Le projet d'établissement

Le projet d’établissement est un document fédérateur dont l’objectif est de donner, pour les années à venir, une visée pour l’établissement. Ce n’est pas le projet du seul chef d’établissement. Il n’est pas bâti sur « du sable « mais, au contraire s’appuie sur l’existant et le travail réalisé auparavant par les équipes. Autrement dit, il ne s’agit pas de faire table-rase du passé mais d’améliorer ce qui existe déjà.

Le projet d’établissement est un document fédérateur dont l’objectif est de donner, pour les années à venir, une visée pour l’établissement. Ce n’est pas le projet du seul chef d’établissement. Il n’est pas bâti sur « du sable « mais, au contraire s’appuie sur l’existant et le travail réalisé auparavant par les équipes. Autrement dit, il ne s’agit pas de faire table-rase du passé mais d’améliorer ce qui existe déjà.

Le lycée Galilée est un lycée professionnel de petite taille (270 élèves, 35 enseignants) situé dans le 13ème arrondissement de Paris. L’environnement est le suivant : le lycée est proche de la périphérie parisienne, de la porte de Vitry, dans un quartier peu favorisé de Paris. Il est très proche de la zone de la très grande bibliothèque, quartier en pleine rénovation, de la faculté Diderot et de l’Inalco. Dans son environnement très proche se trouvent également le lycée professionnel Vauquelin, une partie du lycée Jean Lurçat ou le collège Thomas Mann. Du fait de sa petite taille, le chef d’établissement n’a pas d’adjoint. Il est entouré d’un chef de travaux, d’un adjoint-gestionnaire, d’une CPE formant l’équipe de direction.

Accompagner les élèves

le projet d'établissement en PDF
Accompagner les élèves dans leur projet scolaire pour qu'il débouche sur une insertion réussie, leur donner des perspectives, une bonne connaissance du monde professionnel

La formation SN, systèmes numériques, attire parce qu’elle fait référence à « l’informatique » même si les élèves ont souvent une idée imprécise du contenu des cours et des débouchés.

Nous pouvons également observer que les classes marines SN ont un profil différent : les élèves arrivent suite à un entretien conjoint entre le chef d’établissement et un officier de la Marine nationale. Ainsi, le public de ces classes exceptionnelles est un public attiré par une insertion dans la Marine. L’ambiance dans ces classes est différente. L’effectif réduit à 12 élèves joue un rôle. Cependant, entre les représentations et la réalité au sujet de la Marine, il existe un décalage et les élèves sont nombreux à réviser leur projet à la suite des stages à Saint-Mandrier, près de Toulon. Il est important de consolider cette formation et  de faire en sorte que davantage d’élèves intègrent finalement la Marine en conformité avec leur projet initial. Pour y parvenir, un travail de transparence, de dialogue avec les familles et avec les élèves, tout au long des trois années est indispensable.

Parmi les évolutions qui doivent être envisagées :

  • Information sur les métiers en seconde
  • renforcement en EPS, sorties « voile »
  • des moments consacrés à la Marine : apprentissage des grades, de l’histoire de la Marine
  • sorties autour de la Marine nationale : Cherbourg, Brest, musée de la Marine
  • interventions de personnels de la Marine dès la classe de seconde
  • identité visuelle : tee-shirt « marine »
  • passage du TOEIC en anglais
  • suivi personnel des élèves avec leurs parents, bilan personnalisé en fin de seconde

Les dispositifs existants en réponse à la problématique du recrutement sont les suivants : présentation du lycée professionnel dans les collèges, portes ouvertes du lycée Galilée, mini-stages, procédure pass-pro. avec test d’entrée.

Nous proposons :

- une communication plus importante en direction des collèges par le numérique (mailing, site internet) et par des visites dans les établissements du proviseur avec les professeurs volontaires ou de collégiens au lycée Galilée.  Le but est de mieux faire connaître le lycée et ses formations ; d’envoyer des élèves du lycée dans les classes de collège et de proposer à des professeurs principaux de 3e de venir au lycée pour découvrir ce qui s’y fait.

- de travailler toujours mieux avec les entreprises afin de montrer aux élèves quelles sont les perspectives d’insertion : partenariats, visites d’entreprises par les lycéens (Orange, SFR, ERDF cette année), présentation par des professionnels des métiers. La visite de la SNCF, la future visite de l’armée est un exemple de ce qu’il est possible de faire. Même si les métiers présentés n’étaient pas toujours en rapport direct avec les formations du lycée, ils ont pu éveiller l’intérêt des élèves dans la mesure où un grand groupe, qui recrute après le baccalauréat, offre des perspectives d’évolution de carrière et de formations en interne intéressantes.

- de faire en sorte que les PFMP (stages en entreprises) soient toujours un moment enrichissant pour les élèves. Si la recherche des stages incombe aux élèves, nous devons les aider à éviter de choisir la facilité. Concrètement, de se tourner par exemple vers les petites boutiques de maintenance plutôt que vers des entreprises plus importantes du numérique en SN. Pour cela, d’utiliser l’accompagnement personnalisé pour travailler la recherche, la lettre de motivation, le CV et les méthodes de contacts. Les élèves de seconde sont très jeunes, ils ne savent pas comment rédiger une lettre de motivation ou un cv ; ils ne savent pas se présenter à un interlocuteur dans le but d’être pris pour un stage. Ces compétences doivent s’acquérir tout au long de la scolarité au lycée professionnel. Il est important également de clarifier ce que nous attendons des professionnels au moment du stage pour éviter que les élèves soient relégués dans des tâches sans intérêt.

- de multiplier les  visites d’entreprises afin de découvrir les métiers comme cela a pu se faire récemment avec ERDF. D’envisager une semaine de l’entreprise au lycée.

- de travailler sur la poursuite d’études après le baccalauréat en incitant les lycéens à faire un BTS (notamment pour les élèves en prothèse dentaire, le BTS du lycée). Les élèves doivent intégrer l’idée que le BTS est de plus en plus un diplôme qui leur est réservé par rapport aux élèves de la voie générale. Les établissements sont fortement incités à intégrer au moins un tiers de leurs étudiants issus de baccalauréats professionnels. Néanmoins, cette filière courte suppose un bon dossier dès la classe de première. Les BTS en alternance sont une alternative. Cependant, il n’est pas toujours facile pour les bacheliers de trouver un patron qui accepte de les prendre. Nous devons inciter les élèves à avoir de l’ambition, à poursuivre leurs études au-delà du baccalauréat car nous savons que, dans un contexte économique difficile, le diplôme facilite une bonne insertion. A contrario les poursuites d’études en milieu universitaire doivent diminuer car elles ne correspondent pas au profil des élèves de lycée professionnel tant en raison des méthodes pédagogiques utilisées que dans les attendus. Il serait utile que d’anciens élèves du lycée, en BTS, viennent témoigner.

- de toujours mieux utiliser l’accompagnement personnalisé pour aider les élèves à surmonter leurs difficultés en travaillant par compétences abordées.

Pérenniser les formations

Le lycée Galilée offre deux formations très différentes : systèmes électroniques numériques et prothèse dentaire.

En ce qui concerne la première : SN, le plateau technique doit évoluer de manière à offrir une plus grande cohérence. La seconde est indifférenciée ou doit tendre à l’être. Durant cette première année, les élèves découvrent la formation. Ensuite, en première, la spécialisation peut être plus affirmée sous la forme d'une option choisie. 

Partant de ce constat, les plateaux devraient, après une large concertation avec les enseignants, pouvoir évoluer : identification du niveau seconde puis des deux champs dans la « géographie » des ateliers. 

Du côté, réseaux et télécommunications, les métiers autour de la fibre offre un débouché assuré pour des élèves qui souhaiteraient travailler dans ces domaines porteurs dans les années à venir. En effet, la France accuse un retard dans ce domaine. Le lycée va être doté d’un équipement pédagogique pour former les élèves dans ce domaine spécifique. 

 En ce qui concerne la seconde formation, prothèse dentaire, les problématiques sont sensiblement différentes.

 Le métier de prothésiste est un métier qui exige beaucoup de méticulosité, de concentration ; des capacités de travail manuel, une bonne appréhension dans l’espace, des capacités de mémorisation et d’apprentissage notamment d’un important vocabulaire (la question de la méthodologie de l’apprentissage de ce vocabulaire se pose). Cette polyvalence explique la difficulté pour les élèves de réussir. Ils doivent aimer passer des heures concentrés sur la fabrication d’une prothèse et ne pas négliger les connaissances théoriques nécessaires.

L’exigence est grande dans ce domaine de formation dans la mesure où les élèves doivent à la fois acquérir des compétences manuelles et des connaissances théoriques importantes. Les enseignants professionnels sont soucieux de ne pas « brader » le diplôme. Il serait souhaitable d’aller vers un taux de réussite plus grand au baccalauréat et donc de trouver des moyens d’aider les élèves en difficulté ; de recruter davantage de BTS parmi nos élèves et de remplir la structure ; de clarifier la répartition du travail en deuxième année de BTS, entre l’école et l’entreprise.  

Il importe de maintenir la deuxième année en alternance et de chercher à monter une ou des formations GRETA.

Une réflexion collective, associant les professionnels et le corps des inspecteurs, s’impose pour tendre vers les objectifs énoncés ci-dessus.

Vers une pédagogie active

Les élèves de lycée professionnel adhèrent à des formes d’apprentissages qui font la part belle au concret, à la mise en situation.

Le numérique est à la fois un moyen de mieux communiquer au sein d’une communauté qui comprend les élèves, les enseignants, les autres personnels et les parents. C’est une nécessité a fortiori dans un lycée professionnel dans la mesure où les parents ne sont pas toujours impliqués dans la scolarité de leurs enfants et qu’il est important qu’ils le soient. Familles et école doivent travailler ensemble à la réussite des élèves.

Pronote est un outil puissant qui offre de nombreuses possibilités en la matière : communication en direction d’acteurs ciblés, visualisation du travail réalisé et du travail à faire par les élèves et les parents, possibilité de réaliser des exercices en ligne. Le cahier de texte numérique retrouve tout son sens lorsqu’il prend une forme numérique puisqu’il peut être consulté bien plus aisément qu’auparavant. La publicité de la version mobile de pronote doit être faite auprès des élèves.

Le numérique constitue le premier axe du projet académique ; c’est aussi une priorité du ministère de l’éducation nationale.

La société et le monde professionnels sont entrés dans le numérique. Internet s’est imposé et le secteur est en perpétuelle évolution. Un lycée qui propose en outre des formations autour du numérique ne peut s’exclure du processus engagé. Le numérique est un moyen d’enseigner autrement. Les projets pédagogiques qui proposent comme support des outils numériques peuvent être proposés par les collègues. Ils seront financés.

Il importe en outre :

- D’accompagner les enseignants en utilisant le dispositif proposé par le DAN : animation, FIL (formation d’initiative locale) et accompagnement en ce qui concerne le numérique. Une première animation s’est faite le 18 décembre sur les usages pédagogiques du TNI.

- D’accompagner les enseignants, en lien avec l’inspection, pour inciter au « travailler ensemble » : progressions communes, partages de contenus (TP par exemple), évaluations communes. L’ENT peut y aider. Les enseignants ont tout à gagner à échanger. Les élèves sont également sensibles au fait que les enseignants travaillent ensemble, échangent et prennent des directions communes. Ces pratiques donnent de la cohérence aux apprentissages.

- D’inciter à la mise en activité des élèves ce qui suppose là encore des formations pour les enseignants. En effet, les élèves de lycée professionnel, en raison de leur profil, peuvent retrouver goût aux études, lorsqu’ils travaillent autrement qu’en collège. Ce sont des élèves qui ont refusé de rester assis sur une chaise toute la journée. Ils ont besoin de manipuler, d’une pédagogie active.

- D’inciter à l’utilisation de l’ENT pour partager avec les élèves : exercices en ligne par exemple.

- De travailler avec les outils pédagogiques autour de la fibre optique.

- D’utiliser l’accompagnement personnalisé pour aider les élèves en difficulté. L’accompagnement personnalisé est un moyen, parmi d’autres, de reprendre avec les élèves des points particuliers qui n’ont pas été compris par les élèves. Les groupes peuvent être à géométrie variable selon la compétence étudiée. Les élèves ont notamment besoin d’accompagnement en français et en mathématiques en ce qui concerne les matières générales.

Développer les partenariats

Le lycée Galilée doit s’ouvrir encore davantage vers le monde du travail et plus largement l’extérieur. Par sa situation géographique, le lycée Galilée souffre de son enclavement.

Il importe donc :

De renforcer les partenariats avec de grands groupes et des entreprises des secteurs en rapport avec les formations : numérique et prothèse dentaire.

De renforcer les partenariats avec la Région et la mairie du 13e arrondissement. Depuis le début de l’année scolaire 2014-2015, plusieurs élus ou collaborateurs des élus ont été rencontrés. La participation du lycée au forum du XIIIe est une heureuse initiative. D’autres peuvent naître. 

De développer la taxe d’apprentissage. Une partie de la taxe d’apprentissage a été ouverte en « investissement » pour financer les besoins des équipes pour la formation en SEN TR et EIE. La campagne 2014-2015 de reversement de la taxe a été étendue à davantage d’entreprises. Nous espérons voir la somme versée au lycée Galilée plus importante.

De renforcer les liens avec les établissements qui proposent sur Paris la formation SN. Des contacts téléphoniques ont été pris avec les proviseurs de Gustave Ferrié et de Louis Armand.

De renforcer les liens avec les lycées professionnels du 13e arrondissement : outre des rencontres entre les proviseurs, des échanges entre professeurs seraient intéressants.

D’améliorer l’accueil des parents et leur implication dans la vie de l’établissement. Il n’existe aucune fédération implantée au lycée. La constitution de la liste des parents dans les instances se fait après une campagne incitative. La participation aux réunions parents-professeurs est perfectible. Les parents élus se sont rencontrés une première fois durant le premier trimestre afin de coordonner leur action.

Améliorer la vie au lycée

Quelques objectifs pour la vie scolaire

Le lycée Galilée, sans doute en raison de sa taille humaine et de l’expérience de ces personnels, connaît un nombre d’incidents graves faible.

Les projets pédagogiques innovants vont se poursuivre et s’amplifier comme, d’une manière générale, toutes les initiatives qui permettent une approche différente de l’enseignement : journée d’intégration, interventions de partenaires extérieurs (justice, associations) ; participation à des projets pédagogiques du type Paris-polar ; visites de lieux culturels ; travail avec radio-clype ; projet réussite pour tous avec l’intervention d’un psychologue…

Les élèves de lycée professionnel doivent pouvoir profiter de l’offre culturelle existante sur Paris.

Plusieurs chantiers sont ouverts qui visent à améliorer le lycée comme lieu de vie et la vie lycéenne :

Une réfection des ateliers en prothèse dentaire a été votée. Les travaux devraient débuter l’été 2016

Un travail en lien avec le lycée Corvisart est engagé. Mme Baeza est partie prenante. Elle propose de travailler en amont avec une classe volontaire du lycée. Le but est de déboucher sur une nouvelle signalétique et une amélioration de la « décoration » du lycée.

De développer les activités de la vie lycéenne en lien avec le CVL. Une première réunion du CVL s’est tenue.

parmi les travaux de rénovation du lycée envisageables en lien avec la RIDF, nous pensons prioritaire :

  • D’améliorer l’installation de la vie scolaire afin que la CPE puisse avoir un bureau,
  • De permettre la pratique sportive récréative des élèves dans un lieu consacré (terrasses ou sous-sol ?), notamment la pratique de la musculation.
  • De permettre aux élèves d’avoir un véritable foyer
  • D’acheter des tables et chaises qui pourraient être mises sur les terrasses. Les bac à fleurs pourraient être replantés également.
  • De solutionner le problème du chauffage
  • De repeindre une salle par an
  • Une partie des travaux peuvent être financés en diminuant les fonds de roulement

Améliorer le climat scolaire

Nous devons tendre vers toujours plus d’exemplarité des adultes puisque nous avons pour ambition de former des élèves. Ainsi, les notions d’exemplarité et de professionnalisme doivent guider l’action de chacun et ne contredisent pas la volonté d’être exigeants : respect mutuel des personnels, courtoisie, respect des élèves pour lesquels nous attendons en retour un comportement exemplaire.

Conclusion :

Ce projet d’établissement est à la fois ambitieux et raisonnable. Il vise à donner une direction pour les années à venir du lycée. Sa mise œuvre dépendra de l’implication de chacun.

Des bilans d’étapes pourront être faits et des avenants annuels si nécessaire.