Dans le cadre du prix de littérature de jeunesse Janusz Korczak dont le thème est cette année « la maison », la classe de CE2 b a lu le roman de Florence Hirsch « Je cherche les clés du paradis » paru dans la collection Mouche de l’école des loisirs.

Mme Hirsh couvertureDans son roman, l’auteur fait parler une petite fille dont la vie se trouve bouleversée à l’annonce de la vente de la maison qu’elle aime et qui appartient à sa famille depuis plusieurs générations.

« Mon paradis à moi, c’était ma maison […] Mais elle était si pleine de charme qu’on en tombait amoureux au premier coup d’œil. »

Jeudi 23 mars, nous avons eu la chance de recevoir Mme Hirsch dans notre classe et nous lui avons posé les questions que nous avions préparées à son intention. Pour l’occasion, nos petits amis de la classe de CE2a et leur maîtresse s’étaient joints à nous.

Devant un public passionné, Mme Hirsch a répondu aux questions diverses avec un grand respect pour la parole des enfants qui se souviendront longtemps de ce moment unique.

 

Mme Hish en visite au CE2b

Nous voulons vous le faire partager et vous donner envie de lire ce beau roman.

  • Dans votre livre, avez-vous choisi de raconter votre histoire ou celle de quelqu’un que vous connaissez ?

Mme Hirsch nous explique qu’elle fait parler dans son livre sa propre fille, qui avait huit ans à l’époque, et qui a eu beaucoup de chagrin quand elle a appris que sa maison allait être vendue.

  • La maison est-elle exactement telle que vous la décrivez ?

Oui, c’est la maison telle qu’elle était qui est décrite, et l’illustrateur Philippe Dumas s’est même rendu sur place pour dessiner ou faire des photos qui lui ont servi ensuite pour réaliser de magnifiques illustrations.

  • Pourquoi votre livre s’appelle-t-il « Je cherche les clés du paradis » ?

Un jour qu’un de ses collègues cherchaient partout ses clés au bureau, Mme Hirsch lui a demandé en riant s’il cherchait les clés du paradis et elle s’est dit que ça ferait un bon titre.

  • Pourquoi la maison a-t-elle été mise en vente et pourquoi les parents de la fillette sont-il si tristes eux-aussi ?

La famille comptait de plus en plus de membres et, dans le cadre d’un partage familial, la maison a dû être vendue. Les parents sont attristés car il s’agit d’une maison de famille à laquelle ils sont attachés.

  • Pourquoi avez-vous choisi de parler d’un figuier comme symbole de paix plutôt que d’un olivier ?

C’est le grand-père de son mari, le grand-père Etienne, qui a planté ce figuier pour commémorer la fin de la guerre. Peut-être, pense-t-elle, un figuier s’acclimate-il plus facilement en région parisienne qu’un olivier.

  • Pourquoi la famille du grand-père Etienne a-t-elle été arrêtée pendant la seconde guerre mondiale et où les a-t-on emmenés ?

Ils étaient juifs et originaires de Bohême. Ils ont été déportés dans les camps de la mort et n’ont pas survécu. Seul le grand-père Etienne, qui était alors adulte, y a échappé. Il se battait contre l’occupant allemand et avait rejoint le Général de Gaulle à Londres.

  • Vous dites que les gens qui ont eu une enfance heureuse ne seront jamais vraiment malheureux dans la vie. Le croyez-vous et pourquoi ?

Avoir eu une enfance heureuse n’empêche pas d’avoir des malheurs dans sa vie, mais cela permet de mieux les surmonter en se rappelant qu’il y a eu des moments heureux et qu’il y en aura d’autres.

  • Comment avez-vous travaillé avec Philippe Dumas l’illustrateur ? Le connaissiez-vous avant ?

En lisant des histoires à ses trois filles, Mme Hirsch avait eu de nombreuses occasions de voir des illustrations de Philippe Dumas et les appréciait. Elle lui a téléphoné et lui a envoyé son manuscrit pour qu’il le lise. Il a aimé le livre et a accepté d’en être l’illustrateur, en se rendant même sur place pour réaliser les dessins.

  • Est-ce votre métier d’écrire pour les enfants ou avez-vous une autre profession ?

Mme Hirsch est journaliste et elle écrit des articles dans la chronique littéraire du journal « Le Monde » et elle publie aussi des livres pour adultes et enfants.

Enseignante : Françoise Augeral-Parel