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Twitter et Evernote dans une classe de CM2

mis à jour le 20/06/13

Alexandre ACOU présente ses pratiques de classe aux responsables académiques ...

  1. Il s’agissait de voir les différents usages du numérique et le soutien qu’ils apportent aux apprentissages des élèves.

La rencontre s’est déroulée en trois temps.

Dans un premier temps, les visiteurs ont observé les élèves de la classe dans une activité en mathématiques et ont pu suivre l’élève (tweeteur) responsable des tweets du jour en relation avec les exercices proposés.

Puis les visiteurs ont suivi ensuite l’activité d’un demi-groupe d’élèves en salle informatique pour un temps d’écriture via Twitter, reprenant le travail vu en classe, l’autre groupe, en autonomie, lisant à haute oralement et collectivement un ouvrage de littérature de jeunesse.

Le 7 juin 2013, le directeur de l’académie de Paris, le directeur académique chargé du 1er degré, l’inspecteur de l’éducation nationale adjoint ont retrouvé l’inspecteur de la circonscription, la conseillère pédagogique et le formateur en informatique pédagogique pour observer les élèves de CM2 et leurs activités autour du réseau social Twitter et d’Evernote.

Enfin, ils se sont entretenus avec le professeur.

photo (1)

L’inspecteur de la circonscription a rappelé « l’origine très complexe des élèves dans un territoire en politique de la ville ».Les questions ont porté sur le choix de la brièveté des messages qu’impose Twitter et la pertinence de l’outil dans un objectif de production de texte. Le bénéfice de Twitter est de permettre un écrit dans un contexte de communication vraie – les enjeux de clarté d’exposition, de précision, prennent un relief plus grand, sont plus facilement  compris que quand le destinataire est seulement le professeur.

L’utilisation de Twitter en classe se situe pleinement dans le cadre du B2i et des compétences que les élèves doivent acquérir et qui sont travaillées intrinsèquement. Twitter crée un espace relativement cadré (notamment si on le compare à une recherche via un moteur) et dans lequel on peut, via les comptes plus ou moins renseignés, travailler l’identité numérique, par exemple distinguer une autre « twittclasse » d’un spam. Les difficultés rencontrées dans le cadre d’un projet Comenius avec eTwinning, espace d’échanges européens, sont évoquées, le directeur de l’école étant cette semaine-là en séjour d’études en Norvège sur ces sujets.

L’inspecteur de l’éducation nationale adjoint pose la question du travail dans l’école autour de Twitter. Il y a de l’intérêt pour ce travail, mais peu de pratiques communes. Les échanges se font plutôt avec d’autres classes francophones où qu’elles se trouvent, de Dunkerque à la Réunion.

Le professeur parle d’une salle de professeur virtuelle, informelle, qui se crée autour des projets, des méthodes pédagogiques, répondant à la question posée par le directeur de l’académie : que peut-on faire avec le numérique qu’on ne pouvait faire avant ? Plus de contraintes de temps et d’espace : le temps de travail pour l’élève peut dépasser le temps de l’école ; le professeur peut corriger à tous moments les productions des élèves sur Evernote, application permettant une « écriture plus longue » ; la rapidité avec laquelle intervient la correction semble permettre une meilleure intégration de celle-ci dans les apprentissages… 

Pour finir, le professeur montre un ouvrage que chaque élève devrait recevoir en fin d’année en fin d’année en version polycopiée et qui comporte chacun des tweets publiés au cours de l’année : les productions individuelles créent une production collective qui rend compte des travaux de la classe.