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Outil d'aide à la construction d'une progression d'école

Ce travail réalisé par Sandra Douy et Gaëlle Millot (école élémentaire 67 rue Damrémont 75018 PARIS) est un outil d'aide à la construction d'une progression d'école. Il ne prétend pas à l'exhaustivité : d'autres thématiques peuvent s'y intégrer, d'autres œuvres pourraient y figurer... De la même manière, toutes ces œuvres ne pourront pas faire l'objet en classe d'une étude approfondie.

Cette progression, destinée au cycle 3, est organisée autour des grandes périodes historiques et aborde les 6 domaines de l’histoire des arts tels qu’ils sont définis dans les programmes de 2008. Pour chaque domaine, apparaissent des oeuvres considérées comme majeures (cf la liste d'exemples d'oeuvres du Ministère).

Elle peut faire l’objet d’une double lecture permettant diverses mises en réseau des oeuvres :

  • une première lecture horizontale, synchronique : Pour chaque période historique, nous avons essayé de créer une cohérence en rapprochant certaines oeuvres. Ainsi, au Moyen Âge, par exemple, on peut dégager plusieurs axes : dans un registre religieux, on pourra lier l’étude des églises romanes et gothiques avec l’écoute d’une messe, l’étude d’un vitrail et celle d’une sculpture romane ; on peut étudier une abbaye et écouter des chants grégoriens. Dans un registre profane, on peut à travers l’étude de la vie quotidienne des seigneurs analyser un château fort, lire des farces et fabliaux en littérature, écouter des chants de troubadours, aborder tournois et mystères et découvrir au musée de Cluny des objets du quotidien.
  • On peut également en faire une lecture verticale, diachronique : Certaines de ces oeuvres ont été choisies pour se répondre : ainsi, tous les châteaux étudiés au CM1 sont des châteaux royaux (Vincennes, Chambord et Versailles) et il est donc possible d’observer leur évolution au fil des époques. Ce travail sur l’architecture du pouvoir peut ensuite être prolongé au CM2 par une visite au Louvre, ancien château royal devenu musée, et notamment, par la visite des appartements de Napoléon III. On n’étudie donc pas l’oeuvre uniquement comme caractéristique d’une époque, mais également en lien avec d’autres oeuvres d’époques différentes. Il s’agit donc bien de faire ressortir les ruptures mais aussi les continuités qui existent dans l’histoire des arts, comme on le fait en histoire.

Dans les deux documents joints, vous trouverez, matérialisés par des couleurs, des exemples de lectures diachroniques et synchroniques.

Étudier une œuvre d'art est un travail transdisciplinaire : il faut donc prendre sur le volume horaire d'autres disciplines.
Quand on étudie une œuvre, on travaille en histoire des arts, en lecture d'images, en expression orale, en vocabulaire, en Histoire... Et cela peut amener à un travail en production de textes. On peut choisir de mettre l'accent pour chacune des œuvres sur une ou deux disciplines.
Exemples : Lors du travail sur les riches heures du duc de Berry, on peut axer sur l'apport historique (les paysans au Moyen Âge) et un gros travail peut être fait en vocabulaire. De même, les arènes de Lutèce seront traitées, après la sortie, en production de texte explicatif (réalisation d'un schéma légendé).
Les créneaux horaires occupés seront donc ceux de l’histoire des arts, mais aussi de l'Histoire et du français.