Bandeau

Découvrir un lieu de mémoire parisien : la gare de l'Est

mis à jour le 03/11/13

vignette gare de l'est2 Le parcours pédagogique aborde la mémoire de la Grande Guerre grâce à un travail _"sur le terrain"_*. Le *dossier professeur suggère des pistes pédagogiques pour orienter le travail des élèves. Le dossier élèves permet aux élèves d'étudier les traces du passé et du souvenir de la Grande Guerre dans ce lieu public.

Les documents sont téléchargeables au formats PDF : - parcours - le dossier élève - le dossier professeur

Parcours

Pour consulter cette page, vous devez disposer de la dernière version de flash player disponible ici.

Dossier professeur

DOSSIER PROFESSEUR

Les élèves disposent du plan de la gare qui comporte des numéros qui permettent d’identifier les différentes traces de la Grande Guerre présentes dans la gare de l’Est. À l’aide de ce plan, ils complètent un tableau qui s’appuie sur questionnement (individuellement ou par deux). La fiche professeur permettra de proposer un questionnement personnalisé. Lors de cette visite, les élèves sont conviés à prendre des photographies pour une restitution sous la forme d’une exposition, d’un DVD ou d’un exposé.

Notions : mobilisation générale, société en guerre, guerre totale, poilus, patriotisme

Dates repères : août 1914 : début de la guerre, 1916 : bataille de Verdun, 11 novembre 1918 : armistice

Documents/Edifices Localisation/Situation Date Auteur-Commanditaire Description-Explication
Plan (Google Maps) À l’aide du plan, les élèves localisent la gare de l’Est, lieu de départ des soldats sur le front et accueil de nombreux permissionnaires     L’avenue de Verdun à proximité permet de rappeler le souvenir de cette guerre. Pendant la guerre, d’après l’historienne E.Cronier (Permissionnaires dans la Grande Guerre), Paris aurait accueilli 4 millions de permissionnaires à raison de 100 000 par mois. Signalons, qu’il existe une place de Verdun dans le XVIIe arrondissement et le passage Verdun dans le XIXe.

 

Photographie

(en classe)

À l’aide du plan de la gare, les élèves localisent le lieu de départ. 1916   En 1916, les soldats appelés « poilus » à partir de la fin de 1914, partent sur le front de l’Est de la France. Ils sont nombreux et croisent des civils que l’on identifie au port de chapeaux.
 1. Panneau de l’historique de la gare  Entrée de la gare  1849  Nom de l’architecte : François-Alexandre Duquesnay et l'ingénieur Pierre Cabanel de Sermet  Édifice qui apparaît avec les débuts de l’âge industriel dans la seconde moitié du XIXe siècle. Au collège, on pourra réactiver le travail réalisé en quatrième et le tableau de Claude Monet sur la gare Saint-Lazare par exemple. En première, on s’appuie sur le thème 1 du programme d’histoire.
 2-Place du 11 novembre 1918  Cour centrale de la gare, emplacement des taxis, lieu de départ des poilus sur la photographie. Actuellement cette place accueille une borne de taxis et voit passer des millions de voyageurs qui fréquentent cette gare tous les jours  2013    Après la guerre, le parvis de la gare de l’Est prend le nom de place du 11 novembre en souvenir de l’armistice qui met un terme à la guerre.
 3-Sculpture  Sur le fronton est de la gare  1931  Henri Varenne, sculpteur français  Statue avec l’inscription de la ville de Verdun. La Marianne est guerrière : casque, bouclier et armes. Elle est assise avec le casque des poilus sur la tête, elle a une attitude calme de domination victorieuse.
 4-Plaque commémorative  Sur le parvis  1968  Ville de Paris  Plaque pour les soldats morts pour la France. On rappelle la dimension patriotique de cette guerre
 5-Tableau des départs de la gare  Tableau des départs grandes lignes de la gare de l’Est    SNCF  Ce tableau indique les destinations desservies par la gare de l’Est. Après avoir fait relever les villes, on invitera  les élèves en classe à les localiser sur une carte qui sera mise en relation avec celle du front. On rappelle que Verdun est située dans la Meuse.
 6-Plaque commémorative en l’honneur des  cheminots    Pas de date  Cette plaque est intemporelle, elle entend se souvenir de tous les cheminots morts lors des différents conflits  Les cheminots ont payé un lourd tribut par une mobilisation sur les lignes de front ; Selon E.Cronier, 20 00 cheminots furent détachés dans les sections de chemins de fer en campagne

 7-Tableau d’Albert  Herter (travail repris en classe).    Hall des départs    1926.

Cette toile a été offerte. Elle est l’œuvre du peintre américain Albert Herter. « Le départ des poilus, août 1914 » en hommage à son fils Everit mort à Château-Thierry en 1918. Il peint le premier jour de départ des soldats au mois d’août 1914.     Peinture narrative qui présente le départ des soldats le premier jour de mobilisation. Si, une fleur dans le canon du fusil du jeune Everit est visible et si, Léon Werth dans Clavel soldat déclare que « les soldats mettent des fleurs au canon de leur fusil », on nuancera l’idée d’un départ général dans l’allégresse comme l’a bien démontré Jean Jacques Becker. On fera remarquer que certains soldats sont en uniforme (pantalon rouge garance depuis 1867 très visible, ils partent au front sans aucune protection à la tête, seulement couverts par un képi.). Le peintre qui connaît l’issue de la guerre présente différentes scènes. Il semble porter le deuil.

 Hall des départs  1926  Cette toile a été offerte. Elle est l’œuvre du peintre américain Albert Herter. « Le départ des poilus, août 1914 » en hommage à son fils Everit mort à Château-Thierry en 1918. Il peint le premier jour de départ des soldats au mois d’août 1914.  Peinture narrative qui présente le départ des soldats le premier jour de mobilisation. Si, une fleur dans le canon du fusil du jeune Everit est visible et si, Léon Werth dans Clavel soldat déclare que « les soldats mettent des fleurs au canon de leur fusil », on nuancera l’idée d’un départ général dans l’allégresse comme l’a bien démontré Jean Jacques Becker. On fera remarquer que certains soldats sont en uniforme (pantalon rouge garance depuis 1867 très visible, ils partent au front sans aucune protection à la tête, seulement couverts par un képi.). Le peintre qui connaît l’issue de la guerre présente différentes scènes. Il semble porter le deuil.
 8-Question écrite au ministre de la culture sur le tableau    2007  Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle, région très touchée par la guerre  Le sénateur s’inquiète du devenir de cette fresque (qui a fait l’objet d’une restauration récente) qui constitue un élément essentiel de l’identité de la gare de l’Est. Le tableau a retrouvé récemment sa place. Son absence a suscité de nombreux articles dans la presse

 

La comparaison des deux tableaux (Herter et Maximilien Luce) est intéressante. Le premier est réalisé alors que son auteur connaît l’issue de la guerre. Le second peint par un auteur très engagé date de 1917 alors que la guerre n’est pas encore achevée. Pour aborder cette « expérience combattante », on pourra réaliser ce rapprochement autour de deux thèmes.

Lecture croisée des deux tableaux

  Albert Herter, Le départ des poilus, août 1914, 1926 Maximilien Luce, La gare de l’Est, 1917.
La gare de l’Est fut un sujet d’inspiration pour ce peintre qui y a consacré de nombreuses toiles.
Impression dégagée par ce tableau Une certaine allégresse même si certains soldats semblent résignés. Sentiment de lassitude
Description des soldats Ils sont en pleine forme dans la force de l’âge. Ils portent le pantalon rouge garance sans aucune protection à la tête Les soldats sont fatigués et blessés et désabusés après quatre années de conflit. On remarque la présence de cannes pour les aider à se mouvoir pour certains soldats. La tenue est différente désormais, le pantalon rouge a disparu et certains portent un casque. On note la présence de troupes coloniales avec une chéchia sur la tête auxquelles le peintre rend hommage.

 

Signalons que lors de leur visite de la gare de l’Est, les élèves trouveront plusieurs plaques qui évoquent la Seconde Guerre mondiale :

  • plaque commémorant deux cheminots fusillés lors de la Libération de Paris le 19août 1944
  • plaque commémorative pour deux Français inconnus fusillés le 19 août 1944
  • plaque commémorative en l’honneur des résistants
  • plaque commémorative en l’honneur de prisonniers et guerre et déportés,
  • plaque commémorative en souvenir des juifs de France déportés
  • différentes plaques commémoratives dans la crypte qui figure dans le Hall central
  • plaque pour le souvenir des français dans le cadre du STO

 Devant la gare de l’Est, on trouve la rue du 8 mai 1945.

Il existe un abri construit peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale sous les voies 2 et 3 pour assurer la continuité du service en cas de bombardements. Ce bunker, d'une surface de 120 m², comprend 3 pièces principales : la salle de machinerie, le poste de régulation et le central téléphonique. Ce bunker pouvait accueillir 70 personnes. La visite de ce lieu est rare.

A quelques pas de la gare de l’Est (à gauche en sortant), dans l’avenue Villemin, on note l’entrée de l’hôpital Villemin qui se trouvait dans le couvent des Récollets.

Photo 1. Entrée de l’hôpital militaire Villemin

hopital militaire

 

Photo 2. Information qui figure à l’entrée du jardin.

On estime que du 2 aout 1914 au 6 juin 1919, l’hôpital a accueilli  30 546 patients.

jardin



Dans le square Villemin, on trouve par ailleurs, un monument et une stèle pour rappeler la déportation entre 1942 et 1944 des 700 enfants juifs du 10ème arrondissement.

Dossier élève

Plan de la gare de l’Est

 plan de a gare de l'Est

 

Tableau à renseigner

Documents /

Edifices

Localisation/Situation Date Auteur Description

 

Plan

(google maps)

 

 

Les élèves localisent la gare de

l’Est à l’aide du plan google maps (en classe)

 

     
Photographie
(en classe)

A l’aide du plan de la gare, localise

le lieu de départ

     

 1.

 

 

       

 2.

 

 

       

 3.

 

 

       

 4.

 

 

       

 5.

 

 

       

 6.

 

 

       

 7.

 

 

       

Place dans les programmes

Place dans les programmes d’histoire

En classe de troisième

Thème 1 : L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945)

Civils et militaires dans la Première Guerre mondiale.

En histoire des arts

  • Période historique : Le XXe s. et notre époque
  • Domaines artistiques : Arts de l’espace (architecture) et arts du visuel (architecture, peinture, sculpture, photographie…)
  • Thématiques : Arts, États et pouvoir (l’œuvre d’art et la mémoire) > la gare de l’Est comme lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale


En première

Thème 2. Question- La Première Guerre mondiale : l’expérience combattante dans une guerre totale.

Capacités au centre de l’activité

Par rapport au programme et au socle commun

En classe de troisième
Capacités du programme
Connaître et utiliser les repères suivants

  • la Première Guerre mondiale : 1914-1918
  • la bataille de Verdun : 1916
  • l’armistice : 11 novembre 1918

Capacités du socle commun (Compétences 5 et 7)

  • Lire et employer différents langages : plan, photographie, tableau, textes…
  • Situer dans le temps, dans l’espace
  • Être sensible aux enjeux esthétiques et humains d’une œuvre artistique
  • Manifester curiosité, créativité, motivation à travers des activités conduites ou reconnues par l’établissement (une sortie sur le terrain est l’occasion d’évaluer l’esprit d’initiative des élèves)

En classe de première
Programme gare de l'Est

Pistes d’exploitation pédagogiques en classe de 3e

La Première Guerre mondiale est inscrite dans l’espace de l’élève parisien :  la gare de l’Est à Paris constitue un de ces lieux de mémoire qui se prête particulièrement à une sortie sur le terrain, permettant d’associer à l’étude de la guerre, l’histoire des arts.

En classe de 3e, la sortie pourra être réalisée après la leçon sur la Première Guerre mondiale : elle permettra aux élèves de mobiliser leurs connaissances, en replaçant par exemple tout au long de la sortie les différentes étapes sur une frise chronologique présentant les différentes phases de la guerre (guerre de mouvement – guerre de position) ainsi que les différents repères qui doivent être retenus.
Associée à cette frise, une carte du front occidental de la guerre pourra être complétée permettant de localiser Verdun.

Après la visite, les élèves peuvent rédiger un développement construit : décrivez les lieux visités dans la gare de l’Est et montrez qu’ils témoignent de l’importance de cette guerre.

On peut aider les élèves en proposant un plan sous forme de tableau, à construire avec eux de façon plus ou moins guidée. Par exemple, en fonction du niveau des élèves ou de la classe,

  • les élèves renseignent en autonomie ou en phase dialoguée certaines cases du tableau, alors que d’autres sont déjà remplies par le professeur ;
  • la liste des arrêts utilisés et des informations peut varier.


Ce tableau peut aussi être utilisé pour préparer un objet d’étude présenté à l’épreuve d’histoire des arts du DNB

Plan Arrêts visités et commentés Informations à développer

1re partie

la gare de l’Est et les repères chronologiques

et spatiaux de la guerre

- Photographie
- 2. Place du 11-Novembre-1918
- 4. Plaque commémorative sur le parvis
- 5. Tableau des départs

Les phases de la guerre

Verdun, février-décembre 1916

Armistice, 11 novembre 1918

2e partie 

la gare de l’Est et l’implication

de la population

- Photographie

- 6. Plaque commémorative en l’honneur des cheminots

- 7. Tableau d’Albert Herter

- les poilus en partance et permissionnaires

- les cheminots

- les civils

3e partie

la gare de l’Est et le souvenir de la

guerre qui marque durablement les esprits

- 2. Place du 11-Novembre-1918

- 3. Sculpture

- les 2 plaques commémoratives

- 7. Tableau d’Albert Herter

- 8. Question écrite du sénateur

- La république victorieuse

- les dimensions patriotique et de pacifisme d’après-guerre

- les souffrances et le deuil

- les commémorations de la guerre



Ateliers Giptic
le mer. 22 nov. 2017 de 14:30 à 16:30
ENC Bessières