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Une classe de seconde se découvre grâce à un travail sur l’histoire des familles

mis à jour le 20/05/16

Il s’agit d’un travail au lycée Elisa Lemonnier conduit avec une classe de seconde GT par un professeur de lettres, madame Audié, et le professeur documentaliste, madame Brassart.

Le projet "Nos épopées"

D’autres professeurs sont parties prenantes dans le projet, le professeur d’histoire notamment, monsieur Ballion, et le professeur principal de la classe, madame Exumé.

Le projet « Nos épopées » est vaste. Il comporte de nombreuses phases. Sorties, interview des familles, ateliers d’écriture, recherches, réalisation d’un livre collationnant les histoires, participation au prix littéraire de la Porte Dorée…

Nous mettrons l’accent sur ce que disent les élèves de l’expérience.

Ils insistent sur le mot « voyage ». « On a avancé dans le temps », « On a beaucoup voyagé ». Ils évoquent les pays qu’ils ont découverts,  le Congo, le Maroc, le Portugal,  et qui sont à présent mieux connus de l’ensemble de la classe, « Je ne connaissais pas le pays d’origine des autres », « Je ne connaissais pas l’histoire de la guerre d’Algérie, M… va me l’apprendre ».

Ce que le projet leur a apporté ? Ils ont pu parler avec leurs parents (« Mes parents aussi ont retrouvé des souvenirs »). Ils se connaissent et se comprennent mieux dans la classe (« L’histoire des autres, comment ils sont venus en France, ce qu’ils ont enduré », « Une vision plus globale du monde »).

Tout cela est délicat : il y a des parents qui n’ont pas voulu parler de certaines choses, révèlent des élèves. Et pour eux non plus, tout n’était pas facile, « Nos frontières, c’est personnel, difficile à partager avec les autres ». Le plus important à leurs yeux, du moins pour ceux qui s’expriment, ce sont les relations avec la famille et la découverte du plaisir d’écrire. Grâce aux visites de l’exposition Beauté Congo, certains  élèves disent avoir découvert leur continent d’origine sous un autre jour : « Je n’avais jamais vu de belles œuvres de mon pays, cela m’a fait plaisir… »

Le bilan du travail ? De la joie, de la découverte, des émotions, une meilleure connaissance de soi et des autres, une grande délicatesse dans les relations entre les élèves, une classe plus soudée. De belles réalisations, de beaux textes qui soutiennent l’estime de soi et la cohésion du groupe. Un travail qui s’inscrit dans l’enseignement moral et civique. Un travail qui devient un point d’appui pour l’engagement dans les apprentissages.