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Le partage des fruits de la croissance en France

G.Cette, J.Delpla & A.Sylvain.

. Rapport n°85 du CAE. Ed. Documentation française. Juillet 09.

Ce rapport du Conseil d’Analyse Economique traite du partage des richesses produites en France ou, plus précisément, du partage de celles-ci entre les apporteurs de travail et les apporteurs de capital (le rapport aurait pu s’intéresser aussi à la part de celles-ci revenant aux Administrations publiques) ; est d’abord étudiée l’évolution du partage de la valeur ajoutée en France depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, dans le secteur marchand non agricole et plus particulièrement dans les sociétés non financières. Des comparaisons internationales sont aussi proposées. Les parts, dans la valeur ajoutée, des profits bruts et de la rémunération du travail sont restées à peu près stables en France ces 20 dernières années ; donc, les auteurs ne concluent pas à un partage plus inéquitable des fruits de la croissance en France dans la période récente ; simplement, ils notent une dispersion accrue des salaires résultant d’une part, d’une plus forte progression des hauts salaires et d’autre part, des fortes revalorisations du SMIC alors que les salaires « intermédiaires » croissaient nettement plus modérément. Ce qui peut expliquer la discordance entre la stabilité globale de la part de chacun des deux facteurs dans la valeur ajoutée et le sentiment de nombreux salariés de ne pas avoir bénéficié équitablement des fruits de la croissance. D’intéressantes mesures concernent également le taux d’épargne, le taux d’autofinancement, le taux de marge, la rentabilité économique et la rentabilité financière des entreprises et leur évolution (assez souvent préoccupante si l’on considère que ces indicateurs sont prédicitfs de notre future croissance économique). La 2ème partie pose une double question : « Partager les profits ? Ou réduire les rentes ? » L’auteur se demande si certaines entreprises ne disposeraient pas de rentes, nuisibles à la fois aux autres sociétés et à l’économie toute entière ; il s’interroge aussi sur la légitimité et l’efficacité d’un système de rémunération des élites managériales, manifestement « surpayées » par rapport à leur productivité marginale. Il pose « ingénuement » une « question qui fâche » : « que serait un monde avec moins de profits ? » et réfléchit à l’opportunité d’adapter le partage de la valeur ajoutée au contexte de récession. Ce sont donc les voies  d’« un capitalisme plus juste » qui soint explorées. La dernière partie est constituée d’un certain nombre de préconosations des auteurs. S’y ajoutent un commentaire de J-Ph.Cotis et deux compléments. Rapport tout à fait lisible et intéressant dont des parties et des tableaux sont utilisables en SES.

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