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Mal de dos, mal du siècle !

mis à jour le 04/01/18

mal de dos La sédentarité est l'une des principales causes du mal de dos dont souffrent 8 Français sur 10. Finis le repos "obligatoire" prescrit par les médecins mais place à l'activité physique pour maintenir sa santé et sécurité au travail et dans la vie quotidienne. La Cramif lance une grande campagne de sensibilisation pour que ce mal ne soit plus la 2nde cause de consultation médicale.

84% de la population française a eu, ou aura une lombalgie. Mal de dos, tour de reins, lumbago, lombalgie, quel que soit le terme employé, ces mots (maux ?) sont associés pour beaucoup à une douleur aiguë et à la peur de la rechute. C'est même le deuxième motif de consultation chez le médecin généraliste, et une sur cinq entraîne un arrêt de travail.

Les causes ? Le plus souvent des lésions bénignes des muscles ou des ligaments qui assurent le soutien et le fonctionnement de la colonne vertébrale. Or, la sédentarité favorise sa survenue, et en l'absence d'activité, les muscles se relâchent et ne sont pas assez forts pour jouer leur rôle.

Faire un peu c'est déjà mieux !

Selon l'Assurance maladie qui lance une grande campagne nationale pour combattre les idées reçues sur le mal de dos et aider les victimes à mieux le combattre. Le traitement repose avant tout sur le mouvement. «seul le mouvement entretient la tonicité musculaire, la force ligamentaire et permet de lutter contre la lombalgie et sa chronicisation», selon cette campagne qui ambitionne de prévenir le plus possible ce passage au stade chronique.

Marche rapide, monter les escaliers, nage sur le dos font partie des activités possibles. Le plus important est de choisir l'activité qui plaît et de la pratiquer régulièrement. Faire un peu, c'est déjà mieux que rien du tout ! L'objectif est de bouger progressivement et d'améliorer régulièrement son niveau d'activité.

Le meilleur traitement c'est le mouvement"

Le message de la campagne est simple : «en cas de mal de dos, le maintien de l'activité physique est la meilleure voie de guérison».

A disposition du public également une fanpage «Maldedos.lebonmouvement» sur Facebook et une «appli» mobile gratuite"Activ'dos" afin d'avoir sous la main une série d'exercices, de postures, de quiz et même le moyen de suivre l'évolution de son mal de dos.

Un enjeu de santé publique

L'enjeu de cette campagne est aussi pécuniaire, les lombalgies représentent dans les pays industrialisés des dépenses élevées qui incluent des coûts directs (traitements, visites médicales, hospitalisations) et indirects (indemnités journalières, pensions d'invalidité, perte de productivité, etc.).

Ces dépenses proviennent à 85 % de lombalgies chroniques, alors que ces dernières ne concernent que 7 % des patients.

Pour la branche maladie, ces dépenses sont estimées à 661 millions d'euros, dont 353 millions pour les arrêts de travail. Et elles coûtent bien plus cher pour la branche accidents du travail/maladies professionnelles de l'Assurance maladie, un milliard d'euros par an — dont 580 millions d'euros pour les arrêts de travail, soit l'équivalent du coût de l'ensemble des autres troubles musculo-squelettiques (tendinites, cervicalgies…).