Hypokhâgne

CPGE hypokhagne ill

Le lycée Condorcet propose deux classes indifférenciées de lettres supérieures (ou hypokhâgnes) qui conduisent aux deux classes de première supérieure (khâgne classique et khâgne moderne).

Les élèves entrant en hypokhâgne devront montrer une réelle capacité de travail et une bonne maîtrise méthodologique.

Il leur sera demandé notamment :

  • d’avoir acquis des connaissances et des compétences solides en première et en terminale ;
  • de manier la langue française avec aisance à l’écrit comme à l’oral ;
  • d’avoir un goût affirmé pour la lecture, l’écriture, l’étude et la pensée ;
  • d’être performant en langues vivantes ;
  • d’avoir de la curiosité intellectuelle ;
  • de s’engager à être assidus et ponctuels.


Les horaires en hypokhâgne sont les suivants :

horaire-litteraires

Enseignements obligatoire Horaire
Français 5 h
Philosophie 4 h
Histoire 5 h

LvA (anglais, allemand, espagnol ou autre langue enseignée dans un autre établissement parisien)

4 h

LvB (anglais, allemand, espagnol ou autre langue enseignée dans un autre établissement parisien)

2 h
Langue Ancienne (Grec ou Latin, débutant ou confirmé) 2 h
Géographie 2 h
Education Physique et Sportive 2 h
Enseignements optionnels *
Horaire
Latin (confirmés ou débutants) 2 h
Grec (confirmés ou débutants) 2 h
Histoires des Arts 4 h
LvB (Allemand, Anglais, Espagnol) 2 h
Géographie 2 h

Cette année est déterminante ; les cours visent à doter les élèves d’une solide culture générale. Cette formation s’articule autour de deux axes : les enseignements de tronc commun et les options choisies en fonction du projet de chacun.

A Condorcet, la LvB comprend 4 heures d'enseignement.

À l’issue des classes de première année, le conseil de classe, présidé par le chef d’établissement, prononce l’admission en seconde année préparatoire classique ou moderne.

L’hypokhâgne ne se redouble pas.

Les cours de tronc commun

Lettres

En hypokhâgne, le cours de lettres s’inscrit dans une formation pluridisciplinaire et prend sens pour l’étudiant en synergie avec les cours de philosophie, de langue ou d’histoire. La littérature toutefois, au carrefour de ces disciplines, a la particularité d’être à la fois art du langage et expression d’une pensée, d’être solidaire d’une histoire des idées et d’une représentation des formes. Elle propose des idées, une représentation complexe susceptible d’appeler réflexion, esprit critique et émotion. Invitation au cheminement, plus que leçon donnée, elle a un rôle central à jouer dans la formation intellectuelle, morale et sensible de ces jeunes esprits, leur fournissant en particulier les formes essentielles à partir desquelles ils appréhenderont la complexité du monde. Elle concerne, à ce titre, spécialistes et non-spécialistes dont la culture constituée dans ces classes sera un atout majeur.

Le cours de lettres s’appuie sur un essentiel travail des textes, demandant un certain nombre de lectures aux étudiants, l’idée centrale étant de constituer un bagage culturel suffisamment large et précis pour permettre une pensée globale du champ littéraire : romans, recueils de poèmes, pièces de théâtre, essais… Le programme de l’hypokhâgne est laissé à la discrétion du professeur, qui généralement puise dans les classiques et les grands textes, ne s’interdisant bien sûr pas des incursions dans les littératures antiques, étrangères, ou les autres arts (cinéma, peinture…). Ce travail des textes nourrit un apprentissage essentiel des exercices d’écrit : apprentissage de la dissertation, exercice de base de l’enseignement supérieur en France, qui est décisif dans la maîtrise des procédés de l’argumentation, de la correction de la langue, de la soumission à un sujet donné. Le commentaire, et/ou l’explication de texte, accompagnent et complètent ce travail d’écrit et d’oral, permettant une première approche de la lecture critique des textes littéraires, testant la pertinence de la compréhension, l’aisance de l’explication.

La classe d’hypokhâgne est le lieu premier et essentiel de la formation d’une culture, la rencontre pour les élèves de ceux que René Char appelait « les grands astreignants », auteurs, pensées, poussant à une plus haute exigence, à une appréhension plus juste, informée, du monde, qui se fait dans un compagnonnage étroit avec le professeur.

Philosophie

Les élèves d’hypokhâgne suivent quatre heures de philosophie hebdomadaires. Le travail en classe prépare à l’exercice de la dissertation. Pendant l’année, chaque élève passera en outre trois oraux d’une demi-heure chacun.

Le travail en hypokhâgne est d’une toute autre nature qu’en terminale, d’abord parce que l’on va y être d’une précision sur les thèses philosophiques beaucoup plus grande, demandant non plus seulement de les connaître et de les restituer, comme en Terminale, mais de comprendre avec précision l’argumentation qui les soutient, et de pouvoir réfléchir le raisonnement qui les a établies. L’élève y apprendra la patience du concept ! – car loin de traverser des notions ou l’histoire des idées, le professeur prendra le temps de s’y arrêter et d’analyser de façon détaillée et réfléchie les auteurs philosophiques choisis. Par ailleurs le cours ne constitue qu’une infime partie du travail de l’élève qui devra lire, seul, les auteurs proposés dans une bibliographie qui s’étoffera progressivement. L’apprentissage de cette lecture autonome, à laquelle les élèves ne sont certes pas habitués, est un grand acquis de l’année d’hypokhâgne : les élèves y apprendront qu’il ne s’agit pas de « ficher » et synthétiser les grandes thèses d’un auteur, mais de comprendre ses arguments, d’analyser comment ceux-ci soutiennent et démontrent une thèse, et comment celle-ci, ainsi, répond à une problématique. Savoir formuler celle-ci fait partie aussi des apprentissages essentiels.

Tout cela leur permettra de comprendre véritablement ce qu’exige la dissertation en classe préparatoire : identifier une problématique philosophique à partir de l’analyse d’un sujet et la traiter dans une réflexion libre, car elle est menée par l’élève qui la construit, mais toute nourrie des arguments raisonnés des auteurs travaillés, et des vérités qu’ils ont ainsi établies. L’élève en hypokhâgne ne devra plus travailler ces auteurs comme autant de doctrines, et il est loin de s’agir pour lui d’acquérir une culture philosophique sur l’histoire des idées : il ne s’agit pas de savoir, mais de réfléchir, ou plutôt de savoir pour réfléchir, de savoir réfléchir, sur la réalité du monde et de la vérité – ce qui ne s’apprend qu’avec la lecture des textes philosophiques à quoi prépare le cours. Il fera ainsi l’expérience du caractère très concret des vérités philosophiques, et donnera sens à l’abstraction qu’on lui prête.

Histoire

L’histoire en hypokhâgne constitue une discipline nouvelle pour les étudiants, qui découvrent de nouvelles périodes, de nouveaux thèmes, de nouvelles méthodes de travail fondées sur l’approche bibliographique des sujets de dissertation et le commentaire de documents. Il s’agit de doter les étudiants d’une culture générale historique mais aussi des règles de la méthode historique qu’ils devront savoir mobiliser dans toutes les autres disciplines s’ils veulent penser et écrire avec rigueur et exactitude.

En première année, les professeurs sont libres de l’organisation de leur enseignement pourvu qu’il couvre au moins trois des quatre périodes canoniques (histoire ancienne, histoire médiévale, histoire moderne, histoire contemporaine). Il s’agit à la fois d’initier les étudiants à de nouvelles thématiques, à de nouvelles exigences d’approfondissement, aux méthodes de production du savoir historique et aux débats historiographiques ainsi qu’à la pluralité des approches (histoire politique, culturelle, sociale, économique, religieuse…). Un travail régulier de lecture est demandé aux étudiants.

Des exercices oraux spécifiques d’une durée de 30 minutes (avec une heure de préparation) – les « colles » ou « khôlles » – ont lieu une fois par trimestre. Ils préparent aux oraux des ENS et constituent un moment privilégié de dialogue entre enseignants et étudiants pour apporter des conseils de méthode, d’expression et de présentation de la pensée.

Géographie

Les hypokhâgnes étant indifférenciées, tous les élèves suivent un enseignement de géographie de deux heures hebdomadaires.

Les circulaires officielles fixent de grandes orientations plutôt qu’un programme précis à caractère contraignant, de sorte que les thèmes abordés peuvent différer d’un établissement à l’autre : ainsi au lycée Condorcet, les professeurs choisissent des thèmes variés selon les années mais toujours larges, visant avant tout à initier les élèves à des approches et des modes de raisonnement directement issus de la géographie universitaire, sans avoir pour objectif prioritaire de former de futurs spécialistes.

Les interrogations individuelles (« colles ») permettent aux élèves, une fois par trimestre, d’aborder des sujets plus circonscrits, mais aussi et surtout de bénéficier de conseils méthodologiques personnalisés.

Les élèves qui le souhaitent peuvent ajouter à cet enseignement commun deux heures optionnelles, ouvertes à tous sauf aux élèves qui suivent déjà l’enseignement d’histoire de l’art. Ces heures sont en partie consacrées à des études de documents, sous une forme interactive facilitée par l’effectif plus réduit, et sont principalement (mais non exclusivement) destinées aux élèves qui envisagent des études ultérieures de géographie et d’histoire.

Latin & grec

L’enseignement de langues anciennes est l’occasion, pour tous les élèves d’hypokhâgne, d’approfondir leur connaissance d’une Littérature sophistiquée, variée, plaisante, qui a profondément influencé la pensée européenne dans tous les domaines. Pour comprendre ces textes, il est nécessaire de se familiariser avec les différents aspects de la civilisation gréco-romaine, et le dialogue est permanent entre approches textuelles et civilisationnelles. Le projet de cet enseignement est de revenir aux sources, c’est-à-dire aux textes originaux, ce qui suppose de maîtriser les subtilités d’une grammaire à la fois étrangère et familière puisqu’elle a modelé toutes les structures de la langue française telle que nous la pratiquons aujourd’hui.

Les langues anciennes, latin et grec, sont enseignées à Condorcet par groupes de niveau (débutants ou confirmés). L’enseignement est de 4 heures par semaine, auxquelles s’ajoute 1 heure hebdomadaire de culture antique qui permet d’entrecroiser plus étroitement les deux civilisations antiques autour d’un thème différent chaque année et fixé par les programmes des ENS (le corps, la guerre, la famille, le temps, etc.)

Langues vivantes

En lettres supérieures (classe également appelée « hypokhâgne »), les élèves bénéficient de huit heures de cours hebdomadaires de langue s’ils choisissent de conserver deux langues vivantes: quatre heures en LVA (allemand, espagnol ou anglais) et quatre heures en LVB (allemand, espagnol ou anglais).

Il s’agit en deux ans, voire trois ans pour les « cubes » (ceux qui feront deux années de khâgne), de se hisser au niveau des concours de la BEL, banque d’épreuves communes aux Écoles normales supérieures (Ulm, Lyon et Cachan). Pour ce faire, un travail régulier et intense est indispensable durant ces années, mêlant étude de la langue et de la littérature et exigeant engagement personnel et réflexion approfondie. Comme dans toute classe préparatoire, les élèves se rendront vite compte que si la langue demeure la même, les exercices n’ont rien à voir avec ceux pratiqués au lycée et un investissement conséquent est donc indispensable afin de faire face aux nouvelles exigences.

Travail

En l’absence de programme, la classe de lettres supérieures laisse une grande liberté aux professeurs : le travail est non seulement centré sur la langue, mais également sur la littérature et la civilisation.

Voici à titre indicatif quelques axes de travail :

consolidation et acquisitions lexicales et grammaticales
analyse d’œuvres littéraires (extraits ou œuvres complètes) : explication de texte et commentaire composé
entraînement à la traduction (version et thème)
notions de civilisation
Evaluation

Un travail personnel régulier et soutenu est exigé tout au long de l’année, évalué régulièrement à l’écrit sous la forme de devoirs sur table et de devoirs-maison.

Un concours blanc est organisé chaque semestre sur une semaine et inclut des épreuves de chaque matière. Au premier semestre, l’épreuve de langue est de 4 heures et selon la langue et le contenu des cours, peut prendre la forme d’un exercice de traduction accompagné ou non d’une analyse de texte. L’épreuve du second semestre est de 6 heures et consiste en une version (notée sur 10) et un commentaire en langue vivante étrangère d’un extrait d’une œuvre du dix-neuvième au vingt-et-unième siècle (noté sur 10), selon le format de l’épreuve de la BEL.

A l’oral les élèves passent trois colles (entraînements oraux) dans l’année, qui s’ajoutent à l’entraînement régulier à l’oral en cours.

Espagnol LVA et LVB

Que vous ayez été inscrit jusqu’à présent en « Espagnol LVA », « LVB » ou « LVC », vous pouvez, à la rentrée de septembre, choisir l’espagnol en LVA ou en LVB, selon vos projets et votre niveau. A horaire égal, la quantité et la qualité du travail exigé y sont identiques. Le groupe de LVA est réduit (moins de 20 élèves), les progrès et l’aide personnalisée sont donc facilités. Il n’est pas nécessaire d’être hispanophone pour faire le choix de l’espagnol LVA : un travail rigoureux et approfondi, des lectures en français et en espagnol permettent d’aborder sereinement les épreuves des concours.

L’année sera consacrée à la découverte et l’étude de textes et d’auteurs espagnols et américains, à l’approfondissement de grandes questions de la civilisation et de la culture hispaniques, ainsi qu’à la pratique de la traduction (version et thème). Il s’agit d’un enseignement de quatre heures hebdomadaires (LvA et LvB).

Afin de mieux vous préparer au travail qui vous sera demandé en hypokhâgne, je vous engage à profiter de l´été pour lire, en espagnol ou en version bilingue, des romans, pièces de théâtre, de la poésie, la presse hispanophone. Au fil de vos lectures, je vous conseille d’établir des fiches où vous noterez du lexique, des citations, des mots inconnus, des structures idiomatiques… susceptibles d’être réutilisés lors de travaux écrits et/ou oraux.

A titre indicatif, pour l’année 2018-2019, les hypokhâgneux ont travaillé sur le Don Quichotte de CERVANTES (version modernisée de Andrés Trapiello) et sur Ficciones de Jorge Luis BORGES pour l’année 2019-2020

Un témoignage de deux anciens élèves (khâgneux en 2018-2019 au lycée Condorcet):
« L’un des avantages majeurs du choix de l’espagnol LV1 réside bien sûr dans la richesse de la culture hispanique: l’étude d’auteurs aussi importants que Borges ou Cervantes est toujours passionnante et utile, et permet de se distinguer dans d’autres disciplines comme la littérature ou la philosophie. Par ailleurs, étudier l’espagnol en prépa est un choix judicieux lorsqu’on est latiniste. Il s’agit en effet d’une langue latine, et la maîtriser peut faire progresser en latin (souvent la bête noire des élèves de prépa) et vice-versa. C’est en partie grâce à l’espagnol que l’un de nous à pu réussir l’épreuve de thème latin au concours l’an dernier... même si la diversité géographique et culturelle du monde hispanophone peut « faire peur », il faut savoir que le jury n’attend pas des candidats une connaissance exhaustive, par exemple, de l'histoire politique latino-américaine. Il s’agit surtout de maîtriser les points de civilisation incontournables -souvent abordés au fil des textes- qui sont aussi des thèmes littéraires récurrents. L'essentiel demeure la sensibilité au texte littéraire, et la capacité à s’exprimer de manière correcte et claire. Pour cela, il n’est pas du tout nécessaire d’être bilingue: on progresse nettement au cours de l’année d’hypokhâgne, puis de khâgne. Les effectifs généralement réduits permettent de prendre la parole pour s’exercer à lire, à traduire et à commenter des textes: il faut saisir ces occasions, car la motivation à parler -même si c’est parfois d’un exercice difficile- est un élément clé de la réussite au concours, pour une langue où l'accentuation joue un rôle essentiel. Il est ainsi possible d’obtenir des notes assez hautes au concours, d’autant plus que relativement peu de candidats présentent l’espagnol LV1 aux concours. Nous avons eu 18 et 17 à l’écrit, ainsi que 19 et 16 à l’oral, notes qui sont largement au-dessus des barres standard d'admissibilité et d’admission. » Camille B et Vladimir (ENS ULM)

 

Anglais LvA

L’année de lettres supérieures ou hypokhâgne est une année capitale dans toutes les matières mais plus particulièrement en langue vivante car si la langue et les compétences restent les mêmes que dans le secondaire, les outils d’étude changent et se complexifient: non seulement le travail sur la langue s’intensifie par un enrichissement grammatical et lexical et l’apprentissage des techniques de traduction, mais l’étude approfondie de la littérature et des procédés narratifs est abordée afin de préparer les élèves à l’épreuve de tronc commun du concours d’entrée à l’École normale supérieure qui consiste en un commentaire de texte et une version.

Les 4 heures de cours hebdomadaires se divisent généralement en 2 heures de travail sur la langue et 2 heures d’étude de la littérature.

Anglais LVB

Choisir de poursuivre l’étude de l’anglais LvB en classe de Lettres Supérieures, c’est décider d’approfondir une langue en l’abordant sous des angles différents de ceux du secondaire, par le biais de la littérature et de la civilisation tout en continuant d’améliorer sa maîtrise de la langue elle-même.

Les 4 heures hebdomadaires se divisent généralement en 2 heures de travail sur la langue et 2 heures d’étude de la littérature ou de la civilisation.   

Comme en LvA, le travail sur la langue se fonde sur un programme de consolidation et d’acquisition lexicales et grammaticales sous forme d’exercices et de thèmes grammaticaux auxquels s’ajoute un entraînement à la traduction. L’approche de la littérature se fait par le biais de l’étude d’extraits d’œuvres et d’une œuvre complète.

Ce travail est évalué tout au long de l’année essentiellement par des devoirs sur table ainsi qu’un concours blanc par semestre. Le premier prend généralement la forme d’une version tandis que le second est un commentaire de texte littéraire. Les élèves passent également trois colles (entraînement individuel à l’oral) dans l’année dont le contenu est en lien direct avec le travail sur la langue au 1er semestre et l’étude de l’œuvre faite en cours et de textes littéraires au 2nd semestre.

Pour les élèves ayant l’intention de passer les épreuves de la BCE  menant aux écoles de commerce, l’étude d’une seconde langue est essentielle dans leur parcours, d’autant plus que l’anglais est obligatoire à l’entrée de la plupart des écoles de commerce.

 

Allemand LVA et LVB

L’étude de l’allemand en classe préparatoire littéraire obéit à un objectif double : d’une part consolider et d’élargir les connaissances lexicales et la maîtrise grammaticale, car il n’est pas rare d’arriver en hypokhâgne avec certaines lacunes ; d’autre part acquérir les méthodes spécifiques de l’étude de la littérature et la civilisation des pays germanophones.

En début d’hypokhâgne, le choix de poursuivre l’allemand en LVA ou en LVB doit avant tout être dicté par vos goûts et vos projets – que vous ayez été inscrit en LVA ou LVB dans le secondaire n’est pas décisif. L’horaire hebdomadaire est le même (quatre heures) et le travail soutenu et régulier demandé en hypokhâgne permet dans les deux cas une progression rapide. La différence consiste surtout dans la nature des documents et des exercices abordés afin d’aborder sereinement les épreuves de concours à l’issue de l’année de khâgne.

Allemand LVA

En allemand LVA, l’accent est mis sur l’étude de textes littéraires par deux biais différents : d’une part sous forme d’extraits en vue de l’épreuve écrite de commentaire-version du concours de la BEL ; d’autre part par la lecture d’une œuvre complète au cours du second semestre, par exemple Draußen vor der Tür de Wolfgang Borchert ou Die Dreigroschenoper (L’Opéra de quat’sous) de Bertolt Brecht.

Pour aborder ces exercices exigeants, gagner en rapidité de lecture et rédiger avec aisance, la consolidation linguistique (vocabulaire et révisions de grammaire) est une priorité à laquelle nous nous attachons avec rigueur et constance dès le début de l’année par des révisions ciblées, mais aussi l’entraînement à la traduction (version et thème).

Enfin, une revue de presse hebdomadaire permet de ne pas laisser de côté les grands thèmes de l’actualité des pays germanophones.

Les effectifs de LVA, toujours réduits (10 à 15 élèves), permettent un encadrement au plus près des besoins des élèves. Le choix de l’allemand en LVA peut en outre être une stratégie intéressante en vue du concours, où les candidats germanistes sont moins nombreux. Les élèves épris de littérature et résolus à fournir un travail conséquent pour en finir avec leurs lacunes linguistiques et atteindre des objectifs ambitieux sont donc les bienvenus en cours de LVA.

Allemand LVB

Les documents et thématiques étudiés en allemand LVB sont directement liés aux enjeux contemporains des pays germanophones. Le cœur du travail repose sur l’étude de points d’histoire et de civilisation, la lecture de textes littéraires des 20e et 21e siècles et la pratique très régulière de la presse grâce à la revue de presse hebdomadaire et à l’exercice du commentaire.

Les objectifs étant ambitieux, la consolidation linguistique est également nécessaire : des révisions grammaticales ciblées, l’enrichissement lexical systématique, mais aussi la pratique

Option Histoire des Arts

L ’antériorité de cours d’histoire de l’art n’est pas une condition exclusive pour intégrer cette option. Elle est ouverte à tout élève pour qui les Arts sont un choix nécessaire et exigeant, en sachant que les effectifs sont contraints.

L’horaire de l’option se distribue en hypokhâgne  sur quatre heures et en khâgne sur 5 heures.

Si le programme en hypokhâgne d’histoire et théorie des arts reste généraliste, s’essayant à couvrir la période s’inscrivant du « Moyen- Âge à nos jours » à travers des thématiques, investiguant ce qui concerne la muséographie, le marché de l’art et les manières d’analyse des œuvres, celui de la classe supérieure se concentre sur les thèmes à étudier pour le concours de l’ENS Ulm ou Lyon.

L’emplacement idéal du lycée Condorcet permet les déplacements rapides dans toutes les expositions et musées qui permettent de voir les œuvres in situ dans les meilleures conditions. Ces visites sont une composante essentielle dans le travail d’apprentissage en histoire de l’art.

A cet égard de nombreux voyages sont effectués à l’étranger au regard des programmes proposés. Londres, Barcelone, Amsterdam,  Venise ...