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Verbaliser en arts plastiques (au collège)

mis à jour le 14/06/16

Moment délicat du cours d'arts plastiques, la verbalisation est néanmoins indispensable à l'élaboration des apprentissages.

Séquence de cours réalisée par Isabelle Soubaigné, professeure au collège Jacques Decour : un travail photographique avec comme incitation "transformez-vous en monstre". (pour avoir le déroulé du cours,voir la ressource pédagogique ici.)

Le cours (et sa verbalisation) en vidéo : ici.

 

"Un travail qui n'est pas verbalisé, c'est un travail qui n'a pas eu lieu. La verbalisation, c'est l'occasion de mettre des mots - nos mots à nous - sur des notions qu'ils ont pressenties, éprouvées, mais dont ils ne connaissaient peut-être pas l'existence."

Les notions travaillées

Il faut les avoir identifiées en amont ; au besoin les redéfinir au moment où les élèves réalisent le travail. Ici : contraste, lumière, cadrage, flou, fond.

La première question

Commencer une verbalisation, c'est donner une porte d'entrée, proposer un accès aux notions travaillées. Ici, Isabelle demande "quels sont les éléments qui accentuent l'effet de monstre ?". La question est simple et sans équivoque, elle peut être comprise par tous. C'est aussi une question qui amène les élèves à regarder autrement leur travail et celui des autres. Enfin, c'est une question ouverte ; elle amène de nombreuses réponses possibles.

Écouter, laisser parler, faire écouter

"Ce qui est difficile, c'est de ne pas leur donner les mots avant qu'ils sortent. Il faut réussir à les laisser parler de ce qu'ils voient. Je leur demande souvent de commencer par décrire. Et puis, et puis... " 

Le rôle de l'enseignant(e) est alors de saisir, d'entendre - et de faire entendre - les notions plastiques qui émergent de leurs descriptions. Lors de la verbalisation, Isabelle fait allusion à des mots de vocabulaire utilisés précédemment. Si le terme qu'elle attend ne sort pas, elle y revient un peu plus tard, autrement.

Isabelle sait quelles notions elle veut faire apparaître, mais elle s'appuie sur ce qu'apportent les élèves, même si ceux-ci vont dans une direction qu'elle n'attendait pas. "C'est une bonne chose qu'il y ait de l'inattendu, même s'il faut savoir recadrer". Elle laisse les questions et réponses advenir entre les élèves. "Dans ce foisonnement, ces confrontations (pourquoi tu as fait ceci, comment j'ai fait cela, quel effet ça produit), il y a des choses qui se construisent, ils élaborent un discours plastique autour d'une image ; ils décrivent, ils analysent, sans même s'en rendre compte".

La référence artistique

Elle vient appuyer les notions travaillées et elle entre en écho avec l'expérience plastique que les élèves viennent de vivre. Elle est l'occasion de réinvestir un vocabulaire fraîchement utilisé. Ici, la photo de Man Ray convoque les notions de flou, contraste, cadrage. Il est important que les élèves les y observent.

Pour garantir une articulation harmonieuse entre la pratique et la culture, deux secrets : peu de références à la fois (ici, une seule), et un temps court et percutant.

 

 

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