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Infos Lycée
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Historique de l'établissement
Résumé
Histoire du Collège-Lycée Camille Sée. Chapeau
Le lycée Camille Sée et le square Saint-Lambert
Le lycée Camille Sée a été construit de 1932 à 1934, sur une partie de l'emplacement de l'ancienne usine à gaz de Vaugirard, terrain donné par la Ville à l'État pour la construction d'un lycée de jeunes filles.
Le bâtiment a la forme d'un fer à cheval fermé par la rotonde d'entrée et les locaux administratifs; ceux-ci n'ayant qu'un étage laissent libres l'exposition au midi et la vue sur le square Saint-Lambert, construit à la même époque. Son architecte, François Le Coeur, a fait œuvre de novateur tant du point de vue des matériaux utilisés que de la structure du bâtiment lui-même. En effet le lycée est un des premiers grands bâtiments utilisant la technique du béton armé, dont le ton rose fut obtenu dans la masse en mélangeant au ciment du grès et des grains de granit rose des Vosges avec du marbre blanc de Carrare.
Quant à l'exiguïté du terrain -5800 m2 c'est à dire 3 fois et demie plus petit que de coutume- elle amena également François Le Cœur à trouver une solution originale pour accueillir les 1500 jeunes filles prévues : puisque le lycée ne pouvait s'étendre en surface, il grimperait en hauteur (huit niveaux du 3ème sous-sol au 5ème étage) et l'on installerait pour les déplacements des élèves, des escaliers roulants et des ascenseurs pour les professeurs, de larges galeries, éclairées par de grandes fenêtres, serviraient de lieux de récréations et la gymnastique se ferait sur les terrasses coiffant l'édifice.
50 ans plus tard, les escaliers roulants n'existent plus, les ascenseurs ont rendu l'âme à leur tour et il n'est plus question depuis longtemps de faire de la gymnastique sur les toits!
Une salle de classe au lycée Camille Sée pendant la guerre 1939-1945 Les photographies suivies du signe © ont été reproduites avec l'aimable autorisation de la Parisienne de Photographie.
5800 m² pour 1800 élèves ! La commission des bâtiments des lycées et collèges en recommandait 20 000 pour un tel nombre ! Est-ce une véritable gageure ? Un homme, un architecte, François LE CŒUR, au sommet d'une brillante carrière, devait relever ce défi. C'est aux cours d'architecture d'Anatole DE BAUDOT qu'il eut la révélation du béton armé. Le maître enthousiaste transmit à l'élève doué son goût pour les matériaux modernes, qui donnaient plus de facilités aux concepteurs pour adapter les bâtiments à leur fonction. Ces constructions débutent en 1899 avec l'hôpital de Tournan. De 1907 à 1932, il construira une annexe de l'Administration des Postes, cité Martignac ; un central téléphonique Faubourg-Poissonnière ; un bureau de Postes rue de la Bergère ; l'Hôtel des Postes de Reims ou le collège de Corte qu'il bâtit en 1932. L'usine à gaz de Vaugirard n'avait plus d'utilité économique. Elle répandait sur le quartier une odeur nauséabonde. On décida de la raser. A sa place, quelques immeubles d'habitation sont construits, on aménage un square et la ville de Paris fait don à l'État des fameux 5800 m² pour y édifier un lycée de jeunes filles. François Le Cœur va appliquer en toute liberté son style monolithique. Il ne peut que construire en hauteur sur 8 niveaux : 3 en dessous de la rue, 5 au dessus. Les classes donnent sur une cour centrale de 2200 m².
La cour de récréation du lycée de jeunes filles Camille Sée vers 1935 Cette construction a plusieurs particularités : Sa couleur rose est due à l'adjonction au ciment de grès des Vosges et de marbre de Carrare.
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