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Apprentissages langagiers et besoins éducatifs particuliers

plurilingues Un élève allophone est un enfant dont la langue maternelle est distincte de la langue de scolarisation. Il nécessite une attention particulière afin que son intégration se développe le mieux possible.

L'arrivée de l'enfant à l'école

Le directeur accueille l’enfant et sa famille sur présentation du certificat d’inscription établi par la mairie.
Il affecte l’élève dans la classe correspondant à sa tranche d’âge même s’il n’a jamais été scolarisé.

L'apprentissage de la langue française

  • Les objectifs prioritaires sont de favoriser l’adaptation scolaire, de développer la langue de communication (celle qui permet de « se débrouiller » dans les situations de communication courante) et la langue de scolarisation (la langue nécessaire à l’écolier, celle qui permet de s’adapter au monde de l’école).
  • En maternelle, les enfants allophones apprennent d’abord la langue française en situation d'immersion dans les activités et les situations de communication habituelles de la classe.
  • Mais, comme pour les autres enfants, il est nécessaire de travailler également en petit groupe à partir d’un certain moment, pour structurer les apprentissages, ordonner les acquis (catégoriser) et mieux comprendre la manière dont fonctionne cette langue nouvelle pour eux.
  • L'enseignant met en œuvre une démarche fondée sur une approche ludique des situations en veillant notamment à utiliser tout le potentiel d’apprentissage des coins jeux symboliques.
  • Pour les plus petits, il est nécessaire d’avoir conscience que ce n'est pas parce qu'ils ne verbalisent pas qu'ils ne sont pas entrés dans un processus d'apprentissage de la langue française. La verbalisation intervient souvent au terme d'une première année de fréquentation de l'école maternelle ou lorsque l'enfant s'y sent à l'aise. L’arrivée dans une institution dont il ne connaît ni les règles, ni l'organisation, ni le fonctionnement constitue une « choc » important pour l'enfant allophone. Souvent, c'est la première fois qu'il sort de son milieu familial. Il doit s'adapter à un nouveau contexte de communication : ses partenaires de communication sont des « étrangers » (adultes et pairs) qui non seulement ne le comprennent pas mais parlent une langue complètement inconnue pour lui. Il faut lui laisser le temps et accompagner le processus de séparation d'avec la famille 1. Les linguistes estiment qu'il faut en moyenne six mois à un enfant pour apprendre la langue de communication.
  • Il existe des idées reçues très puissantes (ex : un élève étranger doit faire le deuil de sa langue d’origine s’il veut apprendre le français) qu’il convient de dépasser.

Conseils : à faire

  • Installer une relation de confiance avec la famille dès le départ [leur donner par exemple un livret de présentation de l’école dans leur langue d’origine), leur faire visiter l’école avec l’enfant, leur présenter l’ATSEM, etc.].
  • Utiliser tous les moyens de communication possibles pour se faire comprendre et comprendre l’enfant et sa famille : passer par une autre langue commune (anglais, allemand ...), utiliser des supports visuels, le dessin, les gestes ...
  • Proposer une scolarisation progressive pour favoriser une bonne adaptation.
  • Associer la famille à cette adaptation scolaire.
  • Accueillir avec bienveillance tous les essais de communication de l’enfant quels qu’ils soient (verbal, gestuel, visuel...). Etre attentif à la qualité des relances (reprises, reformulations).
  • Favoriser la connaissance de « l'autre », de sa culture (ses rites, ses habitudes, son univers) pour créer une familiarisation, et réduire une distance.

Conseils : à ne pas faire

  • Empêcher l’enfant de s’exprimer dans sa langue, au contraire il faut y prendre appui.
  • Reprendre systématiquement toutes les erreurs de l’enfant.
  • Dévaloriser sa culture d’origine, son origine sociale.
  • Le confiner dans des activités pour « plus petits » sous prétexte qu’il ne comprend pas la langue.

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