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1914-1918 : les enfants dessinent la guerre

Les dernières cartouches En 1916, des élèves de 3e de l'Ecole alsacienne illustrent la Première Guerre mondiale à la demande de leur professeur.
Une trentaine de ces dessins sont réunis dans une exposition virtuelle destinée à des élèves de 3e et consultable en ligne (voir la rubrique "En savoir plus" en bas de la page). Ils constituent des témoignages sur les représentations. Ils sont exploitables en classe.

Intérêt de l'exposition

Les dessins de cette exposition virtuelle en ligne sont des documents sources réalisés il y a un siècle par des élèves qui ont le même âge que ceux qui sont en classe de troisième aujourd’hui. Ils permettent d’appréhender l’état d’esprit de jeunes adolescents concernés par un conflit qui mobilise probablement un membre de leur famille.

Ils dessinent quelques évènements importants relayés par la presse : incendie de l’hôtel de ville d’Arras et de la cathédrale de Reims, bombardement de Paris ou encore le torpillage du Lusitania le 7 mai 1915.

Torpillage du Lusitania
Torpillage du bateau hôpital l'Asturias, par Claude Zuber

Ces dessins dont le graphisme est exceptionnel permettent notamment de faire travailler les élèves sur les formes de la guerre et sur les représentations l'ennemi.

Pistes pédagogiques

Pour l'analyse de ces 27 dessins, plusieurs pistes sont envisageables pour une une classe de 3e :

  • le professeur peut sélectionner quelques dessins et inviter la classe à répondre à un questionnement qui permet d'aborder la perception de la guerre qu'en avaient leurs auteurs et d'en montrer l'intérêt historique. Par exemple :
    • faire émettre des hypothèses sur les informations qui ont permis aux élèves de réaliser les dessins
    • comparer les dessins avec d'autres sources : témoignages écrits, articles de presse, données statistiques, affiches de propagande, etc.
    • confronter les dessins avec le contenu du cours pour vérifier leur validité et s'interroger sur ce que les élèves ne dessinent pas : conditions de vie des Poilus dans les tranchées notamment
  • la classe peut aussi être divisée en deux groupes qui travaillent chacun sur l'une des thématiques suivantes : scènes de guerre (formes de la guerre, matériels et types d'armement, conséquences) ; dessins patriotiques et dessins satiriques (actions, populations concernées, symboles, état d'esprit). Ils renseignent un tableau à double entrée. Au terme de ce travail, il est possible de réaliser une mise en commun pour dégager une courte synthèse, afin de caractériser le conflit et dégager les notions
  • ou  deux élèves peuvent être chargés de préparer pour le début du cours la présentation d'un tableau sur chacune des thématiques en guise d'accroche de la leçon

Cette prise d'information à partir des dessins, en complément des autres sources habituelles, permet de construire avec les élèves les notions contenues dans le programme de 3e :

  • la violence de masse dans les combats
    • par l'armement dans la guerre des tranchées : dessins "canon de 75", "batterie de campagne", "supériorité technique de l'armée française", "batterie de mitrailleuse en campagne"
    • par les autres armes utilisées : dessins "combat naval, torpillage de bateaux"

Le canon de 75
Le canon de 75, par Christian Saurwein

  • la violence de masse faite aux civils victimes
    • des bombardements : dessins "incendie de l'hôtel de ville d'Arras" (I et II), "cathédrale de Reims", "bombardement de Paris", "torpillage d'un navire civil"
    • des atrocités commises par les soldats : dessins "la main coupée", "les atrocités allemandes", "la ville en flammes", "une femme assassinée", "le pillard allemand"

Incendie de l'hôtel de ville d'Arras
L'incendie de l'hôtel de ville d'Arras, par Jean-Yves Riedberger

  • la guerre totale
    • la participation des troupes coloniales : dessin "offensive du 3e régiment des zouaves"
    • la mobilisation des forces à la fois terrestres, navales et aériennes et donc les aspects technologiques de l'armement
    • e contexte même de la réalisation des dessins en milieu scolaire, qui permet de saisir l'implication des civils dans la guerre
    • 'importance de la mobilisation morale et des effets de la propagande et du "bourrage de crâne" : dessins "l'Alsace apparaît au soldat blessé", "les dernières cartouches", "la paix rêvée", tous les dessins satiriques de la 3e partie pour ridiculiser l'ennemi, l'absence des tranchées elles-mêmes et des conditions de vie des Poilus.

L'Alsace apparaît au soldat blessé
L'Alsace apparaît au soldat blessé, par Charles Willms

Les dessins peuvent aussi servir de support à une évaluation (travail sur document).

N.B : des élèves de 1re peuvent aussi trouver de l'intérêt à utiliser ces dessins dans le cadre d'un TPE sur la guerre vue par des enfants par exemple.

Plus-values pédagogiques

Cette exposition constitue une ressource locale particulièrement originale.

Elle permet de valider des compétences du B2i. Les élèves peuvent aussi travailler directement sur le site de l'École alsacienne ou télécharger le fichier mis à disposition sur le site disciplinaire académique au bas de cette page.  Il permettra de conduire un travail

  • en salle informatique
  • en salle de classe avec utilisation de la vidéoprojection
  • à distance (à la maison ou au CDI).

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