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Mixité et numérique

lemaire Lancement d'un plan pour améliorer la mixité dans le numérique. Conclu avec quinze structures, il vise à s'attaquer notamment aux stéréotypes sexistes et à améliorer la formation. Chacun s'engage à "mettre en œuvre des actions concrètes pour que les femmes soient de plus en plus nombreuses à s'orienter vers les métiers du numérique et à travailler dans cette filière."

Codeuse, ingénieure, technicienne, et pourquoi pas développeuse de jeux vidéos? Un plan a été signé mardi entre le gouvernement et les principaux acteurs du numérique pour améliorer la mixité dans ce secteur en plein essor qui ne compte que 28% de femmes. 

Conclu avec quinze structures telles que Cap digital, le Syndicat national du jeu vidéo, TECH IN France ou Syntec numérique, il vise à s'attaquer notamment aux stéréotypes sexistes et à améliorer la formation. Chacun s'engage à "mettre en œuvre des actions concrètes pour que les femmes soient de plus en plus nombreuses à s'orienter vers les métiers du numérique et à travailler dans cette filière", selon un communiqué transmis à l'AFP.

Actuellement, on trouve moins de 28% de femmes dans ce secteur contre 48% dans le reste de l'économie. Sous-représentées dans les métiers techniques (ingénieures, techniciennes), elles sont en revanche très présentes dans les emplois de secrétariat.

Selon le gouvernement, les écarts de salaire dans ce secteur sont estimés à -12% pour une cadre dirigeante par rapport à un homme, -10% pour une ingénieure et -5% pour une employée.

"Ce plan est l'occasion de faire bouger les lignes", ont salué les ministres de l'Education et des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem et Laurence Rossignol, y voyant également un outil pour "agir contre le cybersexisme".

"45% des filles passent un bac scientifique et seules 20% d'entre elles deviennent ingénieurs", a souligné de son côté la secrétaire d’État en charge du numérique, Axelle Lemaire.

En juin, des actrices du secteur avaient publié dans Les Echos une tribune intitulée "Il est urgent de renforcer la présence des femmes dans la tech". Elles y évoquaient notamment les grands noms féminins qui ont fait avancer le numérique: l'Autrichienne Hedy Lamarr, considérée comme l'inventeuse du GPS en 1941, ou l'Américaine Grace Hopper, conceptrice du premier langage de programmation en 1959. 

Sur les 87 familles professionnelles recensées par l'Insee, 20 concentrent plus de 50% des hommes et 12 plus de 50% des femmes en emploi. Ces dernières sont particulièrement représentées dans les métiers de services aux particuliers, secrétaires, infirmières, coiffeuses ou esthéticiennes.

En 2014, le gouvernement s'est fixé l'objectif d'un tiers de métiers mixtes en 2025, contre 17% en 2012. Des plans similaires ont été lancés dans le bâtiment ou les transports.

Dépèche de l'AFP 31/01/2017

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