▼ Navigation | ▼ Contenu | ▼ Recherche | ► Glossaire

Rechercher

Finale du Concours de récitation poétique

mis à jour le 05/04/17

Mardi 28 mars 2017, l’Odéon-Théâtre de l’Europe a accueilli pour la troisième fois dans sa Grande Salle la finale du Concours de récitation poétique en classes de seconde.

Faire vivre la poésie

Mardi 28 mars 2017, l’Odéon-Théâtre de l’Europe
a accueilli pour la troisième fois dans sa Grande Salle
la finale du Concours de récitation poétique en classes de seconde.

Concours récitation finale 2017 Salle

En septembre, elles étaient trente classes engagées dans cette opération, elles furent vingt-trois (et près de six cents élèves) en ce mardi matin, à venir soutenir et acclamer les récitants qu’elles s’étaient respectivement choisis, mais aussi leurs concurrents, car il faut une nouvelle fois insister sur  la qualité d’écoute, de bienveillance, d’enthousiasme partageur de ce jeune public acquis à la poésie.

Un jury composé de poètes, d’universitaires, de représentants du Théâtre, de la Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé pour la Poésie  - à l’origine du concours - et de l’académie de Paris  a eu bien du mal, pour cette neuvième édition, à ne récompenser que trois récitants. Aussi fut-il conduit à décerner deux troisièmes prix ex aequo et un prix spécial du jury, sans compter les autres prestations dont les mérites furent soulignés mais qui n’accédèrent pas aux lauriers.

 Concours récitation finale 2017 Remise des prix 2

 

« Je ne suis rien / Jamais je ne serai rien / Je ne puis vouloir être rien / Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde (…) », c’est dès ces premiers vers du poème narratif de Fernando Pessoa, Le Bureau de tabac, que Léon Ostrowsky, élève de la 2nde 2 du lycée Victor Hugo  a marqué les jurés et tous les spectateurs, par l’évidence du ton, l’appropriation saisissante du texte sur toute sa longueur, poème que le jeune homme a fait sien au point d’oser convoquer, avec à-propos, humour,  et ses propres moyens techniques parfaitement maîtrisés, Serge Gainsbourg et son dieu fumeur de havanes … Premier prix attribué à l’unanimité.

Nous retrouvons Victor Hugo poète et père endeuillé, pour le deuxième prix. Géraud Baudet en classe de 2nde 7 au lycée Stanislas avait choisi A Villequier et en a donné, avec élégance, une récitation tout en retenue et justesse métrique.

On pourrait dire qu’il y a loin de Lamartine à Prévert et donc d’un troisième prix ex aequo à l’autre, loin de L’Isolement du premier à Le Désespoir est assis sur un banc du deuxième. Curieusement, siècles, auteurs et styles mis à part, l’engagement des jeunes gens était tel que romantisme exacerbé et prosaïsme à froid convergeaient tous deux vers la plainte. Ainsi, alors que Corentin Masson, élève de la 2nde 3 du lycée Montaigne semblait plus lamartinien que nature, sans effet, uniquement par le ton et l’inspiration et sut simplicité garder pour le fameux « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ! », Ambroise Roesh du lycée Stanislas (2nde 9) projeta comme personne les adverbes  du poème de Prévert qui nous interpellent et font écho longtemps.

L’ordre alphabétique étant ce qu’il est, Youssef Zayati de la 2nde F du Lycée Turgot fut le dernier à monter sur scène. Avec une grande aisance, conviction et sourire dans les yeux, il a repris à son compte l’adresse de Léopold Sédar Senghor « à (son) frère blanc », entraîné toute la salle avec lui dans la réponse à apporter à l’interrogation du poète « Alors, de nous deux / Qui est l’homme de couleur ? ». Ce fut un prix spécial du jury, là encore unanime.

Concours récitation finale 2017 Lauréats

    Liste des poèmes choisis

    Circulaire présentant le concours.