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Présentation du programme de 3e, aménagé à la rentrée 2013

mis à jour le 05/11/13

Photo 2 animations 8 février Ce programme applicable à la rentrée 2012 a été aménagé à la rentrée 2013. Certaines études ont été supprimées mais l'esprit et la démarche demeurent. Accéder ici aux aménagements de programme.
Jean-Louis Carnat, Véronique Grandpierre, Jacqueline Jalta et Jean-Pierre Lauby, IA-IPR, ont présenté, le 8 février 2012 à l'Ecole alsacienne, les épreuves d'histoire-géographie et d'histoire des arts du DNB et ont exposé leurs éclairages sur le programme de Troisième applicable à la rentrée 2012.
Mise à jour octobre 2013.

Epreuve du DNB

Jean-Pierre Lauby, IA-IR, présente la nouvelle épreuve écrite d’histoire-géographie / éducation civique du DNB.

Contenus évalués

Il précise que l’épreuve évalue :

  • des acquis spécifiques : connaissances du programmes de 3e, maîtrise des repères chronologiques et spatiaux du collège, capacités à décrire et à expliquer une situation historique ou géographique, à travailler sur documents, à construire un récit ;
  • des attentes du Socle : maîtriser les connaissances fondamentales de la culture historique, géographique et civique, comprendre et utiliser différents langages, rédiger un développement construit.

Structure de l'épreuve

Jean-Pierre Lauby décrit ensuite la structure de l’épreuve, organisée en trois parties : histoire (13 points), géographie (13 points), éducation civique (10 points).

Le candidat répond à des questions portant sur des repères, des connaissances (acteurs, situations, notions, valeurs, principes, etc.). Il étudie des documents en répondant à des questions ou des consignes. Une des questions de l'épreuve peut donner lieu à un développement construit. Il réalise, si on le demande, une tâche cartographique simple. La maîtrise de la langue et de l’orthographe compte pour quatre points.

Tableau épreuve DNB

Une animation spécifique sur l’épreuve se déroulera au cours du premier trimestre de l’année 2012-2013.

 

Accéder au diaporama complet : éclairages sur la nouvelle épreuve du DNB HDA et l'exemple de la photo humaniste

Education civique

Jean-Louis Carnat, IA-IPR, présente le programme d'éducation civique qui porte sur « la citoyenneté démocratique ».

Les "cinq commandements" 

Jean-Louis Carnat rappelle les «  5 commandements » de l’Éducation civique de 3e :

  • une heure hebdomadaire d’enseignement en moyenne ;
  • une dimension de connaissances (instruction civique) et d’éducation visant des pratiques sociales et politiques, immédiates et futures, en conformité avec les valeurs de la République ;
  • un programme centré sur la France et ses spécificités mais aussi ouvert sur un cadre plus large (Parlement européen, monde) ;
  • reposant sur des démarches avant tout inductives, en partant de situations vécues ;
  • s’appuyant sur les contenus des programmes d’histoire et de géographie, mais avec des perspectives différentes.

 Quelques pistes possibles

Jean-Louis Carnat développe quelques exemples :

  • l’étude du droit de vote des femmes, également abordé en histoire (partie IV, thème 2), peut, en éducation civique, être replacé dans sa perspective temporelle : il est accordé après des décennies de débats et de revendications, la France rejoignant tardivement de nombreux États beaucoup plus avancés sur ce point ;
  • le programme présente aussi des liens avec la géographie : la façon de vivre les territoires passe, pour les décisions d’aménagement, par un débat public organisé par la République ; mais est-il pris en compte ? quelle place est donnée au lobbying ?

Lien éducation civique géographie

  • la IIIe partie, "la défense et la paix", s’inscrit, comme l’impose le législateur, dans le parcours de citoyenneté universel. Elle peut s’organiser autour de grandes questions : armée de citoyens ou armée de professionnels ; quelle défense pour une démocratie ; de la guerre à la défense globale ; pourquoi des opérations extérieures, etc.

Accéder au diaporama complet : éclairages sur le nouveau programme d'éducation civique de 3e

Histoire

Véronique Grandpierre, IA-IPR, présente le programme d’histoire : « le monde depuis 1914 ».

Un nouveau programme

Malgré des bornes chronologiques identiques, ce nouveau programme est différent de l’ancien. Véronique Grandpierre met en garde contre la tentation du « recyclage » et insiste sur une lecture croisée des trois rubriques  « connaissances,  « démarches », « capacités ».

La démarche de certains thèmes propose des questions au choix. Par exemple, pour enseigner la mobilisation de toutes les forces matérielles et morales dans la Seconde Guerre mondiale (partie II, thème 3), le professeur choisit la bataille de Stalingrad ou la guerre du Pacifique. Le cas non retenu est simplement signalé dans ce contexte.

Véronique Grandpierre rappelle également les passerelles entre les matières : ainsi l’ONU est commun à deux thèmes : la « géopolitique mondiale depuis 1945 » en histoire et  « la défense et la paix » en éducation civique.

Quelques recommandations

En prenant appui sur deux thèmes du programme, Véronique Grandpierre explique qu’il est important d’enseigner en partant du « concret ».

Le 2e thème de la partie II s’intitule « les régimes totalitaires dans les années 1930 » et non pas les totalitarismes. On ne l’aborde pas par l’idéologie, mais par les manifestations de l’idéologie. Pour enseigner le régime soviétique, on entre par l’étude de la collectivisation et de la dékoulakisation ; on explique ensuite  que cette violence sociale ne peut se faire sans violence d’Etat. Le but est d’industrialiser l’URSS en quelques années pour rattraper le niveau que d’autres pays européens ont mis un siècle à atteindre.

De la même façon, Véronique Grandpierre conseille d’étudier le régime de Vichy en commençant par des exemples concrets d’actes et de décisions plutôt que par une affiche de propagande, simple illustration de l’idéologie.

 Ressources

Véronique Grandpierre indique pour finir quelques ressources utiles : le site Educ@def , les musées parisiens (Musée Clemenceau, Musée du Général Leclerc de Hautecloque et de la Libération de Paris-Musée Jean Moulin, etc.). Le centenaire du début de la Première Guerre mondiale en 2014 sera l’occasion d’offrir de nombreuses ressources.

Site éducadef

Histoire des arts

Jean-Pierre Lauby, IA-IPR, rappelle quelques points concernant l’épreuve orale d’histoire des arts au DNB, ainsi que l’importance pour les professeurs d’histoire-géographie de s’impliquer dans cet enseignement et dans son évaluation.

L'histoire des arts au DNB 

Il invite les professeurs à s’approprier la circulaire présentant l’évaluation de l’histoire des arts au DNB à compter de la session 2012.

L’épreuve se déroule entre le 15 avril et la fin de juin.

Chaque candidat ou groupe de candidats (trois maximum) se présente devant le jury avec une liste d'objets d'étude qu'il a choisis, éventuellement associée à un dossier qu’il a préparé. Cette liste, validée par les professeurs qui encadrent la préparation, se compose de cinq objets d'étude en lien avec plusieurs des six thématiques et au moins trois des six domaines artistiques. Trois objets d’étude au moins appartiennent aux XIXe et XXe siècles, deux peuvent porter sur des siècles antérieurs. Le jury peut faire réagir le candidat à une œuvre inconnue de lui, autant que possible reliée aux objets d'étude qu'il aura proposés.

L’épreuve dure 15 minutes en individuel (5 mn d’exposé et 10 mn d’entretien) ou 25 minutes en groupe (5 mn d’exposé par élève et 10 mn d’entretien).

Le jury est formé de deux professeurs, dont l’un est enseignant d’histoire-géographie, de lettres, d’éducation musicale ou d’arts plastiques. Il évalue par une note individuelle (connaissances et capacités relatives à l’œuvre : 12 points, capacités générales et attitudes : 8 pts).

Tableau épreuve HdA

La photographie humaniste, proposition de thème transversal

Jean-Pierre Lauby développe ensuite un thème transversal au programme de 3e : la photographie humaniste.

Ce courant inscrit la personne humaine et les formes de sociabilité au centre de son propos. Il donne une vision pudique et fraternelle de la société française, parle de gens simples et humbles et de moments de bonheur partagé. Il a été rendu possible par l’innovation technologique car l’appareil portable (cf. la révolution Leica) et la pellicule, qui triomphent des lourds appareils à chambre, permettent de saisir l’instant capté au lieu de prendre des photos sans vie.

De nombreuses pistes pédagogiques sont possibles, en histoire comme en géographie, à travers :

  • l’innovation technologique : R. Doisneau et les automobiles Renault ;
  • les lieux privilégies photographiés qui témoignent de l’évolution du tissu urbain et des lieux de sociabilité, de la transformation des quartiers : les jardins publics, les Halles, le quartier de Belleville-Ménilmontant, de la Bastille, de  St-Germain-des-Prés, les bistrots, les usines, les gares, etc. (œuvres à croiser avec des photographies actuelles ou des images satellitales) ;
  • les mutations sociologiques (œuvres à croiser avec des statistiques, sur la disparition de métiers par exemple) ;
  • les itinéraires de photographe ;
  • l’attraction parisienne et l’immigration culturelle ;
  • l’implication dans les combats politiques (Isis) ;
  • l’intégration dans les milieux culturels ;
  • à l’opposé, la vision du monde rural selon R. Depardon (cf. La Terre des paysans, Seuil, 2008).

 Accéder au diaporama complet : Histoire des arts et programme de 3e : l'exemple de la photographie humaniste

Géographie

Jacqueline Jalta, IA-IPR, présente le programme de géographie de 3e : « la France et l’Europe dans le monde d’aujourd’hui ».

L'économie générale du programme

Introduction au programme de géographie de 3e

Jacqueline Jalta explique que ce programme est le reflet d’une géographie rénovée, en lien avec la bibliographie récente, qui place la France dans son inscription dans l'Europe et dans le monde.

L’étude de la France en 3e est au croisement de trois paradigmes : l’ancrage dans les territoires, la toile de fond de la mondialisation, le développement durable.

Toutes les échelles, du local au mondial, sont prises en compte et leur emboîtement permet le raisonnement géographique.

Des études de cas sont demandées, suivant une démarche qui repose sur les logiques d’aménagement, le rôle des acteurs et des conflits d’usage.  Il s’agit d’enseigner la situation donnée d’un territoire, puis de contextualiser en passant de l’échelle locale à l’échelle nationale.

La place importante donnée aux représentations cartographiques nécessite de former les élèves au croquis dès la 6e.

Jacqueline Jalta précise que ce programme est ambitieux : pour éviter le risque d’enlisement, la lecture des attentes passe, comme en histoire, par le croisement des trois rubriques (capacités, connaissances, démarches). Elle permet de faire les bons choix et empêche la tentation du recyclage des anciens programmes.

Les thèmes du programme

Les 4 parties du programme de géographie

 

La partie  « Habiter la France » s’ouvre  par le thème, un territoire sous influence urbaine  : aujourd’hui on ne peut pas comprendre la France si on ne la considère pas comme un espace urbanisé ou sous influence urbaine. L' étude de cas porte sur un aménagement urbain. Cette première étude permet de déboucher sur la présentation du territoire national et de la répartition de la population. Elle prend appui sur un croquis. La mise en perspective présente les grandes aires urbaines. L’étude de la Région où se situe l’établissement permet d’envisager sa spécificité, le rôle de ses acteurs, notamment politiques, et son inscription dans le territoire national et européen. 

La partie II « Aménagement et développement du territoire français »  commence par les espaces productifs appréhendés grâce à trois études de cas, suivies de leurs mises en perspective à l’échelle nationale. Elles décrivent les dynamiques et les mutations très rapides liées à des logiques nationales et mondiales. L’organisation du territoire français débute par l’étude de l’agglomération parisienne, qui permet ensuite d’ouvrir sur les grands contrastes à l’échelle nationale.

La partie III, « le rôle mondial de la France et de  l’Union européenne », est divisée en deux thèmes. Le premier, une Union européenne, une union d’Etats, montre que l’UE est en construction et présente, à l’échelle européenne, des contrastes territoriaux. Cela débouche sur la réalisation d’un croquis des grands types d’espaces. Dans le deuxième, la France et l'Union européenne, influence mondiale, puissance incomplète, l'étude de cas sur un DROM débouche sur les questions de la France ultramarine, de la francophonie et des Français à l'étranger. L’autre question, « réalités et limites de la puissance de l’Union européenne », remet l’UE dans le contexte des pôles majeurs de l’organisation de l’espace mondial.

Au total, les grandes problématiques géographiques qui traversent le programme de 3e sont

  • l’habiter,
  • la notion de territoires abordée à différentes échelles
  • les dynamiques qui font évoluer les territoires, les moteurs de ces dynamiques, et leur impact sur ces territoires,
  • la place des nouveaux territoires et des nouvelles solidarités entre les territoires, cadre de l’aménagement et de la gestion durables des territoires.

 Accéder au diaporama complet : éclairages sur le nouveau programme de géographie de 3e

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Lettre académique n°3
Février 2017

Animations
le mer. 26 avr. 2017 de 14:00 à 17:00
collège Jean-Baptiste Clément. 26 rue Henry Chevreau
le mer. 26 avr. 2017 de 14:00 à 16:00
Lycée Racine (38 rue de Naples 75008 Paris)
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