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Les enseignants de l’école maternelle le savent, sa pédagogie spécifique met sans cesse en tension différents paramètres. Une structure dédiée aux besoins de l’enfant et une Institution, un accueil personnalisé et l’instauration de règles collectives, laisser du temps pour agir et faire apprendre et disposer d’indicateurs de réussite, laisser s’exprimer et parler et faire acquérir un langage normé, celui qui permet de rentrer dans l’écrit, laisser du temps pour jouer et structurer des apprentissages ……


Pour réellement être au service du bien-être des jeunes enfants, leur donner confiance dans leur capacité à faire et développer le plaisir de grandir en apprenant, l’école maternelle est plus que jamais une école de juste équilibre d’une action bien réfléchie, préparée et régulée. Instruits de l’expérience des personnalités qui l’ont inspirée, éclairés des dernières données de la recherche scientifique actuelle, La haute professionnalité de nos enseignants sert de modèle aux pays qui sont en train de se doter d’un secteur préscolaire.

édito

Le cerveau des jeunes enfants est fantastique. ... profitons-en dès l’école maternelle !
Un des accents forts de cette rentrée est certainement l’importance donnée aux apports des neurosciences. En tout bon pédagogue, il faut se garder de toute position dogmatique, ne pas oublier que les apprentissages sont la résultante de phénomènes humains complexes. Il est pourtant intéressant de connaitre ces recherches pour mieux enseigner. Le cerveau est une machinerie vertigineuse agencée très tôt. Durant les derniers mois de la grossesse, les neurones se mettent en place pour former le cortex, explique Lucie Hertz-Pannier, pédiatre et neurologue au centre NeuroSpin du CEA (Saclay). A la naissance, « tout est précâblé."  Le bouillonnement synaptique qui en découle permet au bébé d'entrer en contact avec le monde extérieur. A 2 ou 3 ans, l'enfant a intégré la langue maternelle - vocabulaire, syntaxe, accent. Il peut même en assimiler une deuxième jusqu'à l'âge de 6 ou 7 ans. Cet enrichissement se poursuit jusqu'à la fin de la puberté.

Il est évident que les situations d’apprentissage influencent le cerveau en développant sa neuroplasticité et l’établissement de connexions neuronales. Le fonctionnement du cerveau influence aussi l'apprentissage, l'activation neuronale répétée l’améliore. Par exemple, l'espacement et la répétition de séances sur un même thème est nécessaire pour réactiver les neurones et faciliter la compréhension. Il est donc important que les enseignants aient le souci de rendre actif  le cerveau de l'enfant.. Ce qui plaide pour une pédagogie qui entraîne à faire des liens par le raisonnement et la réflexion.

Par Eve Leleu-Galland, IEN chargée de la Mission académique Ecole maternelle de Paris