approprié à la baladodiffusion puisque, par définition, il ne peut être capturé. Seuls les détenteurs de WAP ou de baladeurs de type iPhone, qui peuvent se connecter sur internet en tous lieux ou presque, pourraient l'utiliser, ce qui sera sans doute bientôt une réalité, mais pour le moment le fait de quelques privilégiés. En revanche, un document intégral « en direct » ou en streaming peut parfaitement être vu/écouté en classe et sa version podcastée (et raccourcie) embarquée sur les lecteurs MP3 (MP4 pour la vidéo éventuellement). Pour obtenir une production à partir des baladeurs MP3, ceux-ci doivent disposer de la fonction dictaphone, de plus en plus courante. Sinon, l'enregistrement se fait sur n'importe quel ordinateur avec Audacity par exemple : le fichier doit alors être exporté en MP3 avec le logiciel Lame proposé avec Audacity. Enfin, pour que les élèves disposent des fichiers audio (ou vidéo si leur lecteur le permet), l'idéal est de le déposer sur un ENT (espace numérique de travail) auquel chacun accède avec ses codes. Mais, en attendant que tous les établissements disposent d'un ENT, les fichiers peuvent être simplement chargés sur un ou plusieurs ordinateurs auxquels les élèves ont accès et où ils peuvent télécharger en quelque secondes les documents. A terme, le cahier de textes électronique associé à l'ENT sera l'outil commode pour véhiculer aussi bien des documents de tous ordres que les productions orales des élèves. En classe, hormis les salles multimédia, pas toujours disponibles et parfois difficiles à maîtriser, il est toujours possible de voir et/ou écouter des documents vidéo/audio, avec un simple ordinateur connecté sur internet et des enceintes acoustiques associées, auxquelles on peut même substituer une station d'accueil de lecteur MP3 qui fait alors fonction d'enceintes classiques, mais qui permet aussi d'écouter les fichiers contenus dans les baladeurs, y compris les iPods. Consulter le dossier très complet d'Educnet : http://www.educnet.education.fr/dossier/baladodiffusion/#seminaire RessourcesRessourcesRessources sur Educnet langues vivantes et les académies.
Guide pratique de la baladodiffusionCe guide publié par le ministère de l'éducation nationale et le CNDP a pour objectif d'aider les enseignants et les chefs d'établissement dans l'élaboration d'un projet de baladodiffusion en langues vivantes, comme le préconise la circulaire de rentrée 2010, afin de stimuler l'apprentissage des langues vivantes. Ce guide apporte des réponses concrètes aux questions que peuvent se poser les enseignants et les chefs d'établissement concernant l'usage pédagogique, l'équipement, les ressources numériques, les aspects juridiques et administratifs liés à l'usage de baladodiffusion en classe. Réalisé pour les enseignants de langues vivantes, ce guide sera cependant utile à tout enseignant souhaitant se lancer dans un projet de baladodiffusion. Ce guide est acessible sur le site du CNDP : - en téléchargement au format .pdf, 2 MO Sitographie
DroitsL'enseignant qui se lance dans des usages utilisant des ressources multimédia (son, images vidéo...) va nécessairement se poser des questions liées aux droits. Ces interrogations le conduisent à faire preuve de vigilance pour lui-même et pour ses élèves. Ce nécessaire respect des droits permet par ailleurs de développer une démarche d'éducation à la citoyenneté. Trois réglementations s'appliquent à l'utilisation des baladeurs MP3-MP4 (se référer au document produit par la Division des Affaires Juridiques de l'académie) : • le droit à l'image L'enseignant s'assurera pour chaque situation pédagogique utilisant des ressources numériques du droit à appliquer. Il lui faudra en particulier consulter la réglementation concernant le droit d'auteur et ce que l'on appelle l'exception pédagogique : Pour les questions relevant des droits liés aux données personnelles, consulter le site de la CNIL et celui de la CNIL Juniors Autre site incontournable : Légamédia espace d'information et de sensibilisation juridique conçu par la Direction de la technologie du Ministère de l'éducation nationale, à l'intention de la communauté éducative. Cet espace comprend :
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