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"L’école de demain : entre MOOC et classe inversée"

mis à jour le 15/06/15

Marcel Lebrun fait le point sur les MOOC et les classes inversées, deux innovations technico-pédagogiques qui peuvent conduire soit à une émancipation pédagogique soit à une fossilisation des pratiques. Un article d'"économie et management" n°156, publié par Canopé.

Le numérique interroge les pratiques pédagogiques

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MOOC et classes inversées : "Dans les deux cas, on remarquera une présence forte des Technologies de l’information et de la communication (TIC), à la fois pour soutenir la transmission des savoirs à distance, pour favoriser les relations entre activités présentielles ou distancielles ou encore pour structurer les interactivités en classe." (...)

Après avoir redéfini MOOC et classes inversées, Marcel Lebrun rappelle comment ces deux concepts, dont l'histoire s'entrecroisent, peuvent être source de renouveau pédagogique ou au contraire cristalliser des pratiques conventionnelles. Il nous fait partager ses réflexions sur la place des technologies, la perceception que nous pouvons en avoir et l'appropriation qui peut en être faite.

"À chaque fois qu’une nouvelle technologie, une nouvelle méthode, un nouveau produit est lancé, on assiste (et c’est d’autant plus vrai à notre époque numérique, le buzz fonctionne à la vitesse de l’électronique) à la diffusion des discours lénifiants des évangélistes, des propos « chèvrechoutistes » des sceptiques et des vitupérations des grognons.

Comme toute création humaine, les technologies ou les innovations sont ambiguës, elles constituent à la fois un « bien » et un « mal », un remède et un poison (le pharmakon de Socrate), cette « option » dépendant des usages que nous ferons des artefacts que nous avons nous-mêmes créés."

Il questionne aussi la place des équipements dans les apprentissages et affirme que : "La relation entre enseigner et apprendre est systémique, non linéaire. C’est par le dispositif construit « autour des ressources », constitué d’outils certes, mais aussi d’activités signifiantes et d’interactivités édificatrices, et par la formation des étudiants et des enseignants tous apprenants, qu’apparaîtront les valeurs ajoutées attendues des technologies. Et c’est une affaire de longue haleine qui dépasse largement les plans d’équipements des écoles pour considérer les éléments d’accompagnement humain qui, eux seuls, permettent de transformer la quincaillerie des outils qui donnent accès aux ressources en instruments d’appropriation des savoirs et de la culture numérique." (...)

Il rapelle également  les propos de Michel Serres : "Les technologies nous condamnent à devenir intelligents." et ajoute : " C’est donc à imaginer des tierces places que nous devons travailler. Au-delà de l’ambivalence de l’outil, les technologies sont et resteront des potentiels qu’il revient aux humains d’activer et de socialiser."

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