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L'instant d'après

mis à jour le 16/06/16

instant d'après
Séquence cycle 4 - tablettes numériques - indications d'évaluation Narration visuelle/photographie numérique/série/montage/espace/temps
Séquence conçue et réalisée par Laura GUERRA-SERRES, professeure au collège Maurice Utrillo, Paris 18 (REP+) et membre du GIPTIC arts plastiques. Production travaillée collectivement par le groupe-ressources.

Séquence de travail avec les tablettes numériques

"L'instant d'après"

 

Cartier Bresson

Henri Cartier-Bresson, Derrière la gare St Lazare, Paris, 1932

 

La séquence travaille la question de la représentation et tout particulièrement la narration visuelle, le rapport au temps et à l’espace. Comment raconter par l’image fixe unique ou séquentielle ou bien par l’image animée ?

Résumé

La séquence questionne la « représentation du temps, du mouvement et de l'espace, réels ou suggérés ». Elle est composée de quatre séances qui comportent une phase d’analyse d’œuvre, une phase de mise en projet (avec choix des outils et des techniques), une verbalisation intermédiaire, une phase de conduite du projet (mise en œuvre du projet avec temps d’exploration, de reprises, de modifications, de réalisation du travail plastique jusqu’à son terme) puis une verbalisation finale.

À partir de l’analyse de la reproduction d’une photographie d’Henri Cartier Bresson, Derrière la gare St Lazare, 1932, les élèves sont invités à concevoir et réaliser, seuls ou en petits groupes, une narration visuelle photographique (images fixes dans l’espace ou par animation numérique). Ils sont amenés à se mettre en projet, à articuler les notions d’espace et de temps, à travailler avec le mouvement (réel ou suggéré), grâce à l’utilisation des outils numériques et notamment du montage. Des verbalisations intermédiaires et finales permettent les constats, des justifications, argumentations et croisements avec des œuvres et démarches artistiques.

Séance 1 : phases d’analyse d’œuvre et de mise en projet

Les élèves analysent l’œuvre d’Henri Cartier Bresson lors d’une première phase. Cette analyse permet de prendre des repères sur le temps et l’espace représentés dans l’image fixe. Lors d’une deuxième phase, ils construisent un scénario et élaborent un projet en choisissant notamment outils et matériaux.

Phase 1 : analyser une œuvre photographique sous l’angle de la narration visuelle

La reproduction de la photographie d’Henri Cartier Bresson « Derrière la Gare St Lazare » est projetée. Les élèves observent l’image, la décrivent, formulent des interprétations (par exemple sur les effets produits poétiques, étranges ou comiques de la scène, du décor, de la situation de suspens) et se questionnent sur une narration possible (« Où court cet homme ? Qu’est-ce qui le fait courir ? »). Les élèves, avec l’aide de l’enseignant, justifient ces interprétations en relevant les choix esthétiques, les composantes iconiques (personnages, bâtiments, grilles, pendule, référent « gare ») et plastiques de l’image : cadrage, angle de prise de vue, noir et blanc, contrastes, lumière, parties floues et nettes, reflet, mais aussi le mouvement et ce qui le caractérise (posture, position, flou de bougé du personnage, rythmes, répétitions, éléments graphiques du lieu).

Cette rencontre avec l’œuvre participe à la construction de la compétence travaillée en arts plastiques « proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre ».

Dans cette situation de verbalisation face à l’œuvre projetée,les élèves prennent la parole s'ils le souhaitent. Cette prise de parole peut être l’occasion d’une évaluation individuelle pour les élèves qui s’expriment. Tous les élèves ne sont donc pas évalués sur cette compétence à ce moment-là, mais le professeur organisera la prise de parole de chacun à d'autres temps de la séquence.

À titre d’exemple, les observables suivants pourraient être retenus :

Maîtrise insuffisante

Maîtrise fragile

Maîtrise satisfaisante

Très bonne maîtrise

L’élève ne parvient pas à décrire et/ou il décrit sans interpréter l’image et ses différentes composantes. Il s’attarde sur un personnage ou un détail sans analyser l’ensemble.

L’élève sait décrire et interpréter partiellement l’image, en s’appuyant sur son aspect narratif. Il n’appuie pas son interprétation sur les composantes plastiques de l’œuvre.

L’élève sait décrire l’image, en mettant en avant les composantes plastiques citées ci-dessus. Il est en mesure de formuler une hypothèse d’interprétation.

L’élève sait décrire une image et l’interpréter et en tirer des éléments d’analyse plastique qu’il peut argumenter. Il est en mesure de formuler une ou plusieurs hypothèses de sens.

Phase 2 :  mise en projet

La narration visuelle : « l’instant d’après »

À partir de l’analyse de la photographie, les élèves sont mis en situation de créer « l’instant d’après ». Le professeur dit :

Ton personnage s'échappe de la photocopie...

Par une série de photographies, raconte la suite de son aventure !

Ils peuvent commencer par élaborer un « scénario » (pas nécessairement écrit) qui montrera comment le personnage, concrétisé par la silhouette noire découpée dans la photocopie, poursuit son aventure parfois hors de la feuille. Certains élèves choisissent de travailler seuls, d’autres en petits groupes. Des élèves expérimentent les matériaux et outils à disposition pour des collages ou des mises en scène dans l’espace de la classe en trois dimensions (papiers, outils graphiques, pâtes durcissantes, carton), tandis que certains groupes font dès le départ des essais avec les outils numériques (tablettes, appareils photo numériques). Les élèves, guidés par le professeur, élaborent petit à petit leur projet, en choisissant leurs outils et en organisant les étapes de leur travail. Il est important de laisser les élèves expérimenter directement avec la silhouette, et avec les techniques qu’ils choisissent. Les tâtonnements, les revirements sont pleinement acceptés pour peu qu’ils résultent d’une expérimentation et recherche. Une série de questions ouvertes peut toutefois aider certains élèves à formaliser leur première intention.

En observant les élèves qui élaborent leur projet, le professeur peut éventuellement opérer une évaluation du niveau d’acquisition de la compétence travaillée : mettre en œuvre un projet artistique. 

À titre d’exemple, les observables suivants pourraient être retenus :

Maîtrise insuffisante

Maîtrise fragile

Maîtrise satisfaisante

Très bonne maîtrise

L’élève ne parvient pas à déterminer un axe d’entrée dans le travail, il ne choisit aucun de ses outils ou supports pour chercher à produire.

Il choisit souvent un outil ou un support qu’il connaît, sans expérimenter d’autres moyens qui seraient plus adéquats.

 

L’élève est en mesure de modifier ses choix d’outils, de supports, en fonction des résultats obtenus. Il expérimente jusqu’à déterminer ce qui sera en adéquation avec son projet.

IL choisit toujours ses outils en adéquation avec son projet, en volume comme en deux dimensions. Il sait adapter ses gestes en fonction de leurs effets, et peut tirer parti de l’inattendu.

 

Séances 2, 3, 4

 Phase 3 : verbalisation intermédiaire

Lors de la première séance, des ébauches, des intentions sont apparues. Une première verbalisation intermédiaire va aider à préciser les projets selon une intention et des choix conscients avec quelques débuts de production à l’appui. La verbalisation favorise l’expression des élèves suivant des questions ouvertes comme : que cherche-t-on à montrer, à produire ? Que peut-on utiliser pour cela ? Quels effets ces outils et supports produisent-t-ils, que permettent-t-ils d’obtenir ?

Le professeur peut à l’occasion de cette explicitation évaluer de façon formative le niveau d’acquisition de la compétence « S’exprimer sur sa pratique, celle de ses pairs ».

À titre d’exemple, les observables suivants pourraient être retenus :

Maîtrise insuffisante

Maîtrise fragile

Maîtrise satisfaisante

Très bonne maîtrise

L’élève ne parvient pas à reformuler, ou très partiellement, ce qui est en cours dans le projet.  Les productions de la classe montrées ne lui permettent pas de se saisir d’un indice pour expliquer le travail entamé.

Il peut reformuler partiellement et avec ses mots, ce qui est en cours dans le projet. Il donne quelques pistes de travail sans toutefois en préciser les enjeux, les problèmes posés.

L’élève sait expliciter le projet en cours en prenant appui sur un exemple de production montrée. Il est en capacité de formuler quelques questions auxquelles le travail tentera de répondre.

Il est tout à fait capable d'expliciter le projet en cours, ses étapes de construction, en employant des termes précis. Il a mesuré les enjeux, les questions et les éventuelles difficultés posés par la réalisation de la production, et argumente au vu des débuts de productions montrées.

 

Phase 4 : mise en œuvre du projet

Cette mise en oeuvre du projet comprend des temps d’exploration, de repentirs, de modifications, de réalisation du travail plastique jusqu’à son terme.

Seuls ou en groupes, les élèves poursuivent leur travail. Ils utilisent du matériel traditionnel des arts plastiques et le matériel numérique : tablettes, appareils photo numériques, ordinateurs. Le professeur accompagne, par des verbalisations duelles ou de groupe, favorise les questionnements, apporte des connaissances pratiques et théoriques, conseille, aide mais en prenant soin de bien laisser l’élève mener son projet sans se substituer à lui, sans le rendre exécutant du projet du professeur. Il peut éventuellement favoriser des tutorats entre élèves, former des groupes suivant les techniques adoptées.

L’observation structurée des élèves au travail (processus) par des fiches ou des outils numériques,  de l’évolution de la création, de la réalisation finale et les verbalisations conduites permettront d’évaluer la compétence : mettre en œuvre un projet artistique.

À titre d’exemple, les observables suivants pourraient être retenus :

Maîtrise insuffisante

Maîtrise fragile

Maîtrise satisfaisante

Très bonne maîtrise

L’élève ne parvient pas à se repérer dans les différentes étapes du projet. Il ne participe pas à sa conception ou n’en conçoit pas, ou manque d’autonomie et d’engagement pour mener le projet à bien.

L’élève réalise une production ou participe à la réalisation collective sans toutefois être moteur dans sa conception ou lui donner une dimension de projet. Il manque d’autonomie et d’esprit d’initiative ou sa production a une faible dimension artistique.

L’élève prend part à la conception autant qu’à la réalisation du projet. Il sait s’organiser dans les étapes du travail, et peut réorienter ou proposer au groupe des modifications au projet si celui-ci le nécessite.

 

L’élève sait concevoir et réaliser un projet seul ou en groupe, en autonomie, et en le menant à bien. Il sait anticiper les difficultés éventuelles, et réagir pour le réorienter si besoin, tout en justifiant ses choix ou en argumentant dans le groupe.

 

 

 

Zoom sur la Phase 4 :

Produire une narration visuelle par série

Ce temps de travail se situera durant la séance 2, 3 ou 4, en fonction de l’avancée du projet des élèves : Les élèves sélectionnent des photographies parmi le grand nombre qu’ils ont effectué durant la phase d’exploration pour produire une narration photographique (demande du professeur). Celui-ci explique qu’il s’agit d’une série cohérente de quatre à six images qui racontent grâce par le seul moyen de l’image (texte interdit). Quelques indications sont destinées à donner des repères sur la narration (nécessité d’un début et d’une fin, d’une évolution temporelle, d’une logique narrative…). Les élèves peuvent retoucher ces images à l’aide d’applications sur la tablette (cadrage, lumière, filtres…) ou sur l’ordinateur avec des logiciels dédiés comme Gimp ou Photofiltre à l’aide de tutoriels si nécessaire. Une partie des élèves expérimente le montage sur ordinateur.

Cette série de travaux peut être évaluée dans le cadre de l’évaluation de la compétence "expérimenter, produire, créer".

À titre d’exemple, les observables suivants pourraient être retenus :

Maîtrise insuffisante

Maîtrise fragile

Maîtrise satisfaisante

Très bonne maîtrise

L’élève ne parvient pas à sélectionner, de manière autonome, les images pertinentes pour créer une narration visuelle.

Il est capable de trier et de choisir des images pour créer une série, sans parvenir toutefois à intervenir avec les outils numériques pour créer davantage de cohérence entre les images.

L’élève sait sélectionner et organiser sa série d’images pour créer une narration visuelle cohérente. Il choisit quelques outils pour accentuer si besoin cette cohérence (lumière, cadrage...)

 

Il a sélectionné et organisé ses images dans une série cohérente, qui montre une logique narrative. Il est en mesure de déterminer et d’utiliser outils numériques pour accentuer cette cohérence, voire complexifier les effets visuels de sa série de photographies (zoom par le recadrage, accélération, effacements, disparitions...)

 

Phase 5 : Verbalisation finale

Les élèves montrent leur production achevée : série de photographies, vidéo, photographies montées en boucle sur un logiciel de montage, petit film image par image (Stop Motion). Les élèves présentent l'évolution de leur projet, et confrontent leur intention de départ à la réalisation finale.

Ce temps de verbalisation vient souligner l'articulation, présente dans les productions des élèves, entre temps, mouvement, et espace, réels ou suggérés. (C’est aussi un temps d’acquisition du lexique et des notions du programme).

La narration visuelle est au centre des échanges : on observe comment les différentes productions présentent une histoire sans texte et néanmoins compréhensible. La classe apprécie comment le spectateur peut interpréter des caractéristiques des images produites résultant des choix plastiques des élèves (cadrage, hors-champ, mouvement suggéré par un flou de bougé, ou par un enchaînement de prises de vues rapprochées dans le temps).

Cette verbalisation finale permet d’évaluer de façon formative, ou bien en terme de contribution à l’évaluation bilan de fin de cycle de la  compétence « S’exprimer sur sa pratique, celle de ses pairs ».

 À titre d’exemple, les observables suivants pourraient être retenus :

Maîtrise insuffisante

Maîtrise fragile

Maîtrise satisfaisante

Très bonne maîtrise

L’élève ne parvient pas à expliciter le travail réalisé seul ou en groupe. Il s’appuie sur le seul résultat montré pour décrire ce qui est visible.

Il est capable d’expliciter en partie le travail montré. Il relate les étapes sans pouvoir préciser la démarche du travail, ni comparer avec le projet initial.

L’élève est capable d’expliciter la démarche mise en œuvre, en distinguant les intentions initiales et les modifications apportées en cours de réalisation.

Il est capable d’expliciter la démarche mise en œuvre, et de se décentrer pour devenir spectateur du travail produit, y compris en critiquant ce qui est montré, de manière productive et argumentée.

Durant cette séquence, les élèves auront acquis des apprentissages et des compétences travaillées en arts plastiques, notamment par rapport à la représentation, le numérique, l’élaboration et la conduite d’un projet artistique. Ils auront confronté leur pratique avec celles des artistes dont les œuvres leur ont été montrées. Des connaissances tant techniques que culturelles auront été établies.

. Références montrées à la classe : animation en Stop Motion 2D (Hair Cut Mouse de Michel Gondry) et en 3D (extrait de Wallace et Gromit de Nick Park).

Les élèves ont été sensibles à la minutie du travail et à la relation entre le temps de réalisation des images et le temps de film restant après montage. Questions sur le rapport temps/mouvement.

Pour le film d’animation de Gondry, les élèves ont également souligné leur intérêt pour l’aspect « fait main », avec les ratures, effacements, transparences et superpositions entre les images utilisées pour l’animation, ainsi que l’interaction entre espace  « dessiné », représenté, et « ce qui est vrai », les éléments réels (la main du dessinateur). Ceci a été mis en relation avec le travail sur la fenêtre qui jouait sur les plans et la rencontre entre représentation et espace réel (le chantier derrière les vitres).

Compétences disciplinaires

  • Expérimenter, produire, créer : Choisir, mobiliser et adapter des moyens plastiques variés, recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
  • Mettre en œuvre un projet : Concevoir, donner à voir des projets artistiques individuels ou collectifs, se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production et anticiper les difficultés.
  • S’exprimer, analyser sa pratique : Etablir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées et les démarches observées, expliciter la démarche individuelle et collective.
  • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques : Identifier des caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique, culturelle, et dans un temps historique, interroger et situer les œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

Compétences du socle commun

  • Domaine 1/ Les langages pour penser et communiquer : Comprendre, s’exprimer en utilisant la langue française à l’oral et à l’écrit, et en utilisant les langages des arts (justifier ses intentions et ses choix en s’appuyant sur des notions d’analyse d’œuvres).
  • Domaine 2/ Les méthodes et outils pour apprendre : Se projeter dans le temps, anticiper, planifier ses tâches. L’élève comprend le sens des consignes, il sait identifier un problème, et s’engager dans une démarche de résolution. Il se constitue des outils personnels, y compris numériques. Il est capable de travailler en équipe pour réaliser des projets collectifs.
  • Domaine 3/ La formation de la personne et du citoyen : Expression de la sensibilité et des opinions, respect des autres. L’élève comprend les règles communes, il est attentif à la portée de ses paroles et à la responsabilité de ses actes.
  • Domaine 4/ Les systèmes naturels et les systèmes techniques: Savoir mener une démarche d’investigation, en procédant par essais et erreurs. Concevoir, créer, réaliser des objets en mettant en œuvre observation, imagination, sens pratique et esthétique.
  • Domaine 5/ Les représentations du monde et l’activité humaine : Invention, élaboration, production. L’élève imagine, conçoit et réalise des productions de nature diverses, y compris littéraires et artistiques. Il tient compte des contraintes des matériaux et des processus de production. Il mobilise son imagination au service d’un projet personnel ou collectif. Il développe son jugement, son goût, sa sensibilité, ses émotions esthétiques.

Références artistiques

La photographie scientifique/chronophotographie

G - Marey

Enregistrement du temps et du mouvement, statut de la photographie, cinema, Praxinoscope

 

 

 

La série narrative/mythologies personnelles

G Boltanski

 

Narration, mise en scène, saynète, décor/plan, mémoire.

 

 

La série en boucle, la mise en abyme/le banal et l'irrationnel

G Michals

 

 

Temps, cadrage,

ellipse, fiction, échelle

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mouvement, le montage/animation 2D, Stop Motion

G Gongry

 

Temps, vitesse, rythme, plans (superposition), mouvement, espace réel/représenté

 

 

 

Le mouvement, le montage/animation 3D, Stop Motion

G Nick Park

 

Temps/image, technique de réalisation, vitesse, mouvement/déplacement

 

 

Quelques travaux d'élèves :

travail d'élève arts pla 1

travail d'élève arts pla 2

travail d'élève arts pla 3

 

travail d'élève arts pla 4

travail d'élève arts pla 5

travail d'élève arts pla 6