Formations littéraires

CPGE litt ill

1re année : deux classes de lettres supérieures (+ option arts plastiques)
2e année : une classe de première supérieure « classique » (préparation du concours A/L de l’ENS Ulm, avec options lettres classiques, lettres modernes, philosophie et histoire de l’art) et une classe de première supérieure « moderne » (préparation du concours de l’ENS LSH Lyon, avec options lettres modernes, philosophie, anglais, histoire-géographie et histoire de l’art

>> plaquette A/L 2020

Présentation


Les classes préparatoires littéraires du lycée sont très anciennes. En fait, dès le XIXe siècle, le lycée était de ceux où se pratiquait la « vétérance de rhétorique » : les meilleurs bacheliers revenaient en classe de première (alors appelée « rhétorique ») et ces « vétérans » y pratiquaient des exercices plus difficiles que ceux que l’on donnait aux « nouveaux » (c’est le régime que connut Vallès, sous la Seconde République). A la fin du XIXe siècle, devant les désordres engendrés par la cohabitation de deux publics très différents, on créa pour les « vétérans » une classe spécifique, appelée « rhétorique supérieure ». C’est cette classe qui est devenue en 1902 la classe de « première supérieure ». Le concours étant impossible à préparer en un an, on fit précéder la khâgne d’une autre classe, baptisée hypokhâgne. Longtemps, le lycée n’eut qu’une filière d’hypokhâgne et khâgne, dite « classique » et qui ne préparait qu’à l’ENS de la rue d’Ulm. Au début de la décennie 1970, on ouvrit une hypokhâgne et une khâgne dites « modernes » pour la préparation du concours des ENS de Saint-Cloud et de Fontenay (actuelle ENS-LSH de Lyon). Aujourd’hui, la classe de khâgne moderne prépare également au concours option anglais de l’ENS de Cachan. L’hypokhâgne et les deux classes de khâgne offrent l’option rare « histoire de l’art » commune à Ulm et à l’ENS-LSH.

>> À lire sur la réforme des prépas littéraires

Ces deux classes ont eu leur lot de célébrités : parmi les enseignants, Paul Desjardins, Maurice Crouzet, Ferdinand Alquié, Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty, Jean Beaufret, Serge Boucheron. Parmi les élèves, Jules Romains, Raymond Aron, Claude Lévi-Strauss, Albert Lautman, Roland Mousnier, René Rémond, Alfred Grosser, Jean Leduc, François Fédier, Jean-Luc Marion, François Hinard, Monique Canto-Sperber, Jean-François Louette, François Dufay, Bruce Begout.

Les résultats des deux khâgnes sont régulièrement excellents, avec 12 admis au concours A/L de l’ENS Ulm au cours des cinq dernières années (2011-2015), et 37 admis au concours de l’ENS LSH, auxquels il convient d’ajouter les nombreux admis aux concours des plus grandes écoles de commerce (6 admis au sein des seules écoles du « Top 6 » en 2015), à Sciences Po Paris (6 élèves admis en Master en 2015), ainsi qu’à l’ESIT ou au CELSA.

De plus en plus nombreux sont par ailleurs nos anciens élèves qui poursuivent leurs études à l’étranger, par le biais des bourses Erasmus –ou, mieux, en passant les examens d’entrée à Oxford et à Cambridge.

Après leur passage en khâgne, une part de nos anciens élèves deviennent professeurs (généralement agrégés, car les ex-khâgneux de Condorcet remportent généralement de très beaux succès à l’agrégation, en anglais, lettres, philosophie ou histoire) et plusieurs enseignent dans l’enseignement supérieur. D’autres optent pour les métiers de la création et de la conservation artistique (c’est notamment le cas des historiens de l’art), les de la presse et de l’édition, les postes de DRH des grandes entreprises et la haute fonction publique (via Sciences Po) – mais on trouve aussi parmi les plus récents élèves une collaboratrice du maire de Paris, un producteur de cinéma, plusieurs acteurs, un romancier et un prêtre catholique. D’autres encore optent pour une carrière d’avocat (les normaliens peuvent suivre un cursus de droit à l’ENS). Au bout du compte, l’hypokhâgne et la khâgne de Condorcet semblent offrir une assez bonne assurance contre le chômage intellectuel.

C’est que le travail accompli dans nos classes, axé sur les difficiles concours de Normale Sup, est un travail de fond. Nous ne demandons pas à nos élèves de tout savoir au lendemain du baccalauréat. Nous leur demandons seulement de conjuguer l’humilité et la persévérance, d’accepter la critique, de travailler régulièrement, de combler leurs lacunes dans toutes les disciplines. Nous leur demandons de lire, non pas d’une manière désordonnée et impressionniste mais méthodiquement, en prenant des notes, en s’efforçant de retenir une démonstration, une formule, un exemple. Nous leur demandons de faire des travaux d’écriture, d’améliorer la précision de leur langue, la rigueur de leurs raisonnements, l’acuité de leur esprit critique. La plupart progressent – et certains d’une manière tout à fait spectaculaire, ce qui suffit à justifier nos efforts. D’ailleurs, cette atmosphère de travail intense (pour les professeurs comme pour les élèves !) n’est pas pour autant austère ou triste. Les camaraderies sont fortes, entre élèves d’origines très diverses : certains étaient déjà à Condorcet en terminale, d’autres viennent de différents lycées parisiens, de banlieue, de province, des DOM-TOM, ou enfin de l’étranger. Les professeurs sont constamment accessibles, prêts à donner des explications, à dispenser des conseils, à écouter. Les activités extrascolaires sont abondantes, qu’il s’agisse de théâtre, de peinture, de cinéma ou de musique. Et le lycée, qui compte moins de mille élèves, est vraiment à l’échelle humaine.

Bibliographie CPGE littéraires 2020

Lectures d'été


Khâgne classique

Khâgne classique

on 3/6/20 at 3:55 PM

En khâgne, le travail d’acquisition est à la fois plus approfondi et moins libre qu’en hypokhâgne dans la mesure où les programmes sont définis et fixés par les deux écoles normales supérieures. Ce programme, pour le cours commun, qui regroupe tous les étudiants, est constitué par trois « axes » ou « questions ».


Hypokhâgne

Hypokhâgne

on 11/28/19 at 2:51 PM

Le lycée Condorcet propose deux classes indifférenciées de lettres supérieures (ou hypokhâgnes) qui conduisent aux deux classes de première supérieure (khâgne classique et khâgne moderne).


Khâgne moderne

Khâgne moderne

on 11/27/19 at 6:27 PM

En khâgne, le travail d’acquisition est à la fois plus approfondi et moins libre qu’en hypokhâgne dans la mesure où les programmes sont définis et fixés par les deux écoles normales supérieures. Ce programme, pour le cours commun, qui regroupe tous les étudiants, est constitué par trois « axes » ou « questions ».


Régimes des études

Régimes des études

on 11/26/19 at 3:04 PM

Régime des études, logements étudiants, bourses et sécurité sociale.