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Rencontres du numérique pour l'Éducation

mis à jour le 24/03/17


Le numérique envahit nos vies, il facilite notre accès aux supports, les enrichit, requiert de nouvelles compétences mais ne modifie ni les tâches, ni les apprentissages scolaires.

Sous quelles conditions le numérique améliore-t-il les apprentissages scolaires ?

C’est à cette question que M. André Tricot , enseignant à l’ESPE de Toulouse, chercheur CLLE,CNRS, EPHE & Université de Toulouse 2 s’est efforcé de répondre avec clarté et enthousiasme à l’occasion des journées EduSpot France, rencontres du numérique pour l’éducation les 8, 9 et 10 mars.

Comment est-on motivé face aux connaissances ?

Les connaissances primaires « équipent » l’espèce humaine depuis les débuts de l’homo sapiens, leurs mécanismes d’apprentissages sont inconscients, rapides et ne requièrent pas de motivation.

Les connaissances secondaires comme les apprentissages scolaires obéissent à des mécanismes différents, elles réclament effort, temps, motivation. Elles sont fondées sur une distinction entre « tâche » et « connaissance » autrement dit entre « moyen » et « but ».

Pour réaliser une tâche, l’élève mobilise des ressources. Aussi lorsqu’on enrichit le support, en l’occurrence le support numérique, il faut veiller à ce que l’élève ne mobilise pas toutes ses ressources pour accomplir cette tâche au détriment de l’apprentissage.

L’enjeu du numérique est bien dans la construction d’une progression.

Comment engager l’attention des élèves ?

Il existe quatre niveaux d’engagement de l’attention des élèves :

  • Niveau 1 : l’élève est passif : il écoute un cours
  • Niveau 2 : l’élève est actif : il manipule.
  • Niveau 3 : il est constructif : il pose des hypothèses, il enquête, il découvre.
  • Niveau 4 : il est interactif : il collabore, il travaille avec d’autres.
    Ce dernier niveau exige plus de préparation, davantage de guidage de la part de l’enseignant mais il exige aussi plus de l’élève.

On peut poser l’hypothèse que l’association entre les motivations liées apprentissages adaptatifs et l’interaction entre pairs (exploration, jeu…) est un puissant moteur d’apprentissage.

Comment intégrer le numérique ?

  1. Entrer d’abord par la fonction pédagogique (faire émerger des idées, prendre des notes, résoudre un problème…),
  2. Repérer les outils qui existent (cartes mentales, traitement de texte…)
  3. Evaluer la plus-value (gain de temps, archivage…). A ce jour, par exemple, il est démontré que la qualité des notes prises sur ordinateur est très nettement inférieure aux notes manuscrites.

Les fonctions pédagogiques constituent donc l’entrée qui permet ensuite de bien positionner les outils par rapport à la plus-value qu’ils apportent.

Pour aider à concevoir des situations d’apprentissagesNous vous invitons à retrouver les travaux d’André Tricot présentés par le Centre Alain Savary de l’IFé.