Bandeau

Vers une nouvelle gestion des espaces sur esidoc

Kiosque orientation, coin lecture, étagère des manuels,  meuble des périodiques, autant d’expressions familières qui traduisent le souci du professeur documentaliste d’organiser son CDI pour mettre en valeur son fonds documentaire. Notons que pour comprendre la logique d’un lieu, l’usager a besoin d’en faire le tour, de le visiter avant d’en percer la logique et finalement utiliser au mieux son espace et ses ressources.

Les espaces numériques n’échappent pas à cet axiome. Un usager qui ne comprend pas un espace ne l’utilisera pas ! Aussi les professeurs documentalistes du lycée d’État Jean Zay, se sont penchés sur la possibilité de détourner l’outil esidoc afin de recréer cette logique « d’espace ».

Plusieurs remarques peuvent être formulées avant de présenter notre démarche. Nous avons fait le choix d’utiliser exclusivement esidoc (et non pas d’autres applications telles que Netvibes ou Symbaloo) pour les raisons suivantes :

  • Les outils autres qu’institutionnel ne sont pas pérennes et peuvent être arrêtés comme ce fut le cas de Delicious ou plus récemment de pearltree qui a perdu ses arborescences.

  • Il n’y a pas d’alternative à esidoc pour consulter le catalogue. Cet outil est donc incontournable.

  • Multiplier les outils, c’est aussi multiplier les logiques : mon menu est vertical à un endroit puis horizontal à un autre…

  • De plus naviguer d’un outil à un autre peut poser problème : j’ai accès au catalogue via esidoc, mais je dois accéder à symbaloo pour voir la sélection de sites Web proposée par le professeur documentaliste…

  • Parfois, il faut créer un compte personnel pour utiliser l’outil…

  • Multiplication du nombre de clic pour accéder à l’information or en conception Web s’applique la règle des trois clics,  selon laquelle l'internaute doit pouvoir accéder à toute information présente sur un site web en suivant au plus trois hyperliens depuis la page principale.

 

L’outil idéal n’existe pas ! Mais esidoc est suffisamment « flexible ». De plus l’accès au catalogue et le fait qu’il soit un outil institutionnel en fait un candidat idéal.

La particularité de notre démarche a été d’associer aux onglets disponibles dans le menu horizontal non plus des catégories d’usagers mais des services ! En effet, de la même manière, dans l’académie de Dijon des professeurs documentalistes ont proposé de créer un « kiosque presse » dans l’un de ces onglets. Nous avons repris cette idée, la poussant au maximum afin de réaliser d’autres onglets en plus de la partie « accueil » qui reste une entrée généraliste dans notre propre esidoc : « laboratoire de langues », « conférences ».

Grâce aux statistiques accessibles via la rubrique administration d’esidoc, nous constatons que les usagers explorent tous les espaces et visitent deux fois plus de pages qu’avant.

 

En conclusion : rappelons que lorsque l’on développe le écosystème informationnel dans lequel va évoluer l’élève, son bon fonctionnement dépend aussi de nombreux facteurs : la maturité du public, le degré d’accompagnement réalisé par les professeurs (documentalistes et disciplinaires), les inter-connexions et les articulations de ces espaces afin qu’ils apparaissent comme un tout cohérent.

Nous constatons que cette logique d’espace numérique dédié à des services sur esidoc permet de présenter simplement aux élèves des contenus hiérarchisés et que les usagers en ont une appropriation facilitée.

 

Benjamin Martin
Lycée d’État Jean Zay Paris