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Organisation des examens : Charte des examinateurs

Charte des examinateurs Ile de France

Logo SIEC Les académies de Créteil, Paris et Versailles ont élaboré une charte des examinateurs.

Le terme Charte est compris au sens d’écrit fondant un accord et une communication. Les indications contenues dans cette charte ont pour but de rappeler le contexte d’une communication adéquate avec la situation d’examen, acte institutionnel qui engage la responsabilité de tous. Elle définit le cadre des échanges permettant l’accord nécessaire à l’évaluation lors de l’examen.

La situation institutionnelle de l’examen implique des règles de neutralité et le respect des cadres  de référence.

Le cadre de référence 

  1. Bulletins officiels .
  2. Objectifs et contenus de l’enseignement et référentiel.
  3. La charte de déontologie des examens : B.O. n°15 du 12 avril 2012. 

Éthique de l’examinateur : quelques principes

Le baccalauréat est un examen national. Son objectif est de reconnaître et valider les compétences acquises par les élèves sans viser un classement. L’évaluation doit donc garantir l’équité de traitement des candidats en relation avec les attentes spécifiques de l’examen. De ce fait, le rôle de l’examinateur diffère de celui de l’enseignant-formateur dans sa classe. Sa responsabilité est engagée dans le cadre d’un jury collégial dont les décisions impliquent de droit une concertation menée en commissions.

La notation, particulièrement variable d’un correcteur à l’autre, oblige les membres du jury à respecter l'évaluation par compétences en utilisant exclusivement les grilles d'évaluation nationales. Un étalonnage peut s'avérer nécessaire lors d'une réunion d'entente préalable et pendant les corrections pour réduire au mieux les écarts entre chaque membre du jury.

La situation d’examen exige le respect d’une déontologie fondée sur des valeurs :

  • l’équité inhérente au statut de l’examen ;
  • La loyauté des correcteurs ;
  • Le respect des candidats.

Ces principes impliquent le respect de modalités :

  • Une attitude de respect envers les candidats qui passent l’épreuve ;
  • L’application des critères choisis comme références pour l'évaluation ;
  • La coordination des attentes et corrections en commission ;
  • La justification de la note au regard des compétences (textes institutionnels et références de l’évaluation) ;
  • Le respect, en réunions d’entente, des choix opérés par la commission  ;

Les commissions d’entente s’accordent donc sur :

  • les seuils d’attente précisés pour chaque compétence en fonction des spécialités et tenant raisonnablement compte de la lourdeur de l’épreuve ;
  • l’accueil bienveillant de copies différentes du fait de critères parfois spécifiques à chaque professeur-formateur (introduction, type de plan) ;
  • la cohérence des notes par jury en fonction de critères établis.

Par voie de conséquence, les jurys doivent

Entreprendre un travail d’harmonisation 

L’examinateur est membre d’un jury qui travaille en commission, c’est-à-dire en concertation. Aucune décision n’est prise individuellement. Les commissions définissent le travail de chaque correcteur au même titre que l’évaluation des copies. L’entente est donc le résultat d’une délibération qui statue sur les critères d’évaluation. Elle se fait en deux temps.

Une réunion d’entente en début de correction pour :

  • rappeler les principes de base (responsabilité des modérateurs) ;
  • recueillir les impressions sur le sujet (idem) ;
  • examiner les différentes parties de l’épreuve par la lecture de copies test  (2 minimum) ;
  • présenter et commenter le barème national, les éléments de correction et pondérer éventuellement en fonction des connaissances spécifiques des correcteurs sur les candidats et des indicateurs observés dans les copies test.

Une réunion d’harmonisation en fin de correction, à la remise des copies pour :

  • harmoniser les moyennes des lots des membres du jury ;
  • prendre collectivement, en sous-commission, les mesures nécessaires.

 Modalités de fonctionnement des jurys

A la suite de la réunion d’entente et  d’harmonisation, les correcteurs informent les modérateurs des moyennes de leurs lots, selon des modalités dont ils auront préalablement convenu.

 Recommandation

Il est important de rappeler que

  • ce que l’on évalue ce sont les compétences des élèves en
  • référence au référentiel du programme
  • Toutes les compétences sont évaluées en fonction de leur
  • présence et de leur qualité dans les travaux des candidats : la
  • finalité des épreuves est de « vérifier les compétences
  • acquises ». Ainsi les critères de maîtrise de la langue indiqués
  • sont à prendre en compte d’une manière globale.
  • Les compétences ne valent pas barème : leur pondération doit
  • être harmonisée en réunion d’entente.
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