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Les défis du BTP

Deux défis majeurs s’imposent au BTP et donc à nos formations professionnelles.

  • La transition énergétique
  • La transition numérique

Les entreprises du BTP doivent désormais amorcer le virage du Plan de Transition Numérique diffusé par le gouvernement et agir dans l’orientation du Plan de Transition Energétique.

L’impact de la transition énergétique sur les métiers du bâtiment

La maîtrise des enjeux environnementaux impacte un nombre important de métiers du bâtiment et constitue un changement d’envergure dans les pratiques professionnelles.

Pour les bâtiments neufs, les lois Grenelle 1 et 2 ont conduit au renforcement de la Règlementation Thermique RT 2012 avec la généralisation du concept « bâtiment basse consommation » et l’obligation de résultat. La règlementation thermique introduit le recours aux énergies renouvelables et au traitement de la perméabilité à l’air.
Pour les bâtiments existants, le principe est l’incitation à la réalisation de travaux de rénovation thermique et énergétique performante avec divers instruments financiers et fiscaux. L’objectif est de réduire les consommations d’énergie du parc existant d’au moins 38% d’ici à 2020.
On parle désormais de « gestion environnementale » du bâtiment, gestion qui doit prendre en compte le cycle de vie du bâtiment dans sa globalité, avec notamment les impacts environnementaux et la performance énergétique (de la phase d’éco-conception à la phase de rénovation du bâti ou de déconstruction).

De nouvelles compétences techniques font leur apparition et devront être maîtrisées par les professionnels. Elles sont liées à l’utilisation de nouveaux matériaux, aux nouvelles techniques de construction et d’isolation, à l’installation de nouveaux matériels performants ou encore au développement de nouvelles technologies. De nouvelles modalités de travail apparaissent également notamment liées à une nouvelle organisation de travail entre tous les corps de métiers, à l’obligation de résultats, à la gestion durable des chantiers ou encore à l’approche globale du bâti.

Le BTP fait (enfin) sa révolution numérique

Avec la maquette virtuelle, les tablettes, l’impression 3D et, demain, les drones de chantier, le numérique révolutionne la construction.

Visionnage en 3D, réalité augmentée réalité virtuelle sont les aspects les plus spectaculaires de la révolution numérique qui va bouleverser l’ensemble de la filière. Le BTP est en retard par rapport à l’automobile ou l’aéronautique car chaque chantier est unique et géré comme un prototype.
Le numérique se déploie aussi sur les chantiers puisque les conducteurs de travaux sont de plus en plus équipés de tablettes qui facilitent la communication et la prise de décision. Mais c’est surtout en aval, au stade des études que le numérique permet d’améliorer la conception des bâtiments et de réaliser d’importantes économies. Tous les acteurs du secteur n’ont plus qu’un mot à la bouche : le BIM !  (qui signifie Building Information Model), un concept qui permet de partager autour de la maquette numérique toute donnée concernant un bâtiment, à tous les stades de sa vie et par tous les corps de métier. De l’architecte au gros œuvre en passant par les bureaux d’études et la finition (peinture, carrelage), de la phase conception à la construction puis à la maintenance, les acteurs de la filière BTP qui se convertissent au BIM découvrent l’intérêt de travailler sur un outil commun qu’ils enrichissent sur le mode collaboratif. Le BIM réduit les erreurs liées à une mauvaise entente entre les nombreux corps de métier du bâtiment, qui engendrent surcoûts et malfaçons. 
3D, 4D, 5D. La maquette 3D est une représentation complète d’un bâtiment, avec l’ensemble des éléments de la construction, de la structure jusqu’au plus petit interrupteur ou plafonnier (comme ici pour la Philharmonie de Paris). La 4D, c’est, en plus, la prise en compte du facteur temps. Enfin, la 5e dimension, c’est l’intégration de tous les coûts du bâtiment. Ceux de construction, mais aussi ceux d’exploitation et de maintenance, qui représentent les deux tiers du coût total.