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Le quoi de neuf ?

Vignette quoi de neuf Fiche : Exemple de situation (publié en Juillet 2010 par la Mission Académique E.M.)

Compétences travaillées

  • Éprouver de la confiance en soi : oser
  • Respecter les autres
  • Savoir écouter et attendre son tour de parole
  • Enrichir le groupe classe

Nécessite de la part du maître

  • Instaurer un climat de confiance (obligation pour tous, tout le temps, mais un quoi de neuf ne peut avoir lieu sans)
  • Laisser la parole aux élèves
  • Travailler l’échange sans jugement de valeur et sans modéliser
  • Donner un cadre matériel (sablier, bâton de parole, modalités d’organisation…)

Le quoi de neuf ? C’est :

  • un espace de paroles parmi d’autres : conseils, atelier philo, débat littéraire... qui prend sa place dans l’organisation de la classe. Il s’entend en complémentarité avec le conseil,
  • le maître est garant du cadre et les élèves peuvent prendre la parole en se sentant en sécurité,
  • un lieu d’échanges et de communication réglementé,
  • un temps ritualisé, inscrit dans l’emploi du temps, organisé dans l’espace, la durée.
  • un moment de consolidation de la maîtrise de la langue et de l’intonation,
  • il doit évoluer au cours de l’année et de la scolarité,
  • pour l’enseignant c’est un outil d’observation, il ouvre aussi des pistes de travail.Tout comme pour les ateliers philo, la forme et le contenu peuvent varier en fonction des objectifs retenus par les maîtres.
    • assurer le lien entre l’extérieur et l’école, consolider la maîtrise de la langue par des échanges sur des sujets librement choisis par les élèves,
    • enrichir les projets de la classe par des apports extérieurs, photos, objets, livres qui peuvent aussi être choisis dans la classe, l’école, la BCD,

Le quoi de neuf ? Ce n’est pas :

  • le lieu d’expression des « fort parleurs » qui renforcerait les inégalités,
  • un lieu de causette gratuite (en particulier pour ceux qui s’expriment facilement) et du tout et n’importe quoi,
  • un prétexte pour l’enseignant à se poser en seul référent,
  • la porte ouverte à des jugements de valeur par/sur les pairs.

Descriptif et distinction par niveau

Premier type de situation : Un élève, chaque matin ou selon l’organisation des classes, quelques jours par semaine, apporte de la maison, un objet, une photo, une image, un livre… 
Prévoir dans la semaine, qui apporte l’objet à présenter, noter avec un code à la portée de tous, sur un support visible par tous les enfants, qui a apporté quoi, pour amener tous les élèves petit à petit à participer tout au long de l’année. (Si des enfants n’ont rien à apporter, leur proposer de choisir un objet pour qu’ils puissent à leur tour participer. 
Il en fait la présentation, celle-ci peut varier, selon les périodes, les niveaux de classes et les projets en cours

Petite et moyenne sections : 
Les élèves apportent un objet transitionnel de la maison. Ils le présentent, donnent son nom, racontent pourquoi ils l’ont apporté. Les pairs peuvent demander la parole pour raconter ce qu’ils ont, eux. Amener les élèves, petit à petit, à gagner l’attention de tous.

Grande section : 
La présentation est plus complète, avec des justificatifs plus ciblés. 
C’est l’enfant qui présente, qui donne la parole aux autres élèves. 
Les commentaires et échanges peuvent être notés par l’enseignant. Ils pourront faire l’objet, avec la photographie de la présentation, d’un recueil de vie de classe qui pourra faire le tour des familles, et être, à disposition de tous, dans le coin bibliothèque. 
Les présentations peuvent donner lieu à des échanges riches, du type : « Je ne connais pas cet objet, mais peut-être qu’un enfant de la classe peut m’aider ». 
Un bref rappel des informations intéressantes pour tous peut faire l’objet d’une conclusion de l’enseignant.

Modalité d’évaluation

En petite et moyenne section, entretien individuel avec la maîtresse : laisser une trace de l’intervention. 
En grande section, élaborer avec l’ensemble des élèves un tableau récapitulatif avec des items comme :

  • j’ai compris la présentation,
  • ça m’a donné envie de regarder ou aller voir,
  • ça n’était pas trop long,
  • il (elle) a bien répondu aux questions…/…,

Pour toutes les sections reprendre de temps en temps soit en groupes soit en collectif certaines présentations pour les associer à de nouvelles acquisitions de classe.

Deuxième type de situation : Le quoi de neuf peut se faire sans objet. C’est alors un moment d’écoute et d’apport d’informations. Celles-ci peuvent être brèves. L’intérêt est d’oser prendre la parole devant le groupe, même si l’on a qu’une seule phrase à dire. Beaucoup plus d’enfants participent alors.

Troisième type de situation : Le quoi de neuf peut se faire avec la mascotte de la classe. Celle-ci est emportée chaque soir par un élève différent. Le matin celui-ci raconte la soirée avec la mascotte. Tout le monde a le même objet comme support de langage, même les plus timides prennent plaisir à emporter la mascotte et à parler. Celle-ci sert également d’objet de détournement pour exprimer les peurs (cauchemars, soucis) les plaisirs et les sentiments.