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La vie sociale entravée des familles modestes

famille1 Cette étude, parue dans "Consommation et modes de vie" (n°285, Septembre 2016) présente les résultats des travaux menés conjointement par le CREDOC et l'ONPES afin d'explorer les conditions de vie des ménages dit modestes.

La question de l’exclusion sociale est le plus souvent abordée en se référant à la pauvreté monétaire. Un autre repère a été constitué à la demande l'ONPES en recherchant le montant nécessaire pour faire face aux nécessités de la vie quotidienne et pour pouvoir participer pleinement à la vie sociale. Ce montant est dénommé « budget de référence ». Mais comment vivent les familles « modestes », c’est-à-dire disposant d’un budget inférieur à ce budget de référence, sans pour autant être considérées comme « pauvres » ?

Le CREDOC a abordé cette question à partir de son enquête Conditions de vie et aspirations ainsi qu’en réalisant des entretiens auprès de vingt familles modestes. Ces travaux montrent que, pour ces familles, faire partie pleinement de la société ne va pas de soi. Malgré le recours à des stratégies de « débrouille », parmi lesquelles Internet tient une place centrale, ces ménages n’arrivent pas toujours à compenser leurs faibles revenus. Ils évitent le recours au crédit par peur du surendettement et bénéficient d’aides ou de solidarité limitées. Les restrictions affectent le logement, les vacances, l’alimentation, les dépenses pour les enfants ainsi que les loisirs, les invitations… Cette précarité limite la vie sociale et obère les perspectives d’avenir des enfants comme des adultes.

Résumé du CREDOC