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Mise au point : Maurice Genevoix prochainement au Panthéon

Dominique Fouchard est enseignante d’histoire et de géographie au lycée Hélène Boucher, auteure d’une thèse remarquée sur Le Poids de la guerre. Les Poilus et leur famille après 1918, parue aux Presses universitaires de Rennes en 2013.

Hommage à ceux de 14

"Au moment où les voix des Poilus se sont éteintes pour toujours il est incompréhensible que Ceux de 14 ne figurent pas au Panthéon. Ils en franchiront tous le seuil avec leur porte-voix que fut Maurice Genevoix." Lors des commémorations du centenaire de l'armistice de 1918, le président de la République Emmanuel Macron avait par ces mots promis que l'écrivain rejoindrait les grands personnages inhumés au Panthéon. Ce sera chose faite prochainement.

Maurice Genevoix homme proche de la nature, toute sa vie, nourrira  sa plume des paysages et des hommes et femmes de la Sologne et du Val de Loire. Il publia plusieurs ouvrages inspirés par la Sologne dont son chef d'œuvre Raboliot (prix Goncourt 1925), La Dernière Harde (1938) ou encore La Forêt perdue (1967).
Mais c'est surtout comme témoin de la Grande guerre que l'écrivain sera prochainement accueilli au Panthéon.

 Pantheon Crypt

 Le couloir central de la cypte du Panthéon

par Gamblrob sur Wikipédia anglais, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6467778

Mobilisé en 1914, il est gravement blessé l'année suivante dans la Meuse, le jeune et frêle officier perd l'usage de sa main gauche. Entre 1916 et 1923, il publie cinq volumes, de Sous Verdun à Les Éparges, la colline où il reçut sa blessure. Son témoignage de soldat est finalement réédité en un seul volume en 1949 sous le titre Ceux de 14. En 1972, la vieillesse et la maladie le pousse à écrire La Mort de près, qui s'appuyant sur  le souvenir des blessures reçues au front, devient une méditation intemporelle sur la vie et la mort, Jean Norton Cru, n'hésita pas à parler de « génie » : « Parmi tous les auteurs de la guerre, Genevoix occupe le premier rang, sans conteste. »

Dominique Fouchard nous livre une analyse sur ce que la mémoire de la Grande Guerre doit à l’académicien.

Le texte de Mme Fouchard est téléchargeable ci-dessous

A hauteur d’homme et pour les hommes