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Conférences

mis à jour le 22/03/16

Grand Salon du Lycée Jean Zay,  à 20h00
Mardi 22 mars 2016

10, rue du Docteur Blanche 75016 Paris
métro : Jasmin / Ranelagh 

 Kant

La nature chez Kant

Michel Fichant
(Professeur émérite d'histoire de la philosophie moderne, Paris IV)

"La pensée de la nature chez Kant constitue une synthèse de ce qu’a été l’apport de l’âge classique. Comme cet héritage, cette pensée est double.

D’une part, la science classique a établi le concept central de lois  de la nature, qui déterminent la connexion nécessaire des phénomènes (Kepler, Galilée, Newton). La représentation centrale est celle du mécanisme, au sens où la mécanique n’est plus seulement l’étude des machines mais la science du mouvement de la matière et de la communication du mouvement entre les parties de la matière. En un sens, la partie théorique de la philosophie de Kant est la justification ou la fondation métaphysique de cette représentation. C’est ce à quoi répondent l’Analytique transcendantale de la Critique de la raison pure (1781 et 1787), la réponse à la seconde question des Prolégomènes à toute métaphysique future (1783), et les Premiers principes métaphysique de la science de la nature (1786).

Mais cette ligne n’épuise pas ce que la nature a représenté dans l’âge classique. Leibniz invoquait l’utilité des causes finales en physique, et a introduit comme un mot nouveau le terme d’Organisme, pour désigner le mode de composition qui distingue certains corps des autres objets matériels. Au 18è siècle se produira une « crise de la géométrisation de l’univers » (Belaval), suscitée par l’observation de l’irréductibilité des phénomènes du vivant à un simple arrangement mécanique (Diderot), et par la perception de l’univers comme un tout harmonieusement arrangé, ayant une unité finalisée (Maupertuis). Kant fait place à cette autre vision de la nature, sur un autre plan que celui de la science objective, mais au point de vue d’une réflexion qui rapporte la nature et ses produits à l’organisation subjective du pouvoir de connaître. Cette ligne est celle de certains passages de la Dialectique transcendantale de la première Critique, et surtout celle de la Critique de la faculté de juger (1790)." Michel Fichant

 

Conférence gratuite et ouverte à tous
(Professeurs, étudiants, élèves des classes préparatoires)
Renseignements complémentaires sur le site internet du Lycée Jean Zay à l’onglet « conférences ». 

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Conférences du Lycée Jean Zay
Premier trimestre

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Grand Salon à 20h00
lundi 28 septembre 2015

« L’homme et la nature, du réel à l’imaginaire maritime ».
par les aspirants  Claire de Marignan & Aspirant Alexia Pognonec,  chargées d'études au Centre de recherches stratégiques de la Marine.

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Grand Salon à 20h00
mardi 13 octobre 2015

« Réflexions sur Le Paysan parvenu de Marivaux ».
par Jean Goldzink (professeur agrégé, ancien maître de conférences en littérature française à l'ENS de Saint-Cloud/Fontenay et de Lyon, Institut d'études politiques de Paris).

 

Salle Truffaut à 20h00
mardi 17 novembre 2015

« Le monde des passions dans La Cousine Bette »
par Gérard Gengembre (Professeur à la New York University de Paris,  professeur émérite à l’Université de Caen. Docteur en Littérature Française, ancien agrégé répétiteur à l’École Normale Supérieure).

Grand Salon (ou Salle Truffaut) à 20h00
mardi 24 novembre 2015

 

« Droit, État et liberté, la politique chez Hegel ».

 

par Philippe Soual (professeur de Première supérieure ULM au lycée Pierre de Fermat de Toulouse ).

 

Grand Salon à 20h00

mardi 8 décembre 2015

 

« La nature chez Kant ».

par Michel Fichant (Professeur émérite à la Sorbonne).

 

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Conférences du Lycée Jean Zay

 

Second trimestre

 

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Grand salon à 20h00

mardi  12 janvier 2016

 

« Hume et la question des passions ».

 

par Éléonore Le Jallé (Université de Lille).

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Grand Salon à 20h00

mardi 26 janvier 2016

 

« Andromaque, le monde des passions selon Racine ».

par Patrick Dandrey (Université Paris-Sorbonne) :

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Grand salon à 20h00

mardi  2 février 2016

 

« Penser la nature.
L’idée hégélienne d'une philosophie de la nature. ».

 

par Philippe Soual (professeur de Première supérieure ULM au lycée Pierre de Fermat de Toulouse ).

 

 *

Grand salon à 20h00

mardi  9 février 2016

 

« S’approprier la nature : peut-on et
comment modifier le système productif ? »

 

par Pierre Caye (Directeur de recherche au CNRS)

 

 *

  Grand Salon, à 20 h

mardi 15 mars 2016

 

" Idéologie et valeur littéraire dans le 
Voyage au bout de la nuit de L.-F. Céline"

par M. Henri Godard (Professeur à la Sorbonne) 

 

*

Grand Salon, à 20h

mardi 22 mars 2016

 

La nature chez Kant

Michel Fichant
(Professeur émérite d'histoire de la philosophie moderne, Paris IV)



"La pensée de la nature chez Kant constitue une synthèse de ce qu’a été l’apport de l’âge classique. Comme cet héritage, cette pensée est double.

D’une part, la science classique a établi le concept central de lois  de la nature, qui déterminent la connexion nécessaire des phénomènes (Kepler, Galilée, Newton). La représentation centrale est celle du mécanisme, au sens où la mécanique n’est plus seulement l’étude des machines mais la science du mouvement de la matière et de la communication du mouvement entre les parties de la matière. En un sens, la partie théorique de la philosophie de Kant est la justification ou la fondation métaphysique de cette représentation. C’est ce à quoi répondent l’Analytique transcendantale de la Critique de la raison pure (1781 et 1787), la réponse à la seconde question des Prolégomènes à toute métaphysique future (1783), et les Premiers principes métaphysique de la science de la nature (1786).

Mais cette ligne n’épuise pas ce que la nature a représenté dans l’âge classique. Leibniz invoquait l’utilité des causes finales en physique, et a introduit comme un mot nouveau le terme d’Organisme, pour désigner le mode de composition qui distingue certains corps des autres objets matériels. Au 18è siècle se produira une « crise de la géométrisation de l’univers » (Belaval), suscitée par l’observation de l’irréductibilité des phénomènes du vivant à un simple arrangement mécanique (Diderot), et par la perception de l’univers comme un tout harmonieusement arrangé, ayant une unité finalisée (Maupertuis). Kant fait place à cette autre vision de la nature, sur un autre plan que celui de la science objective, mais au point de vue d’une réflexion qui rapporte la nature et ses produits à l’organisation subjective du pouvoir de connaître. Cette ligne est celle de certains passages de la Dialectique transcendantale de la première Critique, et surtout celle de la Critique de la faculté de juger (1790)." Michel Fichant

 

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