Monument à Victor Hugo

Monument à Victor Hugo

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Auguste Rodin

Le monument à Victor Hugo, premier projet, quatrième étude, maquette

1895 – 1896

Plâtre et tissu

H. : 104 cm ; L. : 135 cm ; P. : 84 cm

N° inv. S.00055

 

Dès sa jeunesse, Rodin éprouve une grande admiration pour Victor Hugo (1802-1885), à travers Notre-Dame de Paris, Les Contemplations et surtout Les Orientales. Il partagera plus tard la même passion pour Dante, en particulier pour L’Enfer. Hugo a, en effet, composé, en 1836, un poème intitulé "Après une lecture de Dante" (Les Voix intérieures, XXVII), et Rodin, à partir de 1880, travaille à sa Porte de l’Enfer, largement inspirée par le poète florentin. En 1902, Edward Steichen asocie les trois noms en photographiant Rodin face au Penseur, et devant le Monument à Victor Hugo. Dans cette image, résultant du montage de deux négatifs, les profils à contre-jour de Rodin et du Penseur, dans sa version agrandie, se font face, réunis autour de la figure baignée de lumière du poète. (cf. Site du musée Rodin)

 

Après la mort de Victor Hugo en 1885, il fut question de lui élever un monument au Panthéon faisant pendant à celui dédié à Mirabeau et réalisé par Injalbert. C’est à Rodin que revint la commande en 1889.

Il choisit de représenter le Victor Hugo de l’exil, assis au bord des rochers de Guernesey, le bras tendu comme pour calmer les flots, image du poète méditant, mais aussi du défenseur des libertés républicaines. Le premier projet « qui manque de clarté et dont la silhouette est confuse » fut refusé à l’unanimité. En 1891, le directeur des Beaux-Arts le destina alors à un autre emplacement. Il prit finalement place dans les jardins du Palais Royal. À partir de 1890, Rodin travailla donc simultanément à deux projets, le premier, représentant Victor Hugo assis, le second, destiné au Panthéon, dans lequel le poète apparaît debout. Il représente Victor Hugo nu, sans artifice ni idéalisation comme il était coutume de le faire pour les grands hommes. Et c’est un corps marqué par le temps que Rodin modela, ce qui ne manqua pas de choquer ses contemporains.

Victor Hugo assis fut exposé en plâtre au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts de 1897, avec les deux muses inspiratrices, La Muse tragique et La Méditation ou Voix intérieure, qui accompagnaient déjà le poète dans les premières esquisses, mais qui ont disparu dans la version finale en marbre.

Buste héroïque

 Oeuvre exposée à la Maison Victor Hugo (cf. parcours Maison Victor Hugo)

Buste Rodin

 

Victor Hugo, buste héroïque

Rodin

Bronze (fonte Alexis Rudier) - 1902 (2), 1908

83 x 56 x 65 cm

 

Trop fatigué, Hugo refusa de poser pour Rodin mais celui-ci réussit en 1883 à dérober des croquis sur le vif. A partir de ces dessins, il réalisa un premier buste, puis des gravures. Autour d’une réflexion pour des projets de monuments, le sculpteur développe un long processus créatif dont ce buste héroïque est l’aboutissement. Choisissant d’incliner le visage pour accentuer le caractère dramatique, il donne l’image du poète penché sur l’infini de sa méditation. Le plâtre fut présenté au Salon de 1902, au sommet d’une colonne, puis confié l’année suivante au musée pour son inauguration, dans l’attente de la fonte du bronze commandée par Paul Meurice qui ne sera réalisée qu’en 1908.

 Fiche oeuvre : http://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/fr/oeuvre/victor-hugo-buste-heroique

Croquis sur site

Croquis d'élèves de Cm1 de l'école Jean Monet de Clamart :

Hugo (3)

Hugo (1)

Hugo (5)