Bandeau

Du journal du lecteur au journal de séquence

Des collègues de l’académie de Lille ont présenté l’articulation entre le journal de lecteur et le journal de séquence, lors d'une table ronde. Une démarche intéressante pour réfléchir à la manière de rendre compte de ses lectures et permettre leur réinvestissement dans des écrits ou lors de l’oral de contrôle. Document à télécharger (20 pages)

Le journal du lecteur

Le journal du lecteur est la première étape de la constitution d’une forme de « bibliothèque personnelle ». Il permet d’affirmer l’identité de chaque lecteur. Qu’il soit journal du lecteur, carnet de bord ou carnet de découvertes culturelles, il permet l’instauration de rituels à travers un va-et- vient constant entre le « lire, dire, écrire » et les autres activités menées en classe.

En lycée professionnel, le journal du lecteur peut également être pratiqué, mais l’innovation est de lui donner le rôle de « journal de séquence ».

Le journal de séquence

Le journal de séquence doit permettre à l’élève d’affiner progressivement son statut de lecteur et l’aider à se constituer une culture générale. Il doit surtout lui donner le goût et la confiance dans l’écriture.

Le document ressource Baccalauréat Professionnel - Lire indique que le professeur veille à maintenir un équilibre entre le souci de faire réagir les élèves, de les faire entrer dans le débat d'idées, le partage d'émotions ; l'apport de connaissance sur l'époque et le milieu qui ont vu naître l'oeuvre, la façon dont l'oeuvre a été reçue par les lecteurs de son époque; la réflexion sur l'écriture de l'oeuvre et ses effets sur le lecteur d'aujourd'hui.

Pour ce faire, le professeur doit amener les élèves à pratiquer les formes de lectures scolaires (groupement de textes, lecture d’œuvre intégrale, parcours de lecture dans une œuvre) mais aussi s’appuyer sur les lectures privées, cursives, analytiques et documentaires. La souplesse du journal de séquence permet de garder trace de toutes ses formes de lecture alors que le cahier de l’élève a tendance à ne recueillir que ce qui relève des formes scolaires de lecture.