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Les Conférences PLEASE 2017 vues par les élèves de 2nde 6 accompagnés par Jérôme Fori du lycée Arago

mis à jour le 13/12/17

Témoignage de Jérôme Fori, intervenant sur les Principes Fondamentaux de l’Économie et de la Gestion 

«  20 élèves de 2de6 du lycée Arago ont participé à l’expérimentation « Please » le 23 novembre 2017 à la Maison des Sciences Economiques (75013). Ils ont assisté à trois conférences et ont été « sujets » de laboratoire dans une session d’économie expérimentale.

Les élèves ont ensuite saisi depuis chez eux leurs prises de notes (ils ont apprécié le bloc-notes qui leur a été gracieusement fourni !) sur l’outil « Pad » de l’ENT monlycee.net. Cet outil permet de travailler en collaboratif sur un même texte. A partir d’un simple canevas de départ que j'ai fourni (image 1), les différentes contributions des élèves apparaissent en temps réel et en couleurs (image 2). Les consignes étaient d’écrire un texte original, ou bien d’amener des précisions voire de commenter les productions des uns et des autres, en fonction du niveau de compréhension des conférences suivies.

Une fois toutes les contributions saisies, j’ai relu le texte en rétablissant des liens logiques, en supprimant les redites, tout en ayant soin de reformuler le moins possible (au prix de quelques approximations !). Pour terminer, un élève a été ensuite chargé de la mise en forme finale. »

PLEASE 2017 

Canevas de départ fourni par l'enseignant

 

PLEASE2017 2ème

Contributions des élèves

 

Une fois toutes les contributions saisies, j’ai relu le texte en rétablissant des liens logiques, en supprimant les redites, tout en ayant soin de reformuler le moins possible (au prix de quelques approximations !). Pour terminer, un élève a été ensuite chargé de la mise en forme finale. »

Compte-rendu des élèves 

L'événement "Please" a eu lieu à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, que l'on appelle aussi La Maison des Sciences Economiques. C'est également le Centre économique de la Sorbonne (CES). Cette journée s'est déroulée en plusieurs parties: des conférences assurées par des enseignants chercheurs et un atelier d'économie expérimentale.

 

I. L'économie expérimentale : présentation et expérience en laboratoire

Dans cette approche de l'économie, les enseignants-chercheurs collaborent avec d'autres domaines scientifiques tels que la neuroscience ou l'anthropologie afin de déterminer les différents types de comportements de personnes selon les situations. Ces expériences économiques prennent la forme de jeux : par exemple le Jeu de la Confiance, le Jeu du Donneur-Receveur et le Jeu du Dictateur.

C’est un peu comme un laboratoire économique qui permet de voir comment les personnes vont se comporter en fonction d’une certaine situation. Ces jeux permettent de tester la confiance dans certaines situations et le comportement des personnes, comment elles se perçoivent, et même leur honnêteté.

Une expérience a permis de constater que le sentiment de confiance est plus élevé dans les pays du Nord. On a demandé à des résidents de différents pays quel était leur espoir de retrouver leur portemonnaie s'ils le perdaient : dans les pays dont le  IB est élevé, les résultats montrent une plus grande confiance de retrouver le porte-monnaie (par exemple la Norvège), alors qu’elle est bien inférieure dans les pays dont le PIB est moindre (par exemple le Mexique).

Dans la conférence ont aussi été abordés les biens privés et les biens publics. Comme bien public on peut évoquer la propreté des lieux publics. Les biens dits publics dépendent de la contribution volontaire des gens. Et pour les biens privés, on peut énoncer tous les objets utiles ou consommables qui sont en nombre limité et qui ne profitent donc qu'à un nombre restreint de la population (par exemple le pain). Une des expériences traitait de la création de richesse lorsqu'on investit dans un bien public.

On a eu la chance de pouvoir faire 3 expériences en laboratoire, dans lesquelles notre comportement a été étudié. Durant la première expérience, notre honnêteté (ou notre mesquinerie !) a été mise à l'épreuve par l'intermédiaire d'un système de tirage aléatoire de boules de couleur, avec des gains plus ou moins élevés selon les couleurs tirées. Certains sont tentés de falsifier leurs scores dans le but d'obtenir une meilleure récompense, tandis que d'autres joueront la carte de l'honnêteté malgré tout. C'est à ce moment que les différents types de personnalité ressortent.

1Une autre expérience consistait à choisir un point sur une droite dans un repère orthonormé. Les coordonnées en "x" et en "y" pouvaient être tirées au sort afin de déterminer le gain. Plus les points étaient situés aux extrémités de la droite, plus une coordonnée amenait une grosse espérance de gain mais l'autre un gain très petit. Il a fallu choisir 25 points et un seul était tiré au sort. Cette expérience permettait de mesurer la prise de risque individuelle. Ensuite il a fallu se mettre d'accord à trois joueurs sur les points à choisir. Les joueurs ne se voyaient pas et communiquaient par "chat" informatique.

II. Conférence : Retraites et Vieillissement

Le système de retraite permet d'avoir des niveaux de pension (= des revenus) pour tous les retraités, ceux qui ont cotisé quand ils étaient actifs et ceux qui ont peu ou pas cotisé cours de leur carrière.

Le régime utilisé en France est un régime par répartition, lui même décomposé en 3 catégories. Ce régime consiste à ce que les actifs cotisent pour payer les retraites. Mais au Royaume Uni ou aux Etats-Unis par exemple, le régime utilisé est par capitalisation. Il s'inscrit dans une logique collective ou individuelle. Un individu peut constituer un capital tout au long de sa vie active et lors de son départ en retraite, le transforme en rente : c'est ainsi qu'il obtient sa pension de retraite.

En France il existe 3 régimes principaux de retraite. Il y a le régime général, qui détermine la pension de base. Il dépend du salaire annuel moyen de la personne et de son coefficient de proratisation. Il existe, pour le régime général, une pension minimum qui est la pension contributive. Le régime complémentaire est un régime pour les cadres qui fonctionne grâce à un système de points et enfin, il y a le régime de la fonction publique qui dépend notamment du dernier salaire de la personne. Un certain équilibre à respecter, qui dépend de la pension moyenne, du nombre de retraités, du taux de contribution, du salaire moyen et du nombre de cotisants, doit être restauré s’il est rompu.

Nous avons un problème : depuis quelques décennies, grâce aux progrès de la médecine, l'espérance de vie a fortement augmenté, jusqu'à presque 20 ans de vie en plus. Et ce n'est pas tout, il n'y a pas assez d'enfants et il y a de plus en plus de retraités. Cela ne va pas pouvoir fonctionner très longtemps. Les principales causes démographiques des difficultés du système des retraites sont:
- moins d'enfants par femme (3 après la guerre, 1,8 dans les années 80 et 2 aujourd'hui)
- une espérance de vie plus longue (pour les femmes elle est passée de 65,2 à 85,1 ans entre 1946 et 2014, et pour les hommes de 59,9 à 78,8 ans)
- une retraite plus précoce (2 à 3 fois plus de pensions à verser et beaucoup plus longtemps car l'espérance de vie est plus longue. Et 1 à 3 fois moins de cotisations).
- la participation des femmes au marché du travail. A partir des années 50, la participation des femmes au marché du travail devient plus importante. Cela amène une hausse des cotisations, ce qui est bénéfique, mais on aura aussi une hausse des pensions à verser, car les femmes qui travailleront demanderont à leur tour une somme pour leurs retraites lorsqu'elles seront inactives.

Dans un futur proche il y aura de moins en moins d'actifs pour financer des inactifs de plus en plus nombreux. Si on continue comme cela, une personne active de la nouvelle génération devra financer une personne retraitée à elle seule. Jusqu'à une date récente, 3 personnes actives s’occupaient de payer la retraite d’une personne, mais bientôt chaque travailleur devrait s’occuper de payer la pension d’un retraité. En 2070, le solde du système de retraites sera dans le négatif, nous n'aurons plus assez d'argent pour payer la retraite des retraités. Il manque quelques milliards d'euros pour atteindre l'équilibre du système.

La solution principale serait une forte croissance démographique qui permettrait de payer les pensions des retraités, sinon ces dernières risquent de baisser au point de disparaître. L'autre solution serait de faire comme l'Allemagne : faire venir des migrants afin de faire augmenter la population active. Pour conserver les retraites actuelles, les gouvernements mettent en place des solutions qui sont : diminuer le taux de remplacement, augmenter les cotisations et retarder l’âge de départ à la retraite. Mais ces facteurs ont des inconvénients donc le gouvernement les utilise faiblement

III. Conférence : Les grandes composantes des systèmes de protection sociale et leurs évolutions

La notion de risque social se définit comme une situation qui provoque une baisse des ressources ou une hausse des dépenses (ex: chômage, accident du travail, exclusion, maladie, pauvreté). Il existe plusieurs types de protection sociale selon les pays que l’on peut classer en 5 types.

Au fil des années, la notion d'incertitude sociale au cours de l'existence s'est diversifiée et a évolué en France au niveau du travail et des relations collectives entre employeurs et salariés. Les protections sociales couvrent maintenant la vieillesse, la santé, la famille et les indemnisations du chômage. Les politiques de la formation professionnelle ont aussi évolué et il y a également de nouvelles politiques transversales récentes telles que le revenu minimum et les politiques locales d'insertion (la politique de la ville).

Les protections sociales ont pour but de répondre aux besoins fondamentaux de chaque personne. La notion de risque social est liée aux activités économiques et productives. Les protections sociales telles que la sécurité sociale, la mutualité et l'assurance servent à nous protéger des risques sociaux (vieillesse, maladie, chômage). Elles essayent de mettre en place un système d’égalité entre les personnes quelle que soit leur situation sociale, en versant des prestations sociales directement aux ménages (pension de retraite, remboursement de soins de santé).

Parmi les protections sociales, il y a les assurances, les mutuelles et la sécurité sociale.
Une assurance a un but lucratif en fonction de la fréquence, de la gravité du risque ainsi que du niveau de couverture choisi (la valeur de la chose assurée). Mais certains risques peuvent ne pas être assurés car le coût demandé pourrait être trop élevé. Contrairement à l'assurance, la mutuelle a un but non lucratif. Elle permet à tout le monde de s'assurer et elle ne dépend pas du risque mais du revenu de chacun. La charge est répartie globalement et les cotisations sont souvent fixées en fonction du revenu. Le système des assurances privées est cher et de ce fait s'adresse à peu de gens "à risques" ; la mutuelle est peu chère à la base, et peut concerner beaucoup de gens "à risques", ce qui fait monter le prix des cotisations.
Cependant, la sécurité sociale est une couverture obligatoire qui couvre n'importe quelle personne, quelle que soit sa situation. Elle garantit également tout le monde contre les risques sociaux. Ce système a pour originalité d'assurer une protection en rapport avec les revenus perdus suite à la réalisation d'un risque social, et se fonde sur les cotisations précédemment versées par les personnes.

Les protections sont notamment financées par les cotisations sociales (patronales et salariales) prélevées sur les salaires bruts. Les financements proviennent donc des cotisations sociales et de l’impôt sur les revenus (basé sur les salaires nets, après prélèvement des cotisations sociales).

IV. Conférence : Pourquoi l’histoire des théories économiques est-elle si passionnante ?

Elle est passionnante car elle nous permet de comprendre la société moderne, comment fonctionne le marché, le rôle des individus et de la finance. Le premier courant dont nous a parlé la conférencière débute il y a 400 ans, au 17ème siècle, c'est le PROTECTIONNISME. Le protectionnisme se base surtout sur l'exportation de produits manufacturés et interdit donc l'importation de marchandise étrangère lorsque cette même marchandise est déjà fabriquée dans le pays dit "importateur". Le second courant commence à la fin du 18ème siècle et se développe beaucoup au 19ème: c'est le LIBERALISME. Le libéralisme se développe en même temps que les régimes politiques républicains.

L'économie, telle que nous la connaissons, naît au 18ème siècle avec Adam Smith, alors que cette discipline s'appelait "mercantilisme". A l'époque, les mercantilistes travaillaient surtout pour enrichir leurs supérieurs ou leur royaume. Le profit individuel est vu comme immoral à cette époque. Avec Smith apparait donc la première école économique : l'économie classique. Dans son ouvrage, "La Richesse des Nations", Adam Smith essaye de théoriser le comportement humain de ses contemporains. Il affirme donc que l'homme n'est mû que par le gain et que les consommateurs cherchent à acheter au plus bas prix possible, comme s'ils étaient dirigés par une "main invisible".

 

Auteurs : Kathleen ANDRIEUX, Milan BASSETTI, Nejma BOUHIDEL, Sabine DU, LounaDUBUC, Audrey GAUDUCHEAU, Nayla LEVI-DAOU, Eva LIU, Isaure LOO, Nathan MEAS, Killian NZALI, Uchral OTGONBAYAR, Esdras TSHIALA KABANGU, Paul VALENTIN.

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