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Une tradition ancienne

En France, la tradition d’accueil des enfants de moins de six ans est ancienne.

Dès 1771Vignette Jean-FrédéricOberlin, suivant le modèle initié par le pasteur Oberlin, des "écoles à tricoter" accueillent dans certaines régions les enfants de 4 à 7 ans.

À partir de 1825, sous l’impulsion de Marie Pape Carpantier, des institutions nouvelles, les "saIllust QTradition Carpantierlles d’asile" apparaissent  et se développent tout au long du XIXe siècle. Elles sont principalement conçues pour les enfants de familles pauvres dont on pense qu’ils sont en danger dans leurs foyers. Les perspectives sont à la fois hygiénistes, éducatives et visent une instruction dispensée au claquoir.


En Allemagne, la création du siècle est le jardin d’enfants dont la figure de proue est Fröbel, socialiste et romantique qui s’efforce de développer l’intelligence et le cœur des enfants dans un projet éducatif qui s’adresse plus particulièrement aux classes moyennes puisque le temps d’accueil proposé est réduit à la demi-journée.

Dès 1828, l’état organise cette charité privée. Dans les années 1830, un programme et des réglementations sont mis en place pour ces services gratuits, qui accueillent toute la journée (de 8h00 à 19h00) les enfants de deux à six ans. Il s’agit de faire contracter aux enfants des habitudes d’ordre, de propreté et de respect qui les préparent à "une vie honnête, décente et chrétienne".


Illust Tradition Salle-asile
Une loi du 16 juin 1881 définit l’école maternelle publique comme une école non obligatoire, mais gratuite et laïque, intégrée à l’école primaire. L’état prend désormais en charge l’organisation et le financement de l’éducation des enfants de deux à six ans, sous la tutelle du Ministère de l’instruction publique.

Cette étape est essentielle puisque l’on passe ainsi de la charité au droit à l’éducation, on reconnaît ainsi l’intérêt pour l’enfant d’une prise en charge respectueuse de seIllustr Tradition Salle-de-asiles besoins et de sa nature. Tout en conservant des objectifs de protection, l’école maternelle s’inscrit dans une perspective de préparation des enfants à l’entrée à l’école élémentaire devenue obligatoire.

Le XIXe siècle s’achève sur la consolidation des progrès sociaux, l’interdiction du travail des enfants avant douze ans leur ouvre la voie d’une scolarisation obligatoire de six ans, et non plus de trois ou quatre ans.

NomméeIllustr TQradition kergomard par Jules Ferry, Pauline Kergomard Inspectrice Générale, veut faire de l’école un lieu « maternel », en offrant aux enfants ce que les mères qui travaillent n’ont pas le temps de faire, l’acquisition de bonnes habitudes sociales, des activités d’expression, une bonne élocution et la construction de phrases correctes.

 

L’école maternelle actuelle est inscrite dans un ensemble de modes de faire pédagogiques issus de cette tradition ; on y discerne véritablement une culture professionnelle de prise en charge de la petite enfance et des éléments qui font autorité, portés notamment par l’action engagée des «  fondatrices  ».

C’est la mise en place des cycles en 1989 qui a fait disparaître les inspectrices d’école maternelle, la culture « maternelle » est encore présente dans des réseaux associatifs, en particulier l’AGEEM (Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques),  dépositaire de l’héritage culturel.

Le modèle d’éducation nouvelle centre l’action de l’enseignant sur l’enfant qui est en train d’apprendre ; la réalité enfantine est prise en considération, la vie scolaire est organisée autour d’une vie sociale, la relation de l’acte à la pensée met «  l’agir et le faire  » à l’origine de l’apprentissage scolaire. L’activité de l’élève conçue comme action dirigée pour apprendre est utilisée comme processus de construction .

Les premiers apprentissages sont garantis par l’intervention structurante de l’enseignant.