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Regards croisés sur Novarina à Claude Monet

mis à jour le 26/06/13

Une séance filmée par Marc Holfeltz, le point de vue de l'enseignant Pierre Charbonnel et celui de Lucas Nicolella, élève de Tale L option Théâtre commentant sa propre scène : trois regards sur l'Acte inconnu et Devant la parole de Valère Novarina

La présentation de Pierre Charbonnel, professeur 

Ce film a été réalisé dans le cadre d’un court-métrage servant d’appui à l’atelier que je co-animais avec Juliette Bocci lors du P. N. F. « Le Rendez-vous des Lettres », en novembre dernier : « L’œuvre de Valère Novarina dans la profondeur du temps ».

Pour la troisième et dernière année, L’Acte inconnu et Devant la parole sont les deux œuvres de Novarina au programme de Terminale L, spécialité Théâtre.

Nous sommes donc début novembre, et nous achevons l’étude de cet auteur. Dix élèves composent le groupe de TL. L’objectif de cette séance, en fin de séquence, donc, était de permettre aux élèves de filer leurs scènes. Certaines ont bien évolué depuis, comme en témoigne Lucas, commentant sa propre scène.

Note d'intention de Lucas Nicolella, élève de Tale L, spécialité Théâtre

J’ai choisi de travailler « L’Interprétation des rêves », la scène qui, à la lecture, m’avait le plus amusée. Pour que le texte soit mieux réparti avec ma partenaire, Tatiana, qui joue Raymond de la matière, nous avons décidé d’unifier le Chantre 1 et le Chantre 2 en un seul.

Nous avons travaillé en essayant de retrouver de quelle manière l’on raconte les rêves : des choses nous reviennent spontanément, il y en a d’autres que l’on cherche, et même certaines qu’on invente sur le moment, parce qu’on ne se rappelle plus vraiment certains éléments. Subsistent toujours des images qui nous restent au lever, des images très fortes.

Nous avons essayé de nous approprier les images rêvées du texte, de nous approprier ces visions comme issues de nos propres rêves. Ainsi, nous avons utilisé des cubes noirs, éparpillés sur l’espace scénique. Petit à petit, nous construisions des sortes de colonnes, pour signifier la construction parallèle de l’atmosphère onirique du texte, comme l’installation de la réalité du rêve sur scène.

Nous avons, depuis  que cette séance a été filmée, changé de mise en scène. Notre jeu n’était pas clair, et nous étions, en somme, peu satisfaits de l’installation. Les cubes noirs faisaient trop de bruits lorsque nous les posions les uns sur les autres, ce qui pouvait gêner à la compréhension du texte. De plus, la dernière image – Tatiana détruisant les tours finalement construites en disant « Delenda est matematica » - ne nous plaisait pas, étant à la fois violente et très bruyante, et surtout un peu simpliste.

C’est désormais derrière un mur noir constitué des cubes que nous apparaissons, comme des marionnettes sortant d’une boîte. Nous jouons avec le visible et le caché – ce que nous comprenons et ce qui nous échappe du sens du rêve.

Le film de Marc Holfeltz, vidéaste de l'académie de Paris

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