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Cité des sciences et de l’industrie

Auditorium, niveau 0
30, avenue Corentin Cariou 75019 Paris Métro : Porte de la Villette (ligne 7) Tramway : Porte de la Villette (ligne 3b) Bus : 139, 150, 152. 

Samedi 6 février 2016 de 14h à 17h

La nature

Le Collège international de philosophie et la Cité des sciences et de l’industrie invitent les classes préparatoires aux grandes écoles commerce et économie à une séance spécialement conçue sur la nature. C’est l’occasion d’écouter et d’échanger avec des spécialistes de cette notion au programme du concours de culture générale.

Les premiers philosophes, écrivait Aristote, étaient des hommes qui discouraient sur la nature, sur l’origine et les principes de toutes choses. Le thème de la nature traverse ainsi, depuis l’Antiquité, les différentes écoles et courants philosophiques. Il éclaire aussi une dynamique propre à la philosophie : faire travailler des savoirs aussi variés que les sciences, les arts, les techniques ; confronter théories, hypothèses et expériences issues de champs tout aussi divers. Source d’investigations scientifiques et techniques, la nature est également au creuset d’interrogations éthiques et politiques croissantes.

L'histoire permet d'examiner une série d'idées reçues largement partagées comme l'idée d'une nature vierge ou d'une harmonie entre l'homme et la nature, harmonie bien sûr perdue à cause du progrès des sociétés.

Nous faisons aujourd’hui l’expérience d’une montée en puissance des remises en causes des modes d’exploitation de tout ce qui relève de la nature. Depuis les années 1970, l'attention portée à la crise environnementale a redonné à la nature une place qu'elle avait largement perdue dans l'interrogation philosophique. Mais la question se pose toujours de savoir de quelle nature s'agit-il, comment en parle-t-on, et à l'aide de quelles catégories ?

Sur le plan politique, l’écologie constitue pour les sociétés démocratiques un foyer d’interrogation, d’inquiétude et parfois de conflit – comme une nouvelle frontière juridique ou morale, aux contours et à l’avenir incertains. Dans un monde qui semble intégralement dominé par l’homme, on imagine difficilement que le « développement durable » puisse être autre chose qu’une forme intensifiée du « développement humain ». Mais à qui reconnaître des « droits naturels et imprescriptibles » et sous quel régime d’institutions et de coutumes ? Où sont et quelles sont les limites exactes de la communauté politique ? Celle-ci pourrait-elle s’élargir, et de quelle manière, à la nature ou à certaines parties de la nature ?

avec :
Frank Burbage, philosophe, inspecteur général de l’éducation nationale – groupe de philosophie.
Valérie Chansigaud, historienne des sciences et de l’environnement, chercheuse associée au laboratoire SPHère, CNRS – Université Paris Diderot.
Catherine Larrère, professeur émérite à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, spécialiste de philosophie morale, politique et de l’environnement.

Modération : Catherine Portevin, chef de la rubrique Livres de Philosophie Magazine.

 

Samedi 13 février 2016 de 14h à 17h

Les passions

Le Collège international de philosophie et la Cité des sciences et de l’industrie invitent les classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs à une séance spécialement conçue sur les passions. C’est l’occasion de croiser différents regards sur cette notion.

Du normal au pathologique, de la création artistique à la rage destructrice, de la ferveur religieuse à la passion amoureuse, toute une gamme de passions a contribué à enrichir la littérature, le théâtre et la philosophie. Les passions constituent bien, au travers de leur diversité, de leur densité, un monde à part entière.

L’antiquité se trouve revisitée dans le théâtre et la littérature de l’âge classique, ce dont témoigne un monument comme Andromaque de Racine ; la scène des dieux et des héros devient un lieu privilégié pour faire vivre les passions et faire jouer les sentiments.

Les personnages de La Cousine Bette de Balzac carburent au rythme des passions les plus viscérales et les plus débridées. Mais en utilisant ces passions comme ressorts de l’intrigue et comme miroir de son temps, l’écrivain fait sortir de ses gonds la question morale. Il est intéressant de se demander à quelles conditions le jeu des libidos, par- delà le bien et le mal, donne ainsi sa forme et son pouvoir de séduction au récit balzacien.

Avec Hume, on découvre l’émergence d’une approche scientifique des passions. La manière dont il traite des passions nourrit ses réflexions concernant le commerce (ce que nous appellerions aujourd’hui l’« économie ») et touchant l’histoire, car Hume est, comme Voltaire, d’abord reconnu au XVIIIe siècle comme un historien, auteur de « L’histoire d’Angleterre ».

Enfin, quel éclairage apportent aujourd’hui les neurosciences ? La passion peut-elle influer sur nos comportements telle une drogue ? Que se passe -t-il dans le cerveau amoureux? Peut-on être dépendant à l’amour ?

Trois intervenants animeront cette conférence :

Jean-Pierre Cléro, philosophe, professeur à l’Université de Rouen, spécialiste et traducteur de Hume,
Boris Lyon-Caen, maître de conférences en littérature à l’Université Paris-Sorbonne, spécialiste de Balzac,
Roland Jouvent, professeur de psychiatrie à l’Université Pierre-et-Marie Curie, directeur du Centre émotion du CNRS à l'Hôpital de la Salpêtrière à Paris.

Modération : Catherine Portevin, chef de la rubrique Livres de Philosophie Magazine.