Bandeau

Saint-Martin, reconstruire après Irma, 2de

Vignette-sainmartin Une étude de cas pour analyser un territoire en crise et dégager les dynamiques passées et récentes liées à l'aléa, à la vulnérabilité, à l'aménagement et à sa résilience.

L'impact de l'ouragan Irma à Saint-Martin (COM) depuis le 7 septembre 2017 permet de mettre en évidence les enjeux des acteurs de l'aménagement pour valoriser et protéger ce milieu caribéen fragile et anthropisé.

Deux propositions au choix de l'enseignant conduisent à la production d'un schéma systémique et à l'organisation de la légende du croquis par les élèves. Ces derniers travaillent de manière autonome, guidés par des exercices en ligne dans l'ENT, dans l'application de l'ENT-NG "Exercices et évaluations". Ils abordent les dynamiques d'aménagement de l'île de Saint-Martin depuis les années 1980, la vulnérabilité du territoire et des populations, mises en lumière par le cyclone tropical Irma. Un schéma systémique organise la prise de l'information dans le cours par les élèves. Ils s'initient à l'épreuve cartographique de type BAC en organisant la légende du croquis de synthèse numérique Édugéo, reprenant les éléments étudiés dans les documents travaillés.

Agnès Dullin, professeur au lycée Racine (Paris VIIIe arr.), membre du GIPTIC

Objectifs

La place dans les programmes

Seconde, géographie. Thème 1 : Sociétés et environnements : des équilibres fragiles

Question spécifique sur la France - La France : des milieux métropolitains et ultramarins entre valorisation et protection.

Commentaire : En France, la richesse et la fragilité des milieux motivent des actions de valorisation et de protection. Ces actions répondent à des enjeux d'aménagement, nationaux et européens, articulés à des défis environnementaux : exploitation des ressources, protection des espaces, gestion des risques.

Objectifs en terme de contenus

Pour le géographe, le milieu n'existe pas en soi : il se définit par rapport à un lieu, une activité, un groupe, un individu. Les préoccupations relatives prennent alors en compte les relations verticales qui s'établissent entre les données physiques et biogéographiques d'un lieu et le groupe social qui y vit. L'oubli du milieu dans l'analyse géographique, dès lors désincanrnée, et dans les pratiques sociales de l'espace serait regrettable. La répétition d'épisodes catastrophiques (phénomènes météorologiques accentués, inondations, glissements de terrains, etc.) nous le rappellent régulièrement. La projection dans l'avenir des enjeux d'aménagement, composante du développement durable, invite donc à "ménager le milieu".

Extrait de l'article du glossaire "milieu", site Géoconfluences

Pour rappel : clé d'analyse dans cette étude de cas "la transition permet d'analyser la pluralité des trajectoires de développement tout en interrogeant la durabilité des processus étudiés". (Page 13 du programme de Seconde)

Problématique : Comment mettre en valeur économiquement les milieux tout en ménageant leurs ressources et en garantissant une gestion durable ?

Saint-Martin, un milieu tropical maritime anthropisé

La France métropolitaine est moins soumise aux risques que d'autres États au niveau de vie très élevé (États-Unis ou Japon par exemple), à l'exception des Outre-mers.

L'étude de cas prend appui sur le facteur météorologique ayant entrainé des effets dévastateurs : le cyclone tropical Irma de catégorie 5 (échelle de Saffir-Simpson) atterrit à Saint-Barthélémy et Saint-Martin entre le 5 et le 7 septembre 2017. Ces îles bénéficient d'un climat tropical maritime : deux saisons principales - sèche ou Carême, de fin janvier à avril, et saison des pluies, cyclonique ou hivernage de juillet à novembre - et deux périodes de transition. La végétation littorale de Saint-Martin, île basse, se composait à l'origine de plusieurs mangroves. L'une d'elle, sanctuarisée, a joué son rôle protecteur de la première ligne du littoral de la façade Est contre la force de la houle qui n'a pas épargné les récifs de coraux et entrainé la submersion de la première ligne. Les opérations d'évacuation des épaves (tôles, meubles et autres objets dépacés) se poursuivent afin de permettre aux graines de palétuviers (flottantes) de recoloniser les étangs d'eau salée. La Réserve naturelle et le Conservatoire du littoral œuvrent en partenariat à la création d'une pépinière de palétuviers depuis quelques mois pour redonner vie à cet écosystème. L'entrelacement des racines brise les vagues, protège de l'érosion qui ronge le littoral. De plus, ces abres agissent comme filtre des eaux. Les plages ont été profondément remaniées : une brèche s'est ouverte à Galion (voir croquis) permettant, depuis l'ouragan, de mieux oxygéner l'étang et d'accélérer la reconstruction de la forêt littorale, nurserie pour les poissons et crustacés. En 2018, les tortues sont revenues pondre en septembre sans souffrir de l'agitation touristique habituelle. La vie sous l'eau a déjà repris ses marques alors que les hommes peinent à se relever du passage d'Irma.

Protéger un milieu fragilisé par les activités touristiques, la pression démographique

La protection des milieux par l'État français a débuté au début des années 1960 avec la création de Parcs nationaux destinés à protéger des espèces menacées (le bouquetin pour la Vanoise, premier Parc national français) alos même qu'il encourage l'aménagement tourisitque des massifs alpins (Plan neige). La législation se développe pour protéger et mettre en valeur les milieux : dans les années 1980, les lois "Montagne" (1985, modifiée en 2016), "Littoral" (depuis 1983 à 1986 pour les premières), "Paysage" en 1993, "Air" en 1996, mais dans le cas des ultramarins, comme à Saint-Martin, le développement des activités touristiques, mal maîtrisé par les autorités éloignées de l'île, ajouté aux droits locaux anciens, ont généré des abus. Le facteur d'éloignement a joué un double rôle : protecteur jusque dans les années 80, puis déstabilisateur avec le développement des transports et du tourisme. La Réserve naturelle de Saint-Martin, aire marine, n'a été créée qu'en 1998 avec pour rôle de proteger la mangrove, les récifs coralliens, l'herbier marin, en d'autres termes la faune et la flore marines. Les 14 étangs étaient déjà sous le surveillance du Conservatoire du littoral.
La Police de l'environnement ou de la nature, gardienne des lieux, est rattachée directement à la Réserve. Depuis Irma, ses principales interventions visent à rappeler aux praticuliers et entreprises la conformité des aménagements (exemple : des constructions ou reconstructions sauvages ne tiennent pas compte des réglements, comme avec des murs édifiés par des particuliers en bordure de plage pour se protéger de l'érosion, sans prendre en compte l'accessibilité des tortues à leurs lieux de ponte). "Saint-Martin est l'un des premiers sites ultramarins pour lesquels un suivi des herbiers a été mis en place, il y a déjà dix ans" (Journal n° 32 - avril 2019- de la Réserve) - herbier sous-marin garantissant l'écosystème. Son travail est devenu une référence mondiale notamment dans le domaine de la protection des coraux. L'IFRECOR (initiative française pour les récifs coralliens créée en 1999) agit en faveur de la gestion durable de ces récifs et des écosystmes associés (mangroves, herbiers) dans les collectivités Outre-mer. Quelques mesures appliquées à Saint-Martin pour la saison 2019 : sensibilisation des acteurs du tourisme en vue de prohiber l'usage de crèmes solaires contenant de l'oxybenzone, responsables du blanchiment et de la mort des récifs de coraux. Actuellement, la Réserve réinvestit des éléments du mobilier endommagé par Irma, pour créer des habitats artificiels à la faune et flore et pour le bouturage de coraux.

Le principe donne de bons résultats.

Figure 1. Habitat artificiel à partir d'un lustre et de plaques

(Copie écran de l'émission de France Télévision, Thalassa, diffusée en mars 2019 lien)

Capture d’écran-habitat artificiel

Des aménagements confrontés aux problématiques du développement économique et aux défis environnementaux : enjeux, aléas, risques, vulnérabilités, résilience

Des facteurs économiques, sociaux et politiques accentuent les effets directs d'Irma (11 morts et 95 % du bâti endommagé). Les enjeux humains définissent la notion de risque.

Figure 2. Bloc diagramme de l'aléa au risque

aléa-enjeu-risque

En France, les acteurs publics ont su très tôt développer des règlements de protection des populations aux aléas (dès 1858, pour les villes menacées d'inondation). Ces règlements impliquent à la fois les acteurs sociaux, économiques, politiques, médiatiques et individuels. Depuis le 2 février 1995, le PPRN ou Plan de Prévention des risques Naturels réalisé par l'État, préparé par des campagnes d'enquêtes publiques, approuvé après consultation des communes par le préfet, contribue à assurer à la fois les personnes et les biens sur tout le territoire métropolitain et ultramarin. Cependant, les dynamiques d'aménagement de l'île de Saint-Martin s'inscrivent dans son histoire complexe et son statut spécial d'Outre-mer. Vers 1620, les Hollandais s'y installent pour exploiter les gisements naturels de sel, les Français font de même dès 1648 (cf. toponymies lisibles dans les cartes disponibles d'Édugéo). L'administration locale issue de la colonisation blanche et de la traite esclavagiste vit des salines et de l'agriculture vivrière jusque dans les années 1980. L'isolement dû à l'insularité, ajouté à l'éloignement de la France (distante de 9h de vol), nourrit l'auto-administration et l'autogestion des populations majoritairement pauvres. Le raccordement de l'île à l'électricité ne date que de 1963. Les premiers touristes américains débarquent dans les années 1970 (les États-Unis sont à 4h de vol). La loi Pons de 1986, garantissant la défiscalisaiton de l'immobilier dans l'île, modifie brusquement l'économie et les sociétés par le développement des activités touristiques, devenant moteur économique. La population quadruple en dix ans, passant de 7 580 habitants en 1980 à 33 238 en 1993 (Sources Data Banque mondiale). Déjà en 1995, l'ouragan Luis (catégorie 4) dévastait l'île, tuant 12 personnes. La reconstruction et l'emploi ont attiré des populations caribéennes de Jamaïque, Dominique, Haïti. Depuis 2007, Saint-Martin décide de devenir une Collectivité d'Outre-mer (territoire disposant d'une autonomie en matière d'aménagements, fiscalités, transports entre autres) dans le sillage de Saint-Barthélemy, sans y être tout à fait prête. La population en 2017 affichait 40 000 habitants pour la partie française. L'ouragan Irma atterrit du 5 septembre à la nuit du 6 au 7 septembre 2017. Des ouragans de catégorie 5 ont déjà frappé les Caraïbes, mais jamais en traversant les terres (atterrissage). 8 000 personnes décident de quitter l'île - "métros" ou métropolitains. Les vulnérabilités, mises au jour par l'aléa, traduisent les fragilités des sociétés. Depuis Irma, le PPRN est en voie d'actualisation, avec application en mai-juin 2019 et vise à inscrire la reconstruction pour renforcer la résilience. Le code de l'urbanisme de Saint-Martin, supervisé par la Préfecture de Guadeloupe, annonce déjà les mesures : reconstruction littorale non autorisée dans les quartiers sur cordon littoral : Sandy Ground, par exemple, quartier illégalement bâti à 1 ou 2 mètres d'altitude. Les populations pauvres y résidant n'étaient déjà pas assurées et doivent désormais quitter leurs habitations (voire la pièce qui demeure intacte après le cyclone). Les "métros" qui ont rapidement quitté l'île en septembre 2017, occupaient des emplois qui ne sont pas encore tous remplacés. La multiplication par quatre de la population depuis 1980 a conduit à construire des infrastructures capables de répondre aux besoins en eau potable : une usine de dessalement assure 100 % de l'eau consommée (voir croquis) et des stations d'épuration des eaux. Après Irma (en 2018), le traitement des eaux n'a fonctionné qu'à seulement 50 % de ses capacités, entrainant la prolifération d'algues vertes. L'enfouissement des réseaux électrique et de télécommunication est financé par l'État français et l'Union européenne (FEDER) finance l'accessibilité à l'eau potable. L'évacuation lente des déchets (56 000 tonnes déjà traités) prendra encore des mois en raison de l'insularité et de l'éloignement. 

Notions

  • Aléa : étymologiquement "hasard", événement imprévisible ou difficile à prévoir qui frappe potentiellement un territoire. Il existe des aléas météorologiques (dont l'ouragan),
  • Catastrophe : terme utilisé lorsque des aménagements et des populations sont atteints lors d'un aléa.
  • Enjeu : "ce qui est en jeu" économiquement ou humainement avec un aléa. Voir le bloc diagramme (figure 2).
  • Transition : notion relevant d'un "entre-deux" spatial et temporel, d'ordre paysager, fonctionnel ou politique. "Trois processus sont au coeur des programmes pour l'étude des acteurs et des territoires : - la transition, qui prolonge l'étude du développement durable sur les grandes mutations en cours et les défis qu'elles représentent pour les acteurs et les sociétés." (cf. programme p. 12) "La transition est une clé d'analyse des grands défis contemporains à différentes échelles, plus qu'un objectif à atteindre. Elle permet d'analyser la pluralité des trajectoires de développement, tout en interrogeant la durabilité des procesus étudiés." (cf. programme p. 13)
  • Résilience : concept qui en géographie et en aménagement désigne la capacité d'une société touchée par une catastrophe à trouver des solutions et s'adapter pour surmonter le risque. Autrement dit, c'est la capacité d'une société à faire face à l'aléa, à le prévenir et à le gérer.
  • Risque : danger menaçant un groupe humain (il s'agit donc d'un terme prévisionnel). Les populations se savent potentiellement en danger et l'aléa conduit normalement à accepter de vivre ce danger, à chercher à anticiper puis gérer la situtaiton de crise lorsqu'elle se déclanche. En ce sens, c'est une construction sociale.

Objectifs méthodologiques

Capacités et méthodes du programme

  • Connaitre et se repérer : nommer et localiser les grands repères géographiques ainsi que les principaux processus et phénomènes étudiés. Utiliser l'échelle appropriée pour étudier un phénomène.
  • Contextualiser : mettre en oeuvre le changement d'échelles, ou l'analyse à différentes échelles (multiscalaire) en géographie. Identifier les contraintes et les ressources d'une situation géographique. Mettre en relation des faits ou événements de natures, de périodes, de localisations différentes.
  • Employer les notions et exploiter les outils spécifiques à la géographie : employer les notions et le lexique acquis en géographie à bon escient. Réaliser des productions graphiques et cartographiques dans le cadre d'une analyse. savoir lire une carte, un document iconographique.
  • Conduire une démarche géographique
  • Construire une argumentation géographique
  • Utiliser le numérique : utiliser le numérique pour réaliser une carte

PIX

1. Informations et données

1.1 Mener une recherche et une veille d'information - Thématiques associées : recul critique face à l'information et aux médias; Droits d'auteur.

1.2 Gérer des données

2. Communication et collaboration

2.3 Collaborer

3. Création de contenu

3. 1 Développer des documents textuels

Description

Ressources documentaires

  • Couches d'informations disponibles dans Édugéo (photographie 2017, cartes IGN)
  • Extraits des rapports d'activités des services de l'État pour Saint-Barthélemy et Saint-Martin
  • Extraits d'articles de presse en ligne sur Internet (les liens vers la source sont tous inclus)
  • Photographies et informations de la BRGM, Réserve naturelle de Saint-Martin, Conservatoire du littoral, Météo France
  • Photographies en ligne d'un complexe hôtelier de Saint-Martin
  • Site de l'IGN Remonter le temps avec l'outil "comparer des photographies aériennes anciennes et actuelles"

Outils utilisés

  • Ordinateurs avec connexion Internet en salle informatique ou le matériel offert par la région aux lycées ayant choisi l'offre tout numérique pour la rentrée 2019
  • Site Édugéo via Éduthèque pour ouvrir le croquis en classe (enseignant puis élèves)
  • ENT Monlycee.net avec les applications Exercices et évaluations, Espace documentaire, Wiki -  Fichier PDF Tuto ENT lien

Articulation de la démarche

Durée : 2 heures se découpant selon le tableau suivant :

Articulation de la démarche étude de cas Saint-Martin

Figure 3. tableau de synthèse de la démarche

Proposition 1 EDC Saint-Martin

L'étude de cas de Saint-Martin introduit la question spécifique sur la France. Cette proposition utilise des outils numériques du Portail Éduthèque et l'ENT de la région Île-de-France Monlycee.net. Les logos du tableau ci-dessus vous les indiquent (jusque dans les applications de l'ENT).

Description détaillée de la séquence de travail

Première heure de cours

Picito magistralPremière phase : contextualisation   5 à 10 mn

La contextualisation se réalise depuis Édugéo. Vous cocherez la carte "monde" et dans l'outil de recherche, vous indiquerez "Saint-Martin", afin d'afficher les données nécessaires. Vous pouvez partir de la récente visite des autorités dans l'île pour annoncer le PPRN fin avril 2019 et ayant suscité cet échange publié dans la presse (1ère avec AFP, France info, publié, le 26/04/2019 et en ligne lien)

"Nous habitons ici depuis longtemps. Nous savons très bien que nous sommes dans une zone cyclonique", a clamé un résident de Grand Case. "On sait où sont les dangers. Ce sont les métropolitains qui ont paniqué après Irma. Pas nous."

"On n'est pas là pour exproprier quiconque. On est là pour expliquer.", a répondu Elie Razon, le responsable du Pôle risques naturels et pollution de la Deal (Direction de l'environnement de l'aménagement et du logement).

Fournissez les informations suivantes au élèves : la localisation de l'île dans les Antilles et les Caraïbes, puis les informations sur la saison cyclonique, la population de l'île avant Irma (40 000 habitants) et du statut administratif depuis 2007 de Collectivité d'Outre-mer.

Problématique de l'étude de cas : Comment le risque cyclonique a-t-il mis en évidence les dynamiques de développement de l'île de Saint-Martin et conduit à de nouvelles perspectives de mise en valeur et d'aménagment ?

picto groupe travail Seconde phase : préparation + description du travail individuel des élèves  30 mn

L'enseignant partage les exercices à la classe en suivant la procédure décrite dans le tutoriel de l'ENT.

En effet, l'application vous permet de pouvoir retrouver cette ressource dans la bibliothèque de l'application (Figure 4.)  

Figure 4. copie écran de la vignette de l'étude de cas dans l'application "Exercices et évaluations" dans Monlycee.net

Exercices et évaluations EDC Saint-Martin

  • Étape préparatoire :  copiez l'étude de cas. Vous pouvez la modifier alors pour supprimer éventuellement les deux dernières questions qui portent sur la construction cartographique selon le projet visé. Distribuer le sujet selon le processus décrit dans le tutoriel de l'ENT.
  • Les élèves reçoivent une notification de la mise en ligne. Après connexion à l'ENT, ils travaillent le corpus documentaire de l'étude de cas sous la forme des exercices en ligne "Exercices et évaluations". Les élèves réalisent en semi-autonomie les réponses aux questions que vous avez retenues. Réalisation individuelle (ou par petits groupes constitués par l'enseignant) des exercices en temps limité à 30 minutes.
  • Enregistrement des réponses par les élèves dans l'application "Exercices et évaluations".

Picito dialogue Troisième phase : validation / cours  10 mn

Dans une phase dialoguée avec l'enseignant, les élèves (ou groupes) doivent argumenter des réponses choisies (phase réalisable dans l'application "Exercices et évaluations" par l'enseignant en choisissant dans la barre de tâches "apercu").

 

Deuxième heure de cours

picto groupe travail Quatrième phase : travail individuel pour chaque élève en vue de réaliser le schéma systémique de cette étude de cas

L'enseignant fournit ses attentes, par exemple :  termes à utiliser et / ou organisation du schéma.

Les élèves construisent au brouillon le schéma. L'enseignant peut circuler dans la salle afin de les accompagner.

Picito dialogue Cinquième phase : travail collaboratif - Schématiser et cartographier

Validation du schéma systémique en phase dialoguée avec argumentation et prise de l'information pour chaque élève.

Figure 5. Schéma systémique possible

Schéma systémique EDC Saint-Martin

Option 1 : Si l'enseignant a laissé les élèves travailler sur les questions 7 et 8 des exercices, il est possible de passer à la validation du travail cartographique.

Option 2 : Si les élèves n'ont pas réalisé les questions 7 et 8, l'enseignant peut reprendre l'application "Exercices et évaluations" de l'ENT et revenir dans "aperçu" sur ces questions afin de conduire et guider (en phase dialoguée) la réflexion cartographique.

Croquis + légende synth. EDC Saint-Martin

Sixième phase : travail collaboratif - 10 à 15 mn

Les notions et termes étudiés doivent être réinvestis par les élèves dans l'année, mais également sur l'ensemble de leur scolarité au lycée. Pour cela, chaque élève peut en conserver la trace numériquement, sur le modèle d'un thésaurus index, grâce à l'application "Wiki" de l'ENT. Chaque notion et concept s'affiche sur une page créée par l'enseignant. Grâce aux outils de partage du Wiki de cette classe de Seconde, l'eneignant autorise sur des phases précises la rédaction de pages. Alors, les élèves peuvent compléter la page en ajoutant une définition collectivement travaillée pour rédiger et accompagner la notion d'exemples concrets travaillés dans cette étude de cas.

 

Deuxième proposition : lorsque l'enseignant a distribué le travail d'étude de cas "Exercices et évaluations" une semaine avant la séance. Cette proposition se réalise en 1h30.

Proposition 2 EDC Saint-Martin

 Bibliographie et sitographie

Bibliographie : 

  • BAUD Pascal, BOURGEAT Serge, BRAS Catherine, Dictionnaire de géographie, Initial, Hatier, 2018
  • CIATTONI Annette, VEYRET Yvette, Les fondamentaux de la géographie, Armand Colin, 2018
  • DAUPHINÉ André et PROVITOLO Damienne, "La résilience : un concept pour la gestion des risques, Annales de Géographie", Armand Colin, n° 254, 2007 lien vers article Cairn.info
  • VEYRET Yvette et LAGANIER Richard, Atlas des risques en France, prévenir les catastrophes naturelles et technologiques, Autrement, 2013
  • VEREYT Yvette, 'Une catastrophe inévitable : Saint-Martin (Antilles), une île à risques majeurs", La revue géopolitique, 29 octobre 2017. Lien vers l'article publié en ligne
  • IRMA, 1 an après Bilan de l'action de l'État - Gouvernement lien vers le document PDF

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