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Théâtre

mis à jour le 26/01/18

De part et d’autre du meurtre du roi Duncan et de l’usurpation du trône par le régicide Macbeth, les questions qui se posent restent béantes comme des plaies. Le héros n’est peut-être qu’un brave qui a eu le malheur de croiser sur sa route trois sorcières dont il n’aurait pas dû écouter les prophéties. Mais de qui sont-elles les porte-parole ? Dans un monde où la boue des champs de bataille est l’envers sanglant des lieux feutrés du pouvoir, toutes les transgressions semblent devenues possibles. Macbeth est comme l’histoire d’un rêve qui prend peu à peu corps. Ce rêve semble d’abord flotter entre les deux époux Macbeth. Il ne se met à prendre, à coaguler, qu’à partir du moment où ils s’en reparlent. Dans cette pièce onirique, on ne sait jamais exactement où l’imagination commence à s’incarner, ni comment séparer fantasme et réalité – mais la spirale destructrice, une fois lancée, ne s’arrête plus... La plus courte des tragédies de Shakespeare semble combattre le cauchemar d’un monde basculant dans l’irrationnel et livré au règne de la peur : Stéphane Braunschweig y voit une œuvre pour notre temps.

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