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Le numérique au service des apprentissages

mis à jour le 17/06/14

A la suite de la rencontre "innovation et numérique" du 28 mai 2014, retrouvez les travaux de trois enseignants de l'académie, à l'école maternelle, à l'école élémentaire et au lycée.

Motiver les élèves, renforcer le lien familial

Véronique Favre nous livre deux projets, menés à l’école maternelle de la rue d’Orsel (18ème). 

"J'ai voulu montrer au travers de [...] deux exemples, comment le numérique peut s'intégrer à des projets de classe, même en [...] petite section, tout en motivant et en créant du plaisir de créer et d'apprendre chez les élèves. [L'objectif est de] partager ces créations avec les familles et [de] renforcer le lien école/familles qu'il est si important de rendre lisible et transparent pour avoir leur compréhension et leur confiance en notre travail."

Retrouvez les présentations du travail de cette enseignante, la première autour d’un poème, la seconde autour d’un conte.

Ces documents sont également téléchargeables.

Les réseaux sociaux et les objets nomades

Alexandre Acou nous livre également deux projets, menés à l'école élémentaire de l'avenue d'Ivry (13ème).

Un compte Twitter et un smartphone

"Depuis 3 ans le réseau Twitter et un compte de classe (@Classe_Acou) sont utilisés dans ma classe de CM d'abord pour motiver l'écriture des élèves mais aussi pour leur apprendre à utiliser Internet, enfin pour travailler en collaboration avec d'autres classes. Au quotidien, pas ou peu d'écrans en classe, si ce n'est celui de mon smartphone disponible pour le "tweeteur du jour" (un service de classe comme le ramasseur ou celui de date au tableau) qui a donc à "raconter la classe". L'élève devient l'interface entre le groupe et le réseau Twitter, sans déranger ses camarades, sauf, s'il le décide, avec mon accord, pour partager un message reçu, appareil à la main. [Je] valide ou non les messages proposés. En cas de publication de groupe (dans le cadre d'un travail d'écriture correspondant au format Twitter), le smartphone passe de main en main des enfants dont le brouillon a été corrigé après passage à mon bureau (pour [m]'y retrouver je numérote les brouillons).
L'outil nomade associé au réseau social permet[...]d'obtenir de nombreuses publications, certes courtes, mais en un temps et une simplicité records !"

Retrouvez la présentation.

Voir aussi : twitter.com/alex_acou

Un ENT via Evernote

"Depuis 2 ans, à l'instar de François Lamoureux, enseignant à Pau (blog : sicestpasmalheureux.com), j'utilise la solution de "cloud" Evernote pour enregistrer, organiser et partager une bonne partie du travail de la classe. Deux comptes sont actifs : un "espace PROF" accessible mais non modifiable par les élèves, un "espace ÉLÈVES" où ils peuvent créer ou modifier des notes et qui permet l'accès au premier espace. Ces interfaces, semblables sur ordinateur ou smartphone, se présentent sous forme de carnets (reprenant les disciplines, ou aux noms des élèves) regroupant des notes. Les élèves peuvent donc utiliser Evernote à la maison soit sur le site Web, soit via l'application, en rentrant le mot de passe du compte "ÉLÈVES". S'ils n'usent pas de l'application sur le smartphone, le service, en proposant une adresse mail du compte, permet de transformer un mail directement en note. Ainsi en s'enregistrant en lecture en groupe, ou en filmant une expérience, avec la simplicité du smartphone, puis en la partageant en deux clics vers cette adresse, les travaux de la classe y sont réceptionnés et disponibles. L'outil mobile alimente alors parfaitement un service "Cloud" utilisé comme "ENT". Et ces temps de lectures enregistrées presque quotidiens sont  davantage sollicités par les élèves."

Retrouvez la présentation.

Contact : aacou@ac-Paris.fr 

 Les tablettes en usage pédagogique

Philippe Chavernac, professeur documentaliste au lycée professionnel Gustave Ferrié à Paris, rend compte d'une expérimentation en arts appliqués et en français.

En arts appliqués

"Nous avons exploité les tablettes numériques dans leur dimension nomade. Dans un premier temps, les élèves ont pris des photos de l’intérieur ou de l’extérieur de l’établissement avec l’appareil photo intégré aux tablettes en soignant la prise de vue, le cadrage ainsi que l’orientation comme le suggère le programme. Ensuite, ils ont ajouté des graffitis sur ces photos de l’établissement. Les meilleures compositions ont été imprimées et exposées à l’ensemble de la communauté éducative. Avec un même appareil nous avons abordé la photographie, le graphisme, la composition, pour constituer in fine une exposition au sein de l’établissement."

En français

"Nous avons élaboré une séance de deux heures sur la presse écrite quotidienne en seconde professionnelle. Notre objectif principal était d’amener les élèves à comparer la version numérisée et le site internet de quatre quotidiens. La tablette numérique présente en effet l’avantage de pouvoir télécharger l’intégralité de la version papier d’un quotidien et d’accéder à internet.
Le parcours pédagogique invitait les élèves à découvrir l’actualité du jour sur la version numérisée des quotidiens, avant de choisir un article dont ils ont analysé le texte et les commentaires. Ils se sont ensuite connectés au site internet du quotidien retenu pour relever les similitudes et les différences entre les deux versions. Ils ont ensuite cherché sur internet une image pour illustrer l’article retenu et ont complété un tableau sur les avantages et les inconvénients de l’utilisation des tablettes numériques en classe.
Après un travail en autonomie d’une heure et demie pour apprendre à gérer le temps, choisir l’article, manier les outils, les élèves volontaires ont présenté leur travail au reste du groupe."

Réflexion sur ces pratiques

"De même que la lecture change entre le papier et l’écran, de même les postures du corps sont différentes. Lors des séances, nous avons noté que la posture de l’élève avec la tablette n’est pas du tout la même que celle face à l’écran d’ordinateur. Avec sa tablette, le lycéen est toujours en interaction avec son professeur. Interrogé par ce dernier, sa tête ou ses yeux se fixent directement sur l’enseignant. A l’inverse, l’écran d’ordinateur fait en quelque sorte obstacle entre l’élève et le professeur. Il prend aussi davantage de place sur une table et nécessite une installation préalable que ne requiert pas la tablette numérique.
La pratique d’une pédagogique différenciée est le principal atout de cette introduction de tablettes dans la salle. Il nous reste à multiplier ce genre d’expériences en matière d’équipement. Il faudra aussi s’intéresser aux interactions possibles avec le tableau numérique interactif (TNI). La tablette numérique ne changera pas forcément le contenu d’un cours ou les programmes, elle permettra simplement d’apporter plus de ressources (numériques), et de pratiquer une pédagogie différenciée et vraiment  "active et réactive"."

Pour plus d'information et pour consulter les séquences pédagogiques, consultez le site supercdi.