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Premiers résultats de l'enquête Paris Sans Tabac 2015

mis à jour le 27/05/15

Chaque année depuis 1991, Paris Sans Tabac conduit en partenariat avec le rectorat de l’Académie de Paris une enquête transversale sur un échantillon représentatif de la population scolaire des collèges et lycées parisiens.

A la veille de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai, il apparait utile de publier les premiers résultats de ce travail, contenant un focus sur l’utilisation la cigarette électronique.

Près de 3350 élèves sont sondés par année d’enquête.

L’expérimentation de l’e-cigarette a connu une forte augmentation en 3 ans avant une stabilisation en 2015.

A 12 ans, 10% des élèves interrogés l’ont déjà expérimentée. A 16 ans, ils sont plus de 50%.

Cette expérimentation s’associe à 2 phénomènes :

1-      Près de 72% de ceux qui expérimentent la e-cigarette ne l’utilisent pas régulièrement. Le pourcentage d’utilisateurs réguliers est même en baisse significative entre 2014 et 2015 passant de 14.1% à 11.1% chez les 16-19 ans et de 9.8% à 6.% chez les 12-15 ans. Ainsi si l’expérimentation est devenue une norme sociale, l’utilisation régulière concerne moins de 10% des élèves de 12-19 ans à Paris en 2015.

2-      En parallèle à cette expérimentation importante de la cigarette électronique, on constate une baisse significative du taux de tabagisme quotidien ou occasionnel chez les jeunes qui passe de 20,2% en 2011 à 7,4% en 2015 pour les 12-15 ans et de 42,9% à 33,3% pour les 16-19 ans. La consommation de la chicha a également chuté, passant de 23% en 2015 à 10% de jeunes l’ayant utilisée une fois dans le mois en 2015.

Ainsi à Paris la cigarette électronique n’apparaît pas comme « une porte d’entrée »  significative en tabagisme. Par ailleurs, aucun signal ne vient faire suspecter une augmentation de l’usage du cannabis et des prises excessives d’alcool chez ceux qui vapotent, les signaux sont plutôt inverses. Il semblerait que fumer soit de moins en moins une activité valorisante chez les collégiens parisiens, mais la partie n’est pas gagnée comme le précise le Professeur Bertrand Dautzenberg, président de l’association Paris Sans Tabac : « Il appartient aux décideurs politiques de poursuivre le combat  contre certaines pratiques industrielles et commerciales qui oeuvrent dans le sens de la dépendance tabagique des adolescents : nous avons encore beaucoup à faire ».