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L'encadrement

mis à jour le 06/12/17

Complémentarité et collaboration autour de l’élève, le directeur, les écrits, les réunions, les parents, l’équipe de circonscription

Aides

Spécificité des activités pédagogiques complémentaires * par rapport à l’aide personnalisée

 (* Initialement dans le texte "aide personnalisée" : remplacé par APC. Ci dessous, "aide personnalisée" en référence aux textes signalés)

APC

L’aide spécialisée

  • Réponse à des difficultés passagères
  • Prise en charge par l’enseignant de la classe ou un autre enseignant pendant un temps situé hors des 24 h de classe ordinaire
  • Réponse à des difficultés persistantes
  • Prise en charge par un enseignant spécialisé (ayant reçu une formation ad hoc)
  • Choix possible de modalités d’intervention : dans la classe/hors de la classe, pendant les 24h/hors des 24h (ce qui évite de sortir l’élève de la classe)

 

Différences entre les types d'aide

La différence entre les activités pédagogiques complémentaires, menées par un enseignant non spécialisé qui cherche à aider un élève en grande difficulté, et l’aide spécialisée n’est pas si facile à établir. Voici un essai de distinction, assez théorique.

APC

L’aide spécialisée

  • souplesse en fonction des difficultés rencontrées, déterminant une aide une semaine, la suivante non
  • lien plus direct et immédiat avec la classe
  • possibilité de démarches de prévention en rapport direct avec la classe (du type résumé de l’histoire qu’on va lire pour un enfant qui a des difficultés de compréhension, fourni avant, pendant l’aide personnalisée)
  •  réflexion en conseil de cycle ou de maîtres
  • approche plus globale des difficultés pour appréhender l’enfant et son "devenir élève"
  • mise en place différée
  • détermination du début et de la fin de l’aide
  • des outils d’évaluation spécifiques dont l’observation en classe
  • des démarches de détour par rapport aux difficultés visibles
  • réflexion en réunion de concertation du RASED avec la spécificité de chacun de ses membre

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La différence est-elle si claire entre les activités pédagogiques complémentaires et certaines formes d’accompagnement éducatif organisé dans les écoles relevant de l’éducation prioritaire ? 1 

  • Parmi les types d’activités proposées pendant l’accompagnement éducatif, figure à côté de possibilités de pratique sportive, pratique artistique et culturelle, pratique des langues vivantes, l’aide au travail scolaire2 en tout petit groupe, conduite par des professeurs des écoles : c’est cette activité qui peut être rapprochée de l’aide personnalisée (APC).
  • En effet, selon une circulaire nationale commune aux écoles et collèges : "Pendant le temps d’aide aux devoirs et aux leçons, les élèves sont accueillis, selon les cas, pour approfondir le travail de la classe ou réaliser les devoirs demandés par les enseignants et trouver une aide si nécessaire. Ils peuvent aussi bénéficier de moments d’apprentissages différents s’ils n’ont pas besoin d’aide particulière. Diverses activités peuvent être envisagées : aide méthodologique, approfondissement disciplinaire, lecture, travail sur projet interdisciplinaire, recherches documentaires..."3
  • Par conséquent, pendant le temps d’accompagnement éducatif, certains élèves peuvent recevoir une aide à caractère scolaire. Celle-ci peut, à condition que la coordination existe avec la classe et l’aide personnalisée (APC), être complémentaire de façon efficace. Elle peut notamment porter sur la recherche d’autonomie dans le travail personnel.

Coordination de l'aide

"Le maître de la classe met en œuvre l’aide personnalisée et en assure la coordination lorsqu’il ne la conduit pas entièrement lui-même. Il s’appuie pour cela sur l’ensemble des moyens disponibles" dit une circulaire nationale.4 

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Quels sont ces moyens et comment assure-t-il cette coordination ?

 

Les moyens sont déclinés dans les phrases suivantes de cette circulaire 

  • La différenciation dans la classe
    "Le premier de ces moyens est la différenciation pédagogique dans la classe pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves."
  • L’aide à l’élève en petit groupe L’aide personnalisée peut
    "prendre la forme d’un autre type d’intervention, en petit groupe."
  • L’intervention du RASED
    Pour renforcer l’aide, "notamment dans l’éducation prioritaire, le maître peut être aidé par des enseignants spécialisé"
  • L’intervention d’autres collègues par échanges de service
    "d’autres enseignants de l’école ou d’une autre école dans le cadre d’échanges de service."
  • L’intervention de deux enseignants dans la même classe grâce à des horaires décalés
    "Aux mêmes fins de différenciation pédagogique, la mise en œuvre de l’aide personnalisée peut aussi se traduire par l’utilisation à titre expérimental d’horaires décalés. Ceux-ci permettent, dans le cadre du service hebdomadaire dû par les professeurs des écoles, la prise en charge de la difficulté scolaire par une organisation décalée des heures d’entrée et de sortie des classes d’une même école ou de deux écoles proches. Ce décalage autorise l’intervention simultanée de deux enseignants dans la même classe pendant une durée du temps scolaire clairement identifiée par le projet d’école."
  • L’adhésion des parents et de l’enfant
    "L’adhésion des parents et de l’enfant est indispensable afin que l’aide personnalisée trouve sa pleine efficacité.  Un emploi de tempshebdomadaire est présenté aux parents qui donnent leur accord"

D’autres moyens peuvent être cités : accompagnement éducatif, Coup de pouce, ALEM, accompagnement à la scolarité organisé dans les associationsdu quartier...

La coordination est assurée par le maître

  • il a une vision et information complète des aides apportées à l’élève.
  • il est acteur lorsque les aides ne sont pas apportées uniquement par lui-même : recueil de l’information sur le contenu et le fonctionnement de ces aides, vigilance concernant la complémentarité des aides, notamment dans le cadre d’un projet personnalisé (PPRE par exemple)
  • il tient à jour le suivi des progrès de l’élève, ses besoins, les ajustements nécessaires, notamment dans le cadre d’un projet personnalisé
  • il veille à ce que l’enfant se repère parmi les aides, les lieux, les personnes, l’emploi du temps.

Des interventions de plus d’un adulte auprès de l’élève nécessitent 

  • des modalités de communication

Plusieurs modalités existent et sont à privilégier selon le contexte :

  • Les réunions de concertation : nécessaires mais en nombre limité, toujours prévues à l’avance, préparées . Il s’agit des réunions de conseils de maîtres, de cycle, entre enseignants du même niveau de classe qui sont organisées sur le temps de concertation institutionnelle (24h de conseils), sur le temps des 60h d’aide personnalisée consacré à l’organisation de celle-ci et enfin sur des créneaux possibles pendant le temps scolaire (PVP, sieste, etc.).
  • Les échanges informels, y compris "entre deux portes", permettent de se donner des informations utiles, mais ponctuelles.
  • Les temps de travail brefs entre collègues : enseignant de la classe/enseignant spécialisé par exemple, pour
  • mettre au point le PPRE pour l’élève, pour préciser clairement ce que l’enseignant fait dans la classe, en aide personnalisée, ce que l’enseignant spécialisé vise comme compétences et choisit comme modalités de travail
  • faire le point en fin de période (Toussaint, Noël…) avec des éléments d’évaluation précis.

La rencontre face à face - côte à côte plutôt, étant donné les documents à se communiquer - est utile, mais ne négligeons pas le téléphone qui peut aussi gagner du temps de déplacement quand l’enseignant spécialisé intervient sur plusieurs écoles.

  • Des écrits : écrits brefs de liaison et d’information (par courrier électronique notamment), réalisations de l’élève, projet d’aide spécialisé transmis à l’enseignant de l’élève , etc.
  • De la part du RASED et notamment du maître G, un effort d’explicitation est utile pour que l’enseignant et l’élève comprennent le rôle des médiations choisies. Elles apparaissent obscures quand, par exemple, l’élève, revenant d’un temps avec le maître G, explique à l’enseignant qu’il a joué au badminton, sans pouvoir expliquer pourquoi (pour quoi). Certains maîtres G invitent les enseignants dans la salle où ils expliquent, en termes professionnels précis, matériel à l’appui, les choix faits ; ces initiatives sont à encourager.

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Quel rôle pour les EVS ?

  • Les EVS (dont nombre d’entre eux ont un contrat de 26h hebdomadaires) peuvent avoir un rôle précieux lors des temps de transition, de circulation et de surveillance des élèves entre le temps de classe et le temps d’aide personnalisée.
  • L’accompagnement d’un EVS peut également avoir sa place pendant une séance d’aide personnalisée : le rôle est fixé par l’enseignant auprès de l’enfant accompagné ; il peut figurer dans le PPRE, le PAI élargi ou le PPS.

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1. Uniquement en RAR (Réseau ambition réussite) ou RRS (Réseau de réussite scolaire)
2. Circulaire académique du 5 juillet 2010
3. Circulaire n°2007-115 du 13 juillet 2007 relative à la mise en place de l’accompagnement éducatif dans les établissements de l’éducation prioritaire, BO du 19 juillet 2007 (complément à la circulaire de préparation de la rentrée 2007)
4. Circulaire n°2008-082 du 5 juin 2008 relative à l’organisation du temps d’enseignement scolaire et de l’aide personnalisée dans le premier degré, BO n°25 du 19 juin 2008

Directeur

La différenciation dans la classe

"Le premier de ces moyens est la différenciation pédagogique dans la classe pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves."

L’aide à l’élève en petit groupe

L’aide personnalisée(APC) peut "prendre la forme d’un autre type d’intervention, en petit groupe."

L’intervention du RASED

Pour renforcer l’aide, "notamment dans l’éducation prioritaire, le maître peut être aidé par des enseignants spécialisés,

L’intervention d’autres collègues par échanges de service

d’autres enseignants de l’école ou d’une autre école dans le cadre d’échanges de service."

L’intervention de deux enseignants dans la même classe grâce à des horaires décalés

"Aux mêmes fins de différenciation pédagogique, la mise en œuvre de l’aide personnalisée sous forme d'APC, peut aussi se traduire par l’utilisation à titre expérimental d’horaires décalés. Ceux-ci permettent, dans le cadre du service hebdomadaire dû par les professeurs des écoles, la prise en charge de la difficulté scolaire par une organisation décalée des heures d’entrée et de sortie des classes d’une même école ou de deux écoles proches. Ce décalage autorise l’intervention simultanée de deux enseignants dans la même classe pendant une durée du temps scolaire clairement identifiée par le projet d’école."

L’adhésion des parents et de l’enfant

"L’adhésion des parents et de l’enfant est indispensable afin que l’aide personnalisée sous forme d'APC trouve sa pleine efficacité. Un emploi de temps hebdomadaire est présenté aux parents qui donnent leur accord.

Le directeur se désintéresse de ces questions et est dans son bureau

Le rôle du directeur est très important : rôle d’organisation, de coordination, d’animation, de communication avec les parents1 ; les enseignants ignorent parfois l’ampleur de son rôle :

  • il organise : les différents conseils, les 60 heures d'aide personnalisée (APC) pour les élèves
  • il coordonne : il assure "la coordination nécessaire entre les maîtres", "la coordination au sein de leur école des soixante heures d'APC aux élèves"
  • il recherche l’efficacité de l’enseignement par l’animation de l’équipe pédagogique et notamment par l’animation de la structure de concertation qu’est le conseil des maîtres :
    •  il "anime l'équipe pédagogique"
    • "il aide au bon déroulement des enseignements en suscitant au sein de l'équipe pédagogique toutes initiatives destinées à améliorer l'efficacité de l'enseignement"
    • "la différenciation implique l'engagement du maître de la classe ainsi que la mobilisation d'une équipe pédagogique animée par le directeur de l'école"
    • le directeur "préside le conseil des maîtres"

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Le conseil des maîtres et le conseil des maîtres de cycle traitent du suivi des élèves  

  • "le conseil des maîtres de cycle fait le point sur la progression des enfants dans l'acquisition des diverses compétences définies pour ce cycle"
  • "les enseignants spécialisés apportent une aide directe aux élèves en difficulté, selon des modalités variées, définies en concertation avec le conseil des maîtres"
  • les 60h d’APC comprennent, "lorsque cela s’avère indispensable, le temps proportionné nécessaire à son organisation en complément des 24 heures déjà consacrées par chaque équipe pédagogique à la concertation"

Le directeur d'école organise le dialogue avec leurs familles

  • Il informe le conseil d’école des modalités des aides spécialisées, et plus largement à travers le projet d’école qui formalise les principes d'organisation des différentes aides et accompagnements,
  • "à tout moment de la scolarité élémentaire, lorsqu'il apparaît qu'un élève ne sera pas en mesure de maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin du cycle, le directeur d’école propose aux parents ou au représentant légal de l'enfant de mettre en place un dispositif de soutien", notamment un PPRE,
  • "il réunit en tant que de besoin l'équipe éducative" à laquelle appartiennent les parents.

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En tant que directeur, je dois coordonner et impulser, mais je n’ai aucune connaissance de ce qui se passe dans les classes et si j’interroge mes collègues ils estiment que c’est de l’ingérence

  • Le directeur doit disposer des informations nécessaires pour faire le point sur les dispositifs et leur efficacité (les choix d’organisation pour les APC par exemple), pour faire le point sur les élèves qui rencontrent de grandes difficultés, pour formaliser et présenter aux parents dans la cadre du projet d’école l’organisation des aides, pour organiser le dialogue avec les parents quand un PPRE est mis en place.
  • En revanche, les enseignants n’ont pas à lui "rendre des comptes", mais à réfléchir ensemble aux meilleurs choix à faire.
  • Rappelons que "la différenciation implique l'engagement du maître de la classe ainsi que la mobilisation d'une équipe pédagogique animée par le directeur de l'école" 1 : si le directeur met "la main à la pâte" dans la recherche des solutions au bénéfice des élèves en difficulté, ses collègues trouvent en lui un appui et par conséquent sont mieux à même de partager les difficultés qu’ils rencontrent en classe.

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1. Le rôle du directeur apparaît dans de nombreux textes réglementaires

  • Décret (modifié) n° 89-122 du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école, BO n° 10 du 9 mars 1989  
  • Décret (modifié) n°90-788 du 6 septembre 1990 relatif à l'organisation et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires, BO n° 39 du 25 octobre 1990
  • Circulaire n°2009-088 du 17 juillet 2009 relative aux fonctions des personnels spécialisés des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) dans le traitement de la difficulté scolaire à l'école primaire, BO n° 31 du 27 août 2009
  • Circulaire n° 2010-38 du 16 mars 2010 relative à la préparation de la rentrée 2010, BO n°11 du 18 mars 2010 
  • Circulaire n° 2010-081 du 2 juin 2010, BO n°25 du 24 juin 2010 relative aux obligations de service 

Écrits et réunions

Les écrits

Je suis maître E, je transmets le projet d’aide spécialisé individuel pour chaque élève aux enseignants, bien détaillé, mais impossible de savoir précisément, sauf exception, ce que l’enseignant fait dans la classe ou en aide personnalisée avec l’élève que moi j’aide…

  • Cette situation nécessite d’en comprendre les raisons pour y remédier 
    • difficulté de l’enseignant à admettre qu’il n’organise aucune aide particulière en classe 
    • improvisation constante en APC
    • manque de temps pour mettre en forme son action, récapituler, faire le point
    • découverte en lisant le projet d’aide spécialisée de compétences visées et d’activités identiques à celles qu’il met en place, avec un sentiment d’usurpation 
    • embarras devant un projet d’aide très structuré qui donne l’impression de ne plus avoir de "place" 
    • sentiment de gêne qui peut exister à propos des enseignants du RASED qui n’ont pas de classe en responsabilité et ont davantage de temps pour organiser et rédiger des projets, etc.
  • Pour remédier à ce déséquilibre, une séance de travail, courte, préparée (avec des objectifs bien fixés) doit permettre d’engager chacun à rendre lisible son action pour que naisse une démarche complémentaire d’aide pour l’élève.
  • L’enseignant spécialisé pourra aider l’enseignant de la classe, s’il le souhaite, à envisager une aide pour l’élève concerné.
  • Le RASED s’attachera à informer précisément ses collègues sur son action dans les écoles.

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 Y a-t-il aide personnalisée et/ou aide spécialisée hors d’un PPRE ?

  •  Si de nombreux élèves bénéficient de l’aide personnalisée sous forme d'APC, pour une aide passagère, il n’est pas envisagé d’élaborer un PPRE pour chacun. En revanche dès que les difficultés sont importantes, "lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d’un cycle", un PPRE doit être proposé aux parents ; cette obligation figure non pas dans une circulaire, mais dans une loi.1
  • Pour tout redoublant à l’école élémentaire, l’enseignant doit élaborer un PPRE en début d’année et le présenter aux parents pour signature ; il est probable que si de grandes difficultés ont conduit à faire redoubler cet enfant, il bénéficiera d’aide personnalisée (APC) voire spécialisée ; celles-ci figureront donc dans le PPRE.
  • De plus en plus, toute aide dans la durée mise en place par le RASED devrait se faire dans le cadre d’un PPRE : en effet le PPRE "est le cadre de mise en cohérence des actions d'aide"2
  • Ce qui est appelé à devenir une habitude professionnelle est encore une nouveauté pour nombre d’enseignants.

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La mémoire du parcours de l’élève fait parfois défaut, au sein de l’école, entre les établissements.

 Parfois, du fait de changements simultanés (directeur nouveau, RASED nouveau, enseignants nouveaux) et d’une absence d’écrits, l’enseignant fait face aux difficultés d’un élève en ignorant tout du passé scolaire de l’enfant : difficultés rencontrés aux autres niveaux de classe, aides apportées, communication organisée antérieurement avec la famille, réunions autour de l’enfant, etc. Les mêmes problèmes peuvent se rencontrer au niveau du CP et à l’entrée en sixième.

  • Il est par conséquent essentiel de conserver une mémoire écrite, simple, facile à consulter, et interne à l’éducation nationale. 

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Faut-il mentionner les activités pédagogiques complémentaires dans le livret de l’élève ?

  • Les "documents d’évaluations périodiques en usage dans l’école", tels que le livret d’évaluation de l’école3 sont destinées à "suivre régulièrement les progrès de l’élève au fil de chaque année scolaire."4
  • Par conséquent, pourquoi ne pas faire figurer le fait que les progrès de l’élève ont pu s’effectuer grâce aux efforts de l’élève en classe, en APC, voire en aide spécialisée ?

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Les réunions

Le temps manque pour travailler ensemble la complémentarité et la réflexion sur les besoins des élèves et les aides les plus adaptées. Le temps de réunion s’épuise rapidement.

  • Un temps pris sur les 60 heures d’APC peut être consacrée à la concertation : 6 heures paraissent un maximum.
  • Ces 6 heures, bien utilisées, permettent d’organiser l’aide et la réguler.
  • Une organisation sur l’année permet d’anticiper ces temps : le rôle du directeur est important pour élaborer le calendrier.

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J’ai eu un élève avec des difficultés vraiment énormes qui perturbait la classe à longueur de journée, qui ne savait pas lire, et j’avais l’impression d’être renvoyé à des problèmes de discipline que je savais pas gérer. Le RASED n’avait plus de place pour mon élève et quand j’en parlais en conseil de maîtres, alors que l’ordre du jour était consacré aux projets financés avec la coopérative, on me disait de rencontrer les parents chaque semaine pour faire le point sur toutes les transgressions de la semaine !

On a l’impression de se réunir fréquemment, mais ce n’est pas toujours très utile. Je connais des écoles atteintes d’une véritable réunionnite : dès qu’il y a un problème, on se réunit !

 Entre

  • l’école où c’est "chacun pour soi" avec des réunions qui concernent peu la réalité pédagogique de la classe, les progrès des élèves, le partage des difficultés rencontrées
  • et l’école où de façon communautaire tous les problèmes sans exception sont partagés 

 Il y a place pour

  • une organisation économique des réunions, efficaces car bien ciblées, efficaces car bien placées, efficaces car bien préparées.
  • un respect des missions des conseils : notamment le suivi des élève.
  • une responsabilité partagée des problèmes importants de chacun où les collègues témoignent du "sens de la responsabilité par rapport aux autres", de la "nécessité de la solidarité", attitudes incluses dans le socle commun de connaissances et compétences pour les élèves.

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1. Loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école, BO n° 18 du 5 mai 2005
2. Circulaire n° 2010-38 du 16 mars 2010 relative à la préparation de la rentrée 2010, BO n°11 du 18 mars 2010
3. La forme de cette partie du livret scolaire peut différer donc différer selon les écoles, constituée notamment du livret d'évaluation propre à l'école.
4. Circulaire n° 2008-155 du 24 novembre 2008 relative à la mise en œuvre du livret scolaire à l'école, BO n° 45 du 27 novembre 2008  

 

Parents

Liste de questions

Cliquez sur les questions pour accèder aux réponses

L’opacité pour l’élève n’existe-t-elle parfois aussi pour les parents ?

Les difficultés de repérage dans le fonctionnement du système éducatif sont tout à fait compréhensibles, quand on sait qu’un enseignant débutant a souvent du mal à identifier tous les dispositifs et les personnes intervenant auprès des élèves.
Pour pouvoir rendre plus compréhensible le dispositif des aides, il est nécessaire d’en avoir identifié la complexité : ainsi sera-t-il plus facile de guider le parent, une fois que l’on aura mis à plat le "décryptage à faire", nécessaire du fait d’une grande diversité 

  • diversité des dispositifs
  • diversité des temps : classe pendant 24h/aide personnalisée en général le midi ou après la classe conduite par les professeurs/autres activités également après la classe conduites par des animateurs, mais parfois aussi par des professeurs (animant un club Coup de pouce)
  • nombreux sigles : RASED, PPRE, PAS, PAI, EVS, AVS…
  • apparente synonymie ou proximité des termes qui ne facilite pas leur maîtrise : personnalisé/
  • différencié/individualisé/spécialisé, aide/accompagnement/coup de pouce
  • diversité des statuts de l’aide : pédagogique/rééducative/psychologique/sociale/médicale…
  • diversité des statuts professionnels : professeur des écoles/professeur de la ville de Paris/professeur spécialisé/psychologue scolaire/directeur/médecin scolaire/infirmier/assistant social/EVS/AVS/assistant d’éducation/assistant pédagogique/personnel de service dont les ASEM/animateur/directeur du centre de loisirs/cantinier/gardien… pour citer le personnel des écoles parisiennes rencontré par les enfants
  • diversité des employeurs des adultes : Education nationale (aide personnalisée, aide spécialisée, accompagnement éducatif, EVS, AVS, assistant pédagogique, assistant d’éducation), Ville (PVP, médecin scolaire, assistant social scolaire, animateur, personnel de service, intervenants des « Ateliers bleus »), Education nationale et Ville (Coup de pouce, ALEM), associations d’accompagnement à la scolarité dites parfois improprement "de soutien"
  • changement de statut de la même personne : le professeur en étude surveillée est employé par la ville comme les animateurs, le professeur qui anime un club Coup de pouce a un rôle identique, dans la mission définie, à celle des animateurs du club.

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Certains parents refusent des aides ; la crainte de la stigmatisation n’en est-elle pas l’une des causes ?

  • Souvent, le dialogue n’est pas simple avec les parents lorsque leur enfant rencontre des difficultés scolaires. Déception, anxiété, voire souffrance, écho de leur propre rapport à l’école, etc., les raisons sont nombreuses et il n’appartient pas à l’école d’en juger, ni même de les identifier.
  • En revanche, il revient à l’école de conduire le dialogue avec les parents dans une recherche de collaboration, surtout lorsque un premier refus advient (refus d’aide personnalisée, refus de rencontre avec le psychologue scolaire).
  • Quand on est un enseignant débutant, jeune en général, les difficultés peuvent s’accroître pour mener ce type d’entretien. Pour peu qu’on exerce en ZEP, s’ajoutent souvent des facteurs culturels et il n’est pas aisé de choisir la bonne attitude. Il peut être utile de s’adjoindre la présence du directeur ou d’un membre du RASED.
  • Série de suggestions concernant la communication avec les parents autour des aides.

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Quels sont les refus possibles des parents pendant le temps scolaire ? Quelles sont les autorisations écrites obligatoires ?

Pendant le temps d’enseignement (24h + 2h d’aide personnalisée), voici les deux seuls types d’autorisation des parents nécessaires 

  • organisation particulière dans l’école (décloisonnement, échanges de services, organisation de groupes dispatchés entre plusieurs enseignants, où l’élève, par conséquent, n’est pas en permanence avec son enseignant) : pas de demande d'autorisation aux parents
  • aide personnalisée des enseignants (hors des 24h) : demande d'autorisation nécessaire
  • aide à dominante pédagogique du maître E : pas de demande d'autorisation
  • aide à dominante rééducative du maître G : pas de demande d'autorisation
  • aide individuelle du psychologue scolaire (bilan, tests, etc.) : demande d'autorisation nécessaire

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Faut-il informer les parents au sujet des aides à leur enfants et si oui à quel rythme ? Comment les informer ? Comment communiquer avec les familles à propos de la différence entre l’aide personnalisée et l’aide spécialisée ?

  • Oui, il faut informer régulièrement les parents ; non pas pour les alarmer lorsqu’il y a des difficultés importantes, mais pour les faire adhérer aux aides mises en place, pour les inciter à soutenir leur enfant en toute connaissance de ce que met en place l’école.
  • Pour éviter les incompréhensions, il est utile de recourir à une diversité des modalités de communication possible avec les parents de l’école en général et les parents d’un élève en particulier
    • explications en réunion : conseil d’école, réunion de parents de l’école, réunion de parents de la classe
    • entretiens avec l’enseignant, avec le RASED, avec le directeur, soit séparément, soit parfois ensemble : enseignant-directeur-parents, enseignant-membre du RASED-parents, enseignant-membre du RASED-directeur-parents
    • écrits divers dans le cahier de correspondance, d’une grande clarté et simplicité ; l’auteur de chaque message sera indiqué, avec sa fonction
    • projet personnalisé présenté aux parents : PPRE, etc.
  • Il revient aux enseignants spécialisés d’expliquer plus en détail leur rôle, le professeur de la classe indiquant qu’ils ont une formation particulière pour mieux aider les élèves qui rencontrent des difficultés.

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L’horaire de l’aide personnalisée peut-il être différent d’une classe à l’autre au risque de poser des problèmes d’organisation pour les parents qui ont plusieurs enfants dans l’école ?

  • La solution la meilleure a priori est en effet le même horaire pour tous les enfants de l’école.
  • Il est à noter que l’organisation de l’aide personnalisée le midi facilite la participation des élèves aux activités périscolaires organisées à l’école élémentaire, activités qui peuvent intéresser les parents pour leur enfant ; l’aide organisée après la classe réduisant ces possibilités, c’est une des raisons qui rendent enclin à privilégier l’aide personnalisée le midi.
  • On peut envisager des horaires différents, justifiés explicitement pour des raisons pédagogiques plus que par des convenances personnelles des enseignants : ainsi aux cycles 1 et 2 peut-on choisir des durées de 30 min ou proches de 30 min et, au cycle 3 ou en fin de cycle 3, choisir des plages plus longues permettant de travailler dans la durée (une heure après la classe par exemple, ce qui n’est guère possible le midi).
  • L’information donnée aux parents doit être très claire et sous différentes formes : affichage, cahier de correspondance, précisions pendant les réunions.
  • Elle doit être la plus anticipée possible pour que les parents puissent s’organiser.
  • Il est préférable qu’elle soit la même d’une année sur l’autre.

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Des membres de RASED déplorent que les parents n’aient pas été informés des difficultés de l’élève quand ils entrent en scène.

  • L’enseignant de l’enfant est le premier interlocuteur des parents ; c’est lui qui tient les parents informés de la situation scolaire de leur enfant : intégration dans le groupe, adaptation à la vie scolaire, progrès en fonction du programme de la classe, difficultés éventuelles.
  • L’aide dans la classe, puis l’aide personnalisée, sont présentées aux parents, puisque pour cette dernière leur autorisation est nécessaire. Le dialogue avec les parents s’appuie sur les réalisations de l’enfant, sur des éléments précis.
  • Si les difficultés perdurent, l’enseignant informe des moyens possibles : parmi eux, l’intervention du RASED. Elle ne peut être mise en place sans avoir informé les parents d’une part des difficultés de leur enfant, d’autre part sans que d’autres aides préalables leur aient été expliquées.

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Équipe de circonscription

Si un conseiller pédagogique ou un inspecteur me rend visite, quels documents présenter concernant l’aide personnalisée ? 

Le visiteur sera sensible à la clarté des informations que pourrait découvrir un éventuel remplaçant, lui permettant ainsi, au débotté, d’assurer une transition facile. Divers éléments peuvent être consultés, qui ne sont pas conçus pour une visite, mais font partie des documents professionnels

  • concernant les parents 
    • l’autorisation, document obligatoire pour garder un enfant en aide personnalisée (voir p.55 un exemple de formulaire d’autorisation tout fait)
    • les éléments d’information qui sont susceptibles d’être fournis aux parents sur le contenu de l’aide (dans le cahier de correspondance par exemple)
    • le PPRE signé par les parents
  • concernant la seule initiative de l’enseignant
    • la liste des élèves aidés depuis le début de l’année, avec les dates, le nombre de séances, le type d’aide 
    • le contenu des séances, inclus dans le cahier-journal ou/et prévu spécifiquement, comme pour la préparation du temps scolaire ordinaire (compétences visées dans la séquence en lien avec les apprentissages en classe, activités correspondantes, bilan, etc., voir p.57)
    • les documents des élèves ou/et de l’enseignant permettant de faire apparaître des parcours différenciés : évaluation formative dans les cahiers, activités différenciées, PPRE adapté à l’élève
  • concernant le travail d’équipe
    • calendrier : début des séances, dates des temps de régulation
    • organisations particulières à l’école
    • comptes rendus des réunions
    • documents de liaison entre membres de l’équipe, projets personnalisés du type PPRE ou PAS (projet d’aide spécialisé) impliquant plusieurs adultes et permettant d’assurer l’information mutuelle et la complémentarité

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On n’est pas formé pour l’aide personnalisée

  • L’aide personnalisée est un temps d’enseignement : il s’agit de mener une action pédagogique qui est le propre du métier d’enseignant : analyse des besoins des élèves en fonction du programme de la classe, choix des supports et des consignes, mobilisation des élèves, gestion des interactions entre professeur et élèves et entre élèves…
  • Sur la question de la gestion et la dynamique des groupes restreints, il peut être utile de se tourner vers le RASED qui pourra donner des pistes, des suggestions
  • En cas de besoin, l’équipe de circonscription est à la disposition des enseignants pour les aider : dans la classe, en réunion de maîtres, en proposant des ressources
  • Ce guide académique apporte sa contribution : il a été conçu pour être une aide pour chacun et pour l’équipe

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