Bandeau

Le marché de l'éclairage poursuit sa mue

mis à jour le 26/10/16

Ampoule casséePublié le 28/03/2011 par Emmanuel Egloff, Elsa Bembaron dans LE FIGARO ECONOMIE

Vouées à la disparition, les ampoules à filament sont progressivement remplacées par de nouvelles technologies.

Le marché d'Osram, celui de l'éclairage, est en pleine mutation. Les préoccupations environnementales ont en effet conduit les autorités, en Europe et singulièrement en France, à décider la fin progressive des ampoules traditionnelles à incandescence. En France, seules celles de moins de 60 watts sont encore autorisées à la vente, mais leur disparition est déjà programmée pour le 31 décembre 2012.
Graphique vente ampoules

Nos bonnes vieilles ampoules à filament sont remplacées par des lampes à basse consommation, dites lampes fluocompactes (LFC), et par des halogènes «mono culot», c'est-à-dire de même forme que les ampoules traditionnelles. «Aujourd'hui, le marché est largement dominé par ces produits de remplacement, explique Antoine Gachet, analyste à l'institut marketing Gfk. En 2005, les lampes à incandescence représentaient encore plus des trois quarts du marché en volume. L'an dernier, elles ne pesaient plus que 36%.»

Les lampes fluocompactes ont toutefois marqué le pas l'an dernier. À l'inverse, la dynamique des halogènes mono culot est aujourd'hui importante, les ventes progressant de près de 50%. À ce rythme, elles occuperont la première place du marché d'ici à deux ans. Outre leur ressemblance avec les ampoules traditionnelles, le prix est l'une des explications de leur succès: ce type d'halogène coûte en moyenne 3,40 euros l'ampoule contre 5,20 euros pour les CFL.

Les marques de distributeurs sont aujourd'hui largement présentes sur ces ampoules à basse consommation. Néanmoins, les spécialistes de l'éclairage, avec en tête Philips Lighting, Osram et GE Lighting, ont réussi à conserver des positions fortes avec environ 60% du marché.

Une LED plus coûteuse

Et pour demain, la menace viendra des LED. Les diodes électroluminescentes, ou LED, sont en quelques années devenues de véritables sources de lumière. «Les possibilités offertes par les LED sont infinies, s'enthousiasme Thierry Braunecker-Becker, vice-président de Philips Éclairage France. Les lampes traditionnelles vont disparaître pour laisser la place à des objets éclairants ou même des éléments d'architecture lumineux.» Des tables, des vases, ou même des plafonds deviennent des éclairages.

Ces perspectives de marché attirent plus d'un industriel. Les groupes japonais et coréens très présents dans les semi-conducteurs disposent des structures nécessaires à leur production. Les LED sont d'abord des composants électroniques; ce sont donc les Toshiba, Sharp, Panasonic, ou Samsung qui lorgnent désormais ce marché.

Certains acteurs traditionnels tablent sur un équilibre entre ces différentes technologies: «Nous pensons que toutes les technologies peuvent cohabiter harmonieusement, car celles de l'halogène haute efficacité et de la fluocompacte sont arrivées aujourd'hui à maturité, ce qui n'est pas encore le cas de la LED», argumente Jacky Brossaud, directeur commercial chez Osram. Le prix représente également un frein réel: une LED peut être dix fois plus onéreuse qu'une lampe à basse consommation.

Tous les acteurs investissent toutefois ce segment des LED, ayant en mémoire le marché de la photographie qui a basculé en quelques années au profit des appareils numériques. Les fabricants veulent être prêts à un tel scénario, s'il survient.
Marché des ampoules 2010

 

L'adieu aux ampoules à filament

Publié le 21/12/2012 par Emmanuel Egloff, Elsa Bembaron dans LE FIGARO ECONOMIE 

L'Union européenne bannit à la fin de cette année la lampe à incandescence inventée à la fin du XIXe siècle.

Cette fois, c'est la fin. Les dernières ampoules traditionnelles à filament, dites à incandescence et inventées en 1879, seront retirées de la vente en Europe au 31 décembre. Énergivores - 90% de l'électricité qu'elles consomment est transformée en chaleur et non pas en lumière -, elles ont été vouées aux gémonies par les pouvoirs publics européens pour être remplacées par des lampes basse consommation. Une terminologie derrière laquelle se cachent trois types de technologies: les lampes fluocompactes, les halogènes et les LED.

Les ampoules fluocompactes (CFL) ont été les premières à se lancer sur le segment de la «basse consommation». Dans la distribution, leur part de marché est progressivement passée d'un peu plus de 10% en 2005 à 47% en 2010. Les handicaps de ces produits, notamment le décalage de quelques secondes avant la pleine puissance lumineuse et la présence de vapeur de mercure, ont toutefois freiné leur progression.

Ces ampoules fluocompactes sont aujourd'hui concurrencées par les halogènes monoculot. «Le prix attractif des halogènes et leur mimétisme avec les anciennes lampes incandescentes sont de vrais atouts dans un linéaire devenu complexe pour le consommateur», explique Antoine Gachet, spécialiste du marché de l'éclairage chez GfK. Preuve de ce succès, les halogènes sont aujourd'hui les ampoules les plus vendues en France. Problème: leur performance énergétique n'est pas suffisante. Sauf progrès dans ce domaine, ces produits devraient être à leur tour retirés du marché le 1er septembre 2016.

La nouvelle génération d'éclairage est déjà en plein développement. Les perspectives ouvertes par les LED (diodes électroluminescentes) semblent sans limites. D'abord cantonnées à de simples rôles de décoration, elles ont gagné en puissance et accèdent désormais au rang d'éclairage. Non seulement elles consomment environ six fois moins qu'une ampoule à filament (à puissance équivalente) mais, en plus, elles peuvent changer de couleur, d'intensité et prendre à peu près n'importe quelle forme. En outre, le marché des LED ne se limite pas à l'éclairage, elles sont aussi présentes dans les écrans plats (téléviseurs, smartphones, tablettes…), les phares des voitures…

Evolution vente ampoules
Logo Figaro Eco

Ma cl@sse ouverte
  • Projet ISN en Python avec Pygame/Tkinter
  • Modélisation d’un déplacement à vélo électrique
  • Moodle et habilitation électrique B2V-BR ( Habilec)
  • Moodle et habilitation électrique B2V-BR ( Habilec)
  • Modélisation d’un déplacement à vélo électrique