Paris-Berlin, deux capitales face à la mémoire de la Shoah

15 juin 17
Photo Sculpture Rosenstrasse

Paris-Berlin, deux capitales face à la mémoire de la Shoah

Femmes face à la Shoah

 Photo Sculpture Rosenstrasse

Une sculpture à Berlin représentant la résistance des femmes de la Rosenstrasse (©Sylvie Alibert)

En partenariat avec le Mémorial de la Shoah et la maison de la conférence de Wannsee , le projet « Femmes face à la Shoah » nous a conduits cette année à Berlin et ses lieux de mémoire, dans un voyage organisé par nos professeures d’histoire et de français, Mme Alibert et Mme Azerhad. Ce voyage a été pour nous une rencontre avec l’Histoire, l’histoire collective, et personnelle pour certains.

Nous avons notamment visité la maison de la Conférence de Wannsee, lieu de la décision criminelle de la Solution finale, où les dirigeants nazis ont choisi, pensé en détail, autour d’un déjeuner ensoleillé, dans une riche maison au bord du lac, l’extermination d’un peuple. Dans ce lieu du crime, transformé aujourd’hui en musée, en lieu de mémoire, on parle, on rit, on vit.

Parce qu’il faut vivre malgré tout. Parce que nous sommes une génération pour qui il est peut-être moins difficile de se souvenir. Parce que nous sommes, ou plutôt nous nous sentons, loin de cette période de l’histoire. Les témoins de la guerre ne sont plus nos parents, ce sont nos grands-parents, arrières grands-parents. Alors peut-être sommes-nous dans une impossibilité moins profonde à en parler, à nous souvenir.

On dit souvent, et c’est essentiel, qu’il faut faire un travail de mémoire pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Être conscient des atrocités que les hommes peuvent commettre et essayer de ne pas laisser le monde aller à la dérive. Il faut aussi se souvenir pour vivre. Sans passé, le présent n’a pas de sens. (Esther Wahl, 1L3)

Un numéro spécial du Brassens Déchaîné est consacré à ce projet. BD21