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Discipline positive à l’école et en famille

mis à jour le 27/11/15

enfant sécure Les parents d’élèves des écoles élémentaire et maternelle Murat (162 bd Murat, 75016) étaient invités, ce lundi 12 octobre, à une soirée originale organisée par les deux directrices grâce à la participation financière de la Mairie du XVIème arrondissement: la présentation, par la psychologue clinicienne Béatrice Sabaté, de la « discipline positive », que les deux écoles ont décidé de mettre en œuvre dans leurs établissements. Une démarche qui peut s’appliquer entre enseignants et élèves, mais aussi entre parents et enfants. C’est ce dernier aspect que Béatrice Sabaté, introductrice de cette méthode en France, a présenté aux plus de cent cinquante de personnes qui avaient répondu présents.

Publié en novembre 2015 par Héloïse Kolebka, mère d’élève en GS

Partie 2 Parler Dessin fonction Shiva CBESSE

« Discipline » au sens  d’action d’instruire ; « positive », parce que la démarche proposée est fondée sur l’encouragement et la bienveillance.

Ce qui ne veut pas dire laxisme

La fermeté est le troisième pilier de cette approche élaborée aux Etats-Unis par les psychologues Jane Nelsen et Lynn Lott dès les années 1970, à partir notamment des travaux de l’Autrichien Alfred Adler (1870-1937). La discipline positive permet de maintenir l’autorité tout en obtenant la coopération des enfants.

Pas d’exposé théorique, ce lundi soir, mais deux heures où les parents furent invités à réfléchir sur leurs pratiques et à réaliser des exercices concrets. Ainsi, plutôt que de lancer un ordre, pourquoi ne pas poser une question : « Peux-tu trouver une solution avec ton frère ? » plutôt que « Arrête de te disputer avec ton frère ! »

 Autre principe, le « temps de pause »

Lorsque l’enfant  a fait une bêtise, a désobéi et s’emporte – et nous avec lui –, inutile de lui demander dans l’instant un pardon et une réparation – un pardon qu’il présentera peut-être du bout des lèvres, mais plutôt par peur d’une sanction. Mieux vaut donc lui proposer un « temps de pause », qu’on aura défini au préalable avec lui, un moment de calme dans sa chambre par exemple, avant qu’il ne revienne, apaisé, ayant récupéré sa capacité à gérer ses émotions. Il est alors possible de lui demander de reconnaître ses responsabilités, de se réconcilier et de voir avec lui comment réparer la bêtise. Dans le cadre de l’école, ce temps de pause se fait sur un banc de la cour, repeint pour l’occasion. Le fameux : « Va sur le banc ! » ordonné à un élève intenable à la récréation prendra d’autres couleurs ! Avec une idée clé : que l’enfant se sente mieux pour qu’il fasse mieux.

 Dernier « truc » : les rituels pour surmonter les écueils que sont, par exemple, les matins – ou les soirs –, concentrés explosifs d’énervement

« Lève-toi, habille toi, mange sinon tu ne seras pas en forme, ton cartable est-il prêt ?, dépêche toi ! » Il s’agit de voir avec l’enfant comment s’organiser et se mettre d’accord avec lui sur trois ou quatre étapes. Et puis s’entraîner et ne pas hésiter à réajuster et à rediscuter de ce qui fonctionne et de ce qui bloque encore.

 A chaque fois, l’enfant est invité à être partie prenante des décisions ; son autonomie et son sens des responsabilités sont encouragés. Une approche riche et stimulante. Et un beau défi. A nous de jouer !

 Pour plus de renseignement, Association de Discipline Positive France et un livre La Discipline positive par Jane Nelsen, éditions du Toucan, 2012.