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On peut tout faire en France

Alexandre TaillardInterview d’Alexandre Taillard par Stéphane Gaston.

Comment devient-on ingénieur qualité ?

Voici, du lycée à ses actuelles responsabilités, le parcours pas vraiment linéaire d’un jeune cadre, où auront joué aussi bien l’inclination et les opportunités que… le manque d’information.

Quel a été votre parcours scolaire ?
J’ai fait deux secondes, d’abord option SVT, puis ISI, et j’ai passé un bac STI Génie électrotechnique. Ensuite, j’ai fait un BTS MAI (Mécanique et automatismes industriels), un an de classe préparatoire ATS (Adaptation technicien supérieur), puis je me suis inscrit au concours ENSEA, qui regroupe 39 écoles d’ingénieurs, en tant qu’élève de CPGE ATS. J’ai été admis à l’école d’ingénieurs qui était mon premier vœu, l’Isat (Institut supérieur de l’automobile et des transports). Pendant les trois années du cursus, on doit effectuer deux stages d’un semestre, dont un à l’étranger. Pour moi, ce fut la Belgique, au sein de l’entreprise Valeo, qui m’avait déjà accueilli pour mon premier stage en France, et qui, à l’issue de mes études, m’a embauché.

ISAT
Quel est l’élément commun à ces différentes formations ?
À chaque grand jalon de ma scolarité, j’ai voulu explorer d’autres voies. J’ai toujours été passionné par l’automobile. Une fois mon bac électrotechnique en poche, j’ai choisi un cursus qui me semblait complémentaire à ma formation initiale, d’où mon BTS MAI. Après quoi je me suis interrogé sur la place que je souhaitais occuper au sein d’une entreprise. Je suis un passionné d’automobile depuis toujours. C’était donc une évidence de faire l’Isat.
Dans le domaine industriel, on demande très peu d’experts, cela n’avait donc pas de sens pour moi de ne faire que de l’électronique, ou que de la mécanique. J’ai toujours voulu être en mesure de comprendre le point de vue de chacun. Ma culture aujourd’hui est une culture des métiers et non d’un métier de l’électronique ou de la mécanique.


Si vous deviez aider un élève de S-SI ou de STI2D dans son orientation, que lui diriez-vous ?
Je lui conseillerais de s’interroger sur ses passions et ses connaissances dans tel ou tel domaine, de se demander s’il veut développer des solutions pour dans 20 ou 30 ans. En fait, j’essaierais de mettre le doigt sur ce qui le passionne, ce qui l’anime. Ce qui est magique, c’est qu’on peut tout faire en France. Il y a forcément une école qui lui conviendrait, même s’il ne la connaît pas encore. Ensuite, je lui expliquerais qu’avoir un diplôme d’ingénieur c’est avoir un passe d’entrée, mais que ce n’est qu’un début.

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